Encre de Tatouage : vers une interdiction ?

Encre de Tatouage : vers une interdiction ?

11 décembre 2021 0 Par Olivier - Ride Your Life
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Encre de Tatouage : vers une interdiction ?

Cette question / problématique agite le monde du Tatouage depuis plusieurs mois.

Si la question peut sembler simpliste – car d’aucuns expliqueront que « alors ça n’est pas tout à fait ça, nous, nous voulons juste sauver notre population européenne, en accord avec les principe de précaution, en interdisant 2 ou 3 pigments malveillants, mais alors interdire toutes les encres, comme tu y vas, dis donc », elle est complexe, mais sans être paranoïaque (outre mesure), ça sent le pâté. Et pas le bon, bien frais.


IMPORTANT / DISCLAIMER :

J’écris ce billet afin de présenter un sujet d’actualité, plutôt brûlant en l’occurrence, d’où cette nécessaire mise au point.

Je précise que :

  • Je ne suis pas un « sachant ». Ni un médecin, ni un prophète, ni un ministre etc.
  • Je n’ai à date de publication de ce billet aucun intérêt financier dans le domaine du tatouage.
  • Je ne suis ni détenteur ni porteur de vérité, tout du moins à ce sujet.
  • Je relate une actualité que je commente en donnant mon opinion, qui n’engage que moi.
  • Je ne représente à cet égard que moi, mes réflexions, avec mon niveau de compréhension.

Tout cela en date du 11/12/2021.


Coucou mes Loulous,

Oui, ce titre – ou ses cousins & clones, tu n’as pas fini de le lire.
Mais c’est mieux lire le billet de RYL, cela tombe sous le sens.


Encre de Tatouage : vers une interdiction ?
– Source : Image par djedj de Pixabay –

Chef, ça va devenir compliqué de passer, non ?


Sommaire du Billet « Encre de Tatouage : vers une interdiction ? » :


1- Les Racines du Mal

2- Le Projet de Règlement Européen

3- Dangerosité de certaines substances

4- Le Principe de Précaution

5- La Balance bénéfices / risques

6- La Pétition en Ligne : Sauvons Willy

7- Tu t’en fous du Tatouage

8- L’Hédonisme en danger


1- Encre de Tatouage : vers une interdiction | Les Racines du Mal


À défaut des Fleurs.

Il y a plus de 2 ans, j’avais déjà lu un article concernant les encres de couleur, qui étaient pointées du doigt depuis de nombreuses années (au nom du principe de précaution).

En raison de l’actualité, je ne parviens pas à retrouver l’article en question (parce que disons que les recherches sont polluées par ladite actualité, et que j’ai la flemme de me taper 100 pages de recherche).
(si je le retrouve un de ces jours, j’éditerai ce passage)

Toujours est-il que la question avait déjà été soulevée il y a à peu près 10 ans.

Mais l’époque était différente : pas de crise sanitaire mondiale qui va tous nous faire crever, pas le même temps politique etc.

Pour autant, nous pouvons toujours compter sur nos instances européennes – garantes de notre béatitude – pour veiller au grain.

Et là, ça va tomber. Dès janvier 2022.


2- Encre de Tatouage : vers une interdiction | Le Projet de Règlement Européen


Il est là :

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX%3A32020R2081

Si jamais tu trouves déjà que lire un billet sur RYL, c’est long, là tu vas t’amuser.
Puis y a pas de jolies photos, et c’est pas rigolo.

Mais je te laisse le consulter, ou alors je te propose un genre de synthèse (du texte que je n’ai pas lu, tu penses bien) ?

Alors en fait, si… je l’ai lu… Par obligation d’honnêteté intellectuelle.
Je ne saurais te dire que j’ai tout bien compris dans les circonvolutions du texte, mais je pense avoir saisi l’essentiel.

Son entrée en application est prévue pour le 4 janvier 2022 (oui, dans moins d’un mois).


Les conséquences de ce texte

Je me suis donc fié à divers commentaires de la part de professionnels, par définition bien plus calés que moi sur la question.

