Bird of Paradise de Snowy White

Bird of Paradise de Snowy White

16 septembre 2022 0 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 6 minutes
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Bird of Paradise de Snowy White, l’une des nombreuses merveilleuses chansons que mon frère Éric m’a fait découvrir.

Je déballe plein de cartons du grenier en ce moment, et là je me suis trouvé face à un choix limite cornélien, à savoir Bird of Paradise de Snowy White ou Year of the Cat d’Al Stewart.

J’ai lancé une station météo à pile ou face est elle est retombée côté Snowy. Ce qui signifie que le prochain article de la série sera donc consacré à une autre pépite : Year of the Cat. Vu que le présent, ben il est consacré à Snowy et à sa chanson qui fait planer. Comme un oiseau.


Sommaire :


1- La chanson

2- Mais qui est Snowy White ?
Ben c’est le Monsieur qui joue de la guitare et qui chante…

3- De quoi qu’ça cause ?
D’astronomie, d’ornithologie, de plante au logis (nom poétique de la botanique) ?

4- Covers ?
Don’t dream, it’s (c)over? Ben c’est pas crowded house dans ce domaine…

5- Bonus tracks
En passant par chez Yusuf et Crowded House.


1- Bird of Paradise de Snowy White | La chanson


– Source : Youtube | Snowy White / Bird of Paradise –

Le cœur de mes oreilles a été capturé dès les premières notes, quand je découvris cette chanson, du temps jadis.

Ce son de guitare saisissant m’a fait planer, et le fait encore à chaque écoute.


2- Mais qui est Snowy White ?


Tout simplement un guitariste au toucher surfin (mais parfois un brin brutal avec les cordes, ne nous mentons pas).

What else?

Un musicien avec un CV long comme le bras, qui a notamment collaboré quelque temps avec les Pink Floyd, et surtout par la suite, joué très souvent avec Roger Waters (rien que ça).

En fait, c’est sans doute Roger Waters qui dans ce milieu assez impitoyable a su le mieux reconnaître l’immense talent de Snowy. Peut-être parce que c’est le plus brillant des survivants (je laisse de côté Syd, abandonné et laissé à son triste sort par le groupe – et pourtant, Dieu sait que Syd Matters…) de la troupe de zombies psychédéliques AKA the PF.

Mais la plus longue liaison de Snowy, c’est celle qu’il entretient avec cette magnifique Gibson Les Paul goldtop sur laquelle ses mains se promènent depuis plus de 40 ans, et que tu peux voir dans cette vidéo.

Après, t’sais ce que dit la chanson (celle des Vieux Amants de Jacques Brel) :

« Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
»
– Extrait des paroles de « La Chanson des Vieux Amants » de Jacques Brel | Auteur : Jacques Brel –

Voilà l’affaire : après 30 ans de fidélité absolue, Snowy a fini par acquérir une Strat’, et même une Martin D28 (presque la même que Neil – comment ça Neil qui ? Ben Dieu quoi. Enfin Neil Young).
Mais comme dirait Dave quand on lui demande s’il est fidèle, disons que Snowy est resté loyal à sa Les Paul de 1957 (même s’il en a acquis une réplique).

Si tu es vraiment branché matos (moi je n’y connais kedale), tu peux zyeuter cet article >>

Bien, nous avons parlé CV, boutique, matos. Que reste-t-il (de nos amours) ?
Le texte peut-être !


3- Bird of Paradise de Snowy White | De quoi qu’ça cause ?


Si tu te fies à la photo de couverture (enfin j’me comprends) de cet article, ça pourrait causer d’astronomie.

Si tu lis le texte, ça parle plutôt de…

Bien, passons maintenant à un cours succinct d’ornithologie.

(« cours succinct », à l’oral, ça fait « court succinct », c’est chelou)

Bird of Paradise de Snowy White
– Source : Andrea Lawardi, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons –

Voilà le piaf en question.

L’Oiseau de Paradis, c’est un oiseau qui vole (ne te moque pas, dans l’Hémisphère Sud, surtout en Nouvelle-Zélande, y en a plein qui ne volent pas), apparenté à la famille des passereaux, ceux-là même qui prennent de l’altitude au loin, dixit Michel Delpech.

Notre Oiseau de Paradis ne fréquente pas les déserts, mais plutôt les belles forêts de quelques îles de la lointaine Océanie ou de l’Asie du Sud-Est.

That being said, je me suis demandé ce que Snowy était aller faire à plus de 25 heures d’avion de chez lui et pourquoi il se plaisait à rêver de voler de manière coordonnée avec un tel piaf.
Une passion soudaine pour l’ornithologie ? Une séquelle du rêve d’Icare ?

Alors admettons que ce piaf soit sa dulcinée, vue de manière métaphorique parce qu’insaisissable (faut dire aussi que quand tu dragues à 25 heures d’avion de chez toi, ben voilà ce qui arrive, hein).

D’où la photo de couverture : le bird of paradise, c’est son inaccessible étoile (paf, encore du Jacques Brel, tiens !).

