This is not Propaganda, this is a Duel

This is not Propaganda, this is a Duel

1 juin 2022 0 Par Will « MacCoy » MC
Temps de lecture estimé : 7 minutes
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This is not Propaganda, this is a Duel, et nous allons causer du groupe allemand (Propaganda, donc) et de sa charmante chanteuse Claudia