  • Disparition programmée de plusieurs pigments, et par incidence d’une part importante de la palette de couleur.
  • Abaissement du seuil légal (bref, la quantité maximale autorisée) de pas moins de 4000 substances.
    Cet abaissement pose – d’après les spécialistes de la question – un problème épineux en la matière des capacités techniques à mesurer des quantités éventuelles avec des seuils aussi bas (pur problème physique, disons, et également un petit côté pantalonnade, parce que certaines substances peuvent se trouver en quantités infimes pour de simples raisons environnementales).
  • Complexification de l’étiquetage des produits (= encore de tatouage) afin de pouvoir prétendre à une éventuelle conformité avec le texte.
    Problème : tout cela étant rendu difficile par le point précédent, et risque de réclamer des étiquettes de 4 kilomètres de long, qui de surcroît ne sont pas encore éditées.
    Bilan : la très grandes majorité des encres actuellement commercialisées risquent d’être considérées comme non conformes (pour un problème d’étiquetage – et ne ris pas, sur ce coup-là, ça n’est pas drôle).
  • Une deuxième couche (comme pour les doubitchous) entrera en application en 2023, rétrécissant encore la palette de couleurs.

Ça n’est pas du Shakespeare


J’écris cela pour ceux qui se diraient : « Beaucoup de Bruit pour Rien ».


Il est possible de considérer qu’il n’y a pas de mise en danger de la profession (en étant tout de même de mauvaise foi).

Passée cette mauvaise foi, il faut raison garder, pourrions-nous dire.

Le problème, c’est que les incidences d’un texte aussi contraignant peuvent vite faire exploser un secteur (je parle des tatoueurs déclarés, pas des clandestins) qui a déjà été bien impacté par la crise sanitaire.


En effet, les tatoueurs déclarés doivent (ou ont dû) faire face à :

  • Une longue période d’inactivité forcée durant les 18 derniers mois.
    Comme d’autres secteurs / métiers, certes, mais je ne suis pas certain qu’il aient bénéficié d’autant d’aides que d’autres, plus organisées (au sens « représentant un plus grand poids économique »).
  • La filière clandestine (qui elle ne s’est pas embarrassée des restrictions sanitaires).
  • Une mise en joue par la machinerie européenne.

Donc non, ça n’est pas beaucoup de bruit pour rien.

Si tout cela remue le monde du tatouage, c’est qu’il y a donc des raisons légitimes d’être inquiet quant à l’avenir de cet Art.
Parce que quand l’Europe commence à légiférer sur un tel sujet, ça sent le ghetto. Enfin la ghettoïsation prochaine.

Encre de Tatouage : vers une interdiction ?
– Source : Wikipedia | https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Much_Ado_Quarto.JPG –

3- Encre de Tatouage : vers une interdiction | Dangerosité de certaines substances


Parce que celle-ci est au cœur de la problématique soulevée par le texte.

Pour ma part, je trouve très raisonnable que nous nous interrogions sur la dangerosité de nombreuses substances que nous sommes amenés à nous faire injecter, à ingérer, inhaler et que sais-je encore en matière de voie d’administration.

Et cela ne me choque pas du tout – tout tatoué que je sois, et amateur de tatouage – que l’on se pose la question au sujet des encres de tatouage. Et du reste.
Je vais même te dire que – dans une certaine mesure – cela me rassure.

« On » prend soin de nous, les tatoués, les tatoueurs.

« On » s’inquiète pour notre santé.

Tout cela est formidable.

Par contre, dans la vie en général, j’ai un gros soucis avec le « deux poids, deux mesures ».


– Source : Youtube | Depeche Mode / Get the Balance Right –

Quel « deux poids, deux mesures » ?


Je fais référence à une géométrie très variable dans le cadre du traitement de ces substances, selon le fait qu’elles entrent dans la composition d’encres de tatouage ou bien de nourriture, de boissons et autres denrées que nous sommes amenés à ingérer, inhaler etc. et dans des quantités parfois bien plus importantes, et tout au long de notre vie.


Peut-être suis-je paranoïaque / complotiste / dérangé de la calebasse (bref, je ne fais pas partie du camp du bien), mais pour ce qui me concerne, parce que le sujet m’intéresse depuis un moment, j’ai la vive (autant que les couleurs de certains pigments) impression que ce ne sont pas les substances qui sont dans la ligne de mire, mais le tatouage.

Autant d’attention, à ce point, ça m’interroge.


Je cite 2 autres cas au sein du chapitre suivant.


Et je m’attarde au préalable un moment sur la question du principe de précaution – puisqu’il est au cœur du débat, de sa géométrie variable, et je finis par une suggestion.