Par contre, j’ai rapidement écarté l’hypothèse de la botanique (parce que oui, l’Oiseau de Paradis désigne également une fleur).


4- Covers de Bird of Paradise


Connais-tu le désert de Gobi ?

Personnellement, j’le connais pas, mais j’ai vu des images à la télé et j’ai une super encyclopédie à la maison. Cela dit, c’est surtout pour te dire qu’en recherchant un cover de Bird of Paradise, j’ai eu l’impression de m’être offert un voyage dans le désert, de Gobi ou tout autre désert de type désertique avec pas un rade à l’horizon. Juste quelques mirages (des covers guitare), et encore…

Jusqu’à ce qu’à force de persévérance (oui, j’en rajoute, j’aime bien mettre en valeur mes recherches laborieuses), je trouve ces deux-là :

– Source : Youtube | Walter & Pino / Bird of paradise (cover Snowy White) –
– Source : Youtube | Siddhesh Kamat / Bird of paradise (cover Snowy White) –

Et ben mes p’tits gars, je vous dis « bravo », déjà parce que j’ai été très surpris de trouver peu de covers de cette merveilleuse chanson, et ensuite parce que vous assurez.
J’comprends pas que les morts de faim de covers ne se soient pas précipités sur cette chanson, en fait.

Mention spéciale à Siddhesh Kamat parce que je kiffe ce cover façon copycat plutôt réussi. Picétou.


J’ai failli ajouter un cover guitare façon fingerstyle, mais j’ai bien fait de l’écouter jusqu’au bout parce que…
Bon, je te le propose tout de même, mais…

– Source : Youtube | Giannis Fiorentis / Bird of Paradise – cover Fingerstyle Guitar –

Le truc, c’est que maintenant, je connais l’histoire quand je vois fingerstyle machin

Il y a un abus de cette pratique, je trouve. Autant j’apprécie l’essentiel de la prestation (c’est vraiment agréable à écouter), autant à chaque fois qu’il utilise son pouce pour faire la caisse claire, j’ai envie de le lui arracher. Ça, c’est le problème de l’extension du domaine de la lutte du fingerstyle.
Mais en-dehors de ce fâcheux détail qui tue, je trouve cette version tout à fait sympathique, donc.

Et puis j’aime bien le gars, aussi.

N’est pas Cat Stevens qui veut, voilà tout. En fait. Faut pas abuser du fingerstyle one-again, ça peut vite devenir chiant.


5- Bonus tracks


– Source : Youtube | Cat Stevens – Yusuf Islam + Alun Davies / My Lady d’Arbanville (live studio) –

Ah ah, tu ne l’avais pas vue venir celle-là, hein.
J’avoue que je l’ai amenée tellement finement que j’en suis moi-même sur le fion.

Cat / Yussuf, je le surkiffe. Cet homme a un truc d’une douceur absolument incomparable, et en plus c’est un killer guitarist sans fioritures.

Le premier bonus track, c’est fait.
Next.


Si tu te demandes d’où vient le « Don’t dream, it’s (c)over? Ben c’est pas crowded house dans ce domaine… » du sommaire, voilà l’explication, au cas où tu aurais loupé cette pépite australienne (comme ça, nous revenons dans l’Hémisphère Sud, là où il y a plein d’oiseaux cloués au sol suite à une taquinerie de l’univers – j’t’explique tout ici-même >>).

Donc, si tu ne connais pas les Aussies de Crowded House et que tu as pu vivre ainsi toutes ces années, je te propose derechef de remédier à ce manque cruel (dont tu n’avais pas connaissance, mais ça reste cruel et un manque).

– Source : Youtube | Crowded House / Don’t Dream it’s Over (live tournée d’adieu / Sidney) –

Et là, truc de ouf – j’te promets que ça n’était pas prémédité – devine quelle gratte Neil Finn utilise ?
J’te l’donne Émile : une Gibson Les Paul goldtop.

Punaise, j’ai dû être un chat dans une autre vie, j’comprends même pas comment je suis retombé sur mes pattes sur ce coup-là…

Cette version est résolument touchante / remuante, car à l’issue de ce concert, le groupe s’est séparé. D’où cette émotion plus que palpable à la fin.

Mais bonne nouvelle, il s’est reformé ensuite, et s’est d’ailleurs produit durant le Glastonbury de 2022 devant une foule totalement acquise au groupe, au point de chanter en chœur la moitié de la chanson.
Grand moment de l’édition 2022.


Résumons…

Snowy White, Cat Stevens et Crowded House dans un seul article, j’t’ai gâté(e), je sais, mais tu le vaux bien.

Sans compter le cours d’ornithologie…


J’vous fais plein de bisous mes chéris, et bientôt dans pas longtemps sous peu, Al Stewart et son Année du Chat. Alors.

Olivier



À lire également (pour ne pas dire impérativement) sur RYL :



La Série Songs From the Attic (SFTA pour les intimes) :



Crédits :

Illustration principale : Image par Felix Merler de Pixabay
Musique et vidéos : Youtube et les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs


Sources documentaires :

Wikipedia
Éric



Auteur de l’article :

Bird of Paradise de Snowy White
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