Runaway de Del Shannon

Runaway de Del Shannon

13 septembre 2022 0 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 5 minutes
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Del Shannon décroche un hit mondial avec sa chanson « Runaway », sortie en 1961.

J’ai d’abord connu cette chanson via l’adaptation en Français par Dave (Vanina). Et la version originelle grâce au film American Graffiti.

Allez, j’t’emmène faire un tour chez Del, du côté de chez Dave (mais pas de Swann) et d’Elvis, en passant par Chuck Berry et même en effectuant un crochet par la plage avec The Beach Boys.


Sommaire :


1- La chanson
Le premier titre de rock’n’roll qui met en valeur un instrument électronique.
I’m pickin’ up good vibrations

2- American Graffiti & sa B.O.F.
Tu ne connais pas le film American Graffiti ? Mon Dieu… Je répare cela.

3- L’adaptation en Français
Par notre Dave national, celui-là même qui kiffe tant l’Édam.

4- Bonus track
By the King. Who else?!

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1- Runaway de Del Shannon | La chanson


– Source : Youtube | Del Shannon / Runaway –

Un riff de guitare de Del Shannon, le piano de Max Crook qui en profite pour placer un p’tit coup de Musitron (un Clavioline bricolé par ses soins).

Et là, c’est une première dans l’histoire du rock’n’roll. Pas de la musique en général, car d’autres artistes non-rockers ont déjà utilisé cet instrument.

Peut-être que sans l’audace de Del Shannon et Max Crook, il n’y aurait pas eu le Good Vibrations des Beach Boys. Et ça aurait été bien dommage.

Et sans l’insistance de Brian Wilson & Co pour avoir un instrument qui permette de jouer ce titre sur scène, il n’y aurait peut-être pas eu le Minimoog. Mon Dieu, quelle perte cela aurait été…

– Source : Youtube | The Beach Boys / Good Vibrations –

Je ne vais pas rédiger un long « De quoi qu’ça cause ».

Runaway – qui est un raccourci du titre d’origine : « My Little Runaway », c’est l’histoire d’un p’tit gars amoureux dont la belle a pris la poudre d’escampette. À la manière d’une Agnes (ou Hermīne, ça reste confus) qui quitta jadis le pauvre Edward, le laissant seul et désespéré

La vilaine

J’ai mis une photo d’une dame qui chouine, alors qu’en fait, c’est Del qui chouine (normalement). C’est un genre de catharsis, en hommage aux nombreux cœurs masculins brisés.

Parce que oui, nous les amateurs de barbecue et adeptes du modèle patriarcal, ben nous avons un cœur et qu’il est (au moins) aussi fragile que le vôtre, Mesdames.


Concernant les instruments de musique électroniques, cela fera l’objet d’un autre article (un de ces jours…), mais il s’avère que leur utilisation remonte presque au début du XXème siècle, avec notamment l’invention du Thérémine, et que les premiers à utiliser ce type d’instruments furent des adeptes de musique dite classique (sous l’impulsion de son inventeur et de son premier « fan » : un certain Lénine).


2- American Graffiti & sa B.O.F.


Comment cela, tu n’as jamais vu le film American Graffiti ?!

American Graffiti, c’est le second film de George Lucas. Oui, Monsieur Star Wars, lui-même.

Le casting est assez éblouissant, et regorge d’acteurs & actrices qui ont eu des carrières pas dégueux, notamment Ron Howard (qui enfilera le costard de Richie Cunningham l’année suivante dans la mythique série Happy Days – le film ayant quasiment servi de kick-off à ladite série, puis enchaînera sur une carrière à succès en tant que réalisateur), Richard Dreyfuss (avec sa filmographie longue comme le bras et parsemée de gros succès) et Harisson Ford (qui a obtenu quelques succès d’estime au cinéma par la suite :p) pour ne citer qu’eux.

Oui, je ne cite que des acteurs, aucune actrice, parce qu’j’suis rien qu’un macho adepte du barbecue.
Blague à part, disons que si plusieurs actrices ont connu des carrières parfois longues – et toujours très honorables – là je te cause de superstars. Qui kiffent les barbecues, j’parie.