Sous forme de boutade.
Ou pas.


4- Encre de Tatouage : vers une interdiction | Le Principe de Précaution


Et sa géométrie variable, selon le sens du vent. Ou la puissance des lobbies.

Parce que oui, le principe de précaution, comme beaucoup de méthodes d’arbitrage, il est à géométrie très variable.
Et si tu représentes un lobby économique (ou social, disons), tu vas pouvoir faire bouger le curseur, comme on dit de nos jours, et dans le sens qui t’arrange.

Parce que si jusqu’ici, tu as pu lire que je suis attentif et sensible à cette question (celle des substances potentiellement dangereuses), je m’interroge concernant ce principe de précaution.

Si nous prenons l’exemple du tatouage, nous pouvons considérer qu’il ne fait pas partie des activités humaines indispensables à la survie. J’en prends bonne note, j’acquiesce même de la tête.

Tu auras noté que j’ai précisé indispensable à la survie. Parce que nous en sommes là, dans ce dossier.


Un exemple simple

Je veux dire par là, et à titre d’exemple d’une autre chose non indispensable à la survie, que je me demande où le principe de précaution a-t-il été rangé concernant la consommation d’alcool.

L’alcool, ça n’est pas du tout indispensable à la survie de l’humain.
Ses méfaits sur la santé sont très connus.

Même que le Ministère de la Santé nous pond régulièrement des spots assez fabuleux en la matière. Quelques centaines de milliers d’euros par an pour contrer une industrie qui a de nouveau droit de faire de la publicité (adoucissement relativement récent de la Loi Évin encadrant la publicité et la propagande autour de l’alcool – je te laisse le loisir d’observer qui est à l’origine de cet amendement, c’est priceless).

Le clou : appeler à la raison des gens qui considèrent tous que « non non, là je suis bien. J’suis p’t’être un brin au-dessus du taux légal, mais j’te jure, j’suis clair ».

Possible, mais là, tu parles à un réverbère depuis 10 minutes.

Concernant la propagande, je te laisse constater la part belle qui lui est réservée dans :

  • Les émissions dites culinaires.
  • Les reportages sur la musique, la moto…
  • Les films & séries.
  • Les émissions télévisées ou articles de presse type « et si on buvait un bon verre de … ce soir ? » ou « notre sélection des meilleurs crus pour un diner entre amis » et autres moments de pure propagande non encadrée.

Donc si principe de précaution il doit y avoir, mais que font les autorités, ma bonne dame ?

Par contre, le poids économique de l’industrie (au sens large : producteurs, revendeurs…) de la picole est considérable.
Faudrait pas mettre un secteur en danger sous prétexte que ça tue ou qu’il y a bagarres, des viols (oh ben hélas si, hein…), donc, si je comprends bien la logique de la chose.

Je clos ici le chapitre picole, j’en ai déjà trop parlé, mais y a un moment, il faut arrêter de se foutre de notre gueule.
On joue avec les mêmes règles pour tout, ou alors on ne met pas de règles en place, selon le sens du vent des intérêts.


Sinon, j’peux parler des néonicotinoïdes, si tu préfères. Là aussi l’histoire politique de la chose est priceless.


Finalement, il vaudrait peut-être mieux que le danger soit avéré

Donc, au titre du principe de précaution par rapport à un danger non prouvé, démontré, répertorié (tu me diras, c’est le principe du principe…), on tend à faire interdire.

En fait, à ce moment-là de ma rédaction, je me dis que finalement, ça vaudrait peut-être le coup de pipeauter quelques études montrant que les pigments incriminés sont dangereux, parce que finalement, face à un danger avéré, ben y a plus de précaution à prendre.


5- Encre de Tatouage : vers une interdiction | La Balance bénéfices / risques


C’est une chose dont nous avons beaucoup entendu parler ces 18 deniers mois ; c’est le moins que je puisse écrire.

Pour autant, j’imagine que tu puisses être perplexe et te demander ce que cette notion vient faire ici, dans un sujet qui ne vise pas à sauver l’humanité contre un terrible virus, bordel.


La balance bénéfices / risques de quoi, nom d’une pipe ?

Voici les 2 côtés de la balance :

  • Quel(s) bénéfice(s) y a-t-il (en substance, lentement mais sûrement) à faire interdire les encres de tatouage ?
    Car ne nous mentons pas, si au final toutes les encres actuelles sont touchées par la directive concernée et ses évolutions à venir, ben sans encre, le tatouage, ça devient un genre de scarification, donc ça n’est plus du tatouage.
  • Quel(s) risque(s) y aurait-il à pousser les tatoueurs à traverser la route pour voir s’il y a du travail en face ?
    Alors oui, il y a un gros risque. En fait de gros risques.

Voyons cela plus en détail.

Les bénéfices (???) :

Éviter un danger non identifié en se basant sur des études qui n’ont pas été faites ou n’ont rien souligné qui soit probant. Ceci au motif du principe de précaution.

C’est pourtant clair.

Les risques :

Il y en a trois principaux.

  • Voir disparaître la partie déclarée, honnête et professionnelle d’un Art.
    Donc la partie émergée d’un pan de l’économie, si (relativement) confidentiel qu’il soit.
  • Par voie de conséquence, laisser proliférer des tatoueurs non déclarés.
    Qui donc, par définition, passeront sous les radars et se feront un plaisir de se sourcer au moins cher, quitte pour le coup à injecter à leurs pigeons de clients des substances contrôlées par personne.
  • Voir surgir une nouvelle expression : « va donc te faire tatoueur chez les Suisses ! ».
    Parce que oui, nos voisins Suisses, ils ont tous les avantages de l’Europe (géographique), sans les inconvénients de l’autre Europe, celle des lobbies.
    Idem pour les brexités de l’autre côté de la Manche.

Bilan :

Si tu as peu de thunes et que tu veux malgré tout te faire tatouer, tu pourras aller chez un tatoueur clandestin, risquer une septicémie parce qu’il s’est gratté les couilles ou a caressé son chien juste avant de te tatouer, a enfilé un gant de vaisselle et a « désinfecté » son matos avec un mélange de bicarbonate de soude et d’eau de toilette bon marché (méthode tellement plus économique que l’utilisation d’un autoclave et d’aiguilles à usage unique, ne nous mentons pas).

Si tu as des thunes, tu pourras aller te faire tatouer en Suisse. Tu en profiteras pour aller au bordel et bouffer du chocolat. Ou donc en Grande-Bretagne (et tu risqueras de décéder par pendaison après avoir gouté leur bouffe).

Tu l’auras compris, le bénéfice semble très mince sinon inexistant, et les risques, eux, ils sont considérables.


L’échec de la prohibition

Parce que c’est ça le truc : prohiber quelque chose – sauf s’il y a danger avéré (genre la drogue dure, là, je comprends – mais même ça, ça a des effets pervers, mais bon, ça se tient globalement) – revient à encourager soit le « marché parallèle », soit des pays voisins moins scrupuleux et surtout beaucoup plus pragmatiques.

Voir l’histoire de la prohibition aux USA dans les années 1920 et 1930.

Tu me diras, ça a créé plein d’emplois : la DEA est l’administration héritière de cette pratique.
Il fallait en effet recaser les fonctionnaires employés au sein de l’administration US en charge de la prohibition.

Tu me diras qu’après avoir lu ce paragraphe, c’est légèrement contradictoire.

Eh bien pas du tout.
Ce paragraphe cité était simplement destiné à souligner que selon le sens du vent, « on » ne prend pas de précaution.
Et le paragraphe présent précise que la prohibition, ça ne fonctionne pas ; ça n’entraine que des effets pervers.


6- La Pétition en Ligne (Sauvons Willy)


Cette pétition vise à demander un délai d’adaptation.


Un délai dans quel but ?

Dans le but de laisser le temps aux industries concernées de :

  • Digérer ce texte.
  • Prendre en compte les limites imposées par ce texte quant aux doses autorisées des substances mises en cause.
  • De trouver des solutions de dosage (et de mesure de celui-ci) et/ou des alternatives.

Pour signer la pétition, c’est très simple


Tu te rends sur cette page du site du SNAT (Syndicat National des Artistes Tatoueurs).

Tout y est fort bien expliqué, au point qu’en suivant les indications fournies, j’y suis moi-même parvenu.

Parce que ça n’est pas tout de t’inviter à prêter attention à tout cela et à signe – en ton âme et conscience – cette pétition, encore a-t-il fallu que je je le fasse.