Quand j’ai vu ce film pour la première fois et que j’ai entendu Runaway, je me suis dit « oh, ils ont copié Vanina ». Je devais avoir 16 ou 17 ans, ne te moque pas de ma candeur (steuplé).


Un extrait pour le plaisir, avec Chuck Berry, l’un des godfathers du rock’n’roll :

– Source : Youtube | Chuck Berry / Johnny B. Goode (extrait de la B.O.F. d’American Graffiti) –

Si tu kiffes la culture US des années 1960, la musique rock des pionniers et les hot rods et autres vieilles voitures états-uniennes, regarde American Graffiti. Couche les enfants, débranche ton téléphone (comment ça un mobile ça ne se débranche pas, ça s’éteint ?) et monte le son !


3- Vanina de Dave | L’adaptation en Français


Eh oui, c’est notre Dave national qui s’est collé au difficile exercice de l’adaptation en Français d’une chanson anglo-saxonne avec des exigences vocales élevées.

– Source : Youtube | Dave / Vanina –

Dave était en ce temps-là en pleine période d’adaptation en Français de succès anglo-saxons, précisément. Avec la complicité du parolier Patrick Loiseau, devenu depuis son mari.
Leur coup d’essai fut l’adaptation en Français de « Sugar Baby Love » des Rubettes, devenu pour l’occasion « Ce serait trop beau ».

Alors forcément, je connais la chanson (oh oh), souvent, quand tu parles de Dave et plus généralement de variétés (le truc qu’on appelle musique pop quand c’est en Anglois), ça ricane dans les chaumières.
Moi je ne ricane pas, je kiffe Dave.

Parce que Dave, c’est une voix assez exceptionnelle, et grâce à sa complicité (depuis 1971) avec Patrick Loiseau, un chanteur néerlandais francophone et francophile qui a su rendre hommage à notre belle langue.

Par exemple :

« Mais quand l’amour prend ses distances
Un seul être vous manque
Et tout est dépeuplé
»

Paf ! Un p’tit extrait du poème « L’Isolement » d’Alphonse de Lamartine (un voisin – enfin presque ; il a habité à 10 bornes de chez moi – ça c’est juste pour te dire qu’il y a du gratin près de la maison, même si le Dauphiné c’est un peu plus loin).

Dave, c’est fait.

Maintenant, passons à un cover – donc en VO – par le plus beau, le plus grand, l’éternel, le King himself.


4- Bonus track | Runaway de Del Shannon : la version du King Elvis


– Source : Youtube | Elvis Presley / Runaway (cover Del Shannon) –

Cette version de Runaway par Elvis Presley fait partie des nombreuses chansons que le King a interprétées sans pour autant les enregistrer*.
La chanson est toutefois présente sur l’album live On Stage.

* c’est également mon cas, mais me concernant, c’est par respect pour la musique.

À ma connaissance, cet extrait est issu de la série de concerts donnée par Elvis à L’Hôtel International de Las Vegas en 1969 (d’autres séquences Youtube avec des montages vidéos issus des concerts de 1970 – avec son costume blanc – laissent supposer qu’il l’a interprétée en 1970, ce qui après vérification ne semble pas être le cas).

(Source : https://www.setlist.fm/venue/international-hotel-las-vegas-nv-usa-53d623c9.html)

Fin’ bref, c’est le King, et comme dirait George (qui n’est pas roi) « Who else?».

Alors qui d’autre : pas mal de monde, mais les aut’s, j’m’en fous.


Voilà mes chéris, un autre tour dans le grenier à chansons s’achève ainsi, et nous rappelle une fois encore que l’histoire de la musique est faite de connexions, d’avancées plus progressives que certains ne le laissent parfois entendre, d’influences, de coups de génie, d’audace.
Tout est relié.

J’vous fait plein de bisous et vous dis à bientôt 🙂

Olivier



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Crédits :

Illustration principale : Image par Victoria_rt de Pixabay
Musique et vidéos : Youtube et les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs


Sources documentaires :

Wikipedia
https://www.setlist.fm/venue/international-hotel-las-vegas-nv-usa-53d623c9.html



Auteur de l’article :

Runaway de Del Shannon
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