Et je l’ai fait 🙂

Pétition européenne pour le maintien de certains pigments dans les encres de tatouage

Littérature complémentaire sur le sujet du Tatouage


Et une vidéo, excellente, par un tatoueur – Mikki Bold – que je ne connaissais pas (jusque là) :

– Source : Youtube | Mikki Bold / Le tatouage en danger (Règlement Européen) –

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7- Tu t’en fous du Tatouage


Et si tu t’en fous du tatouage. Mais alors, petit filou, pourquoi t’es-tu donc perdu ici ? 😀

Maintenant, sache que j’entends ton objection : te faire tatouer n’est pas dans tes projets, donc OSEF.

Teu teu teu teu… Je sais que tu as du cœur ; je ne te pose pas la question, même si tu ne t’appelles pas Rodrigue.

Et comme tu as du cœur, je te demande si – en conscience – tu es prêt(e) à laisser mon amie Valérie devoir abandonner sa passion du tatouage.

Encre de Tatouage : vers une interdiction ?
– Source : Image par Enrique Meseguer de Pixabay –

Franchement… Non, hein ?

C’est ça qui est beau, dans la vie : si tu fais appel au cœur des gens, tu seras entendu(e).

Donc – même si tu l’ignorais jusqu’à ce que tu me lises – cette épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête des tatoueurs (et par extension des tatoués), tu la vois, et tu sais que c’est moche, dans le fond.

Au-delà de cette autre boutade, je t’invite à lire le chapitre suivant, parce que je pense sincèrement que l’hédonisme est en grave danger.


8- Encre de Tatouage : vers une interdiction | L’Hédonisme en danger


Parce que c’est l’impression que les 18 mois passés me laissent.

Cinéma, restaurants, bars, salles de concert, et bientôt salons de tatouage ?

La liste des victimes collatérales de la crise sanitaire et longue.
Il faudrait voir à ne pas la rallonger, que cela soit une pure coïncidence ou une logique d’ensemble.

Parce que si tu prends du recul – tu sais, ce truc qui nous manque beaucoup – je t’invite à considérer les effets immédiats (pour ce qui concerne les effets à moyen ou long terme, je ne suis pas prophète, mais j’ai tout de même pas mal de craintes) des politiques menées depuis 18 mois.

J’ai relevé une phrase exceptionnelle de la part d’une psychologue – Marie-Estelle Dupont :

« Pour éviter la mort, on a arrêté la vie ».
(Source : https://www.facebook.com/rosa.bkhach.7/posts/932904554235716 / Émission de Sud Radio)

Dans le cas du règlement qui fait couler tant d’encre, il n’y a pas de perspective de mort, soyons clairs, car nous sommes dans le cadre du géométriquement variable principe de précaution (= on ne sais pas ce que l’on risque, on n’est pas certain de risquer, mais bon, soyons prudents). Enfin pas de perspective de mort à cause du tatouage.

Par contre, afin d’éviter ce risque que l’on est pas capable d’identifier et encore moins de quantifier, on risque de tuer un secteur d’activité.

En me faisant tatouer, j’ai pris un risque : un risque inconnu, mais tous nos actes comportent une part de risque, que celui-ci soit identifié ou non.

Je suis bien incapable de déclamer comme un porteur de vérité que « il n y a aucun risque à se faire tatouer ».
J’aborde même la question au sein de cet autre billet >>

Simplement, le risque me semble très… ben déjà pas du tout identifiable, donc forcément non quantifiable, et ça me semble bien moins dangereux que de prendre ma voiture ou de fumer (et là, il y a des risques, identifiés et quantifiables).
Pourtant, je le fais tous les jours. Comme des millions d’entre nous.


Je laisse le mot de la fin à la talentueuse Deborah Dyer – AKA Skin, du groupe Skunk Anansie :

– Source : Youtube | Skunk Anansie / Hedonism –

Believe me – or not … j’ai eu droit à une publicité pour le pinard en consultant la vidéo sur le site de Youtube.
La propagande a de beaux jours devant elle, dans ce domaine…


Bisous à tous 🙂

Olivier



Crédits :
Illustration Principale : Philo Nordlund from Seattle, United States, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons
Pixabay, qui m’a envoyé une photo de mon amie Valérie 😀


Sources Documentaires :
SNAT – Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Mikki Bold et ses explications très claires


Encre de Tatouage : vers une interdiction ?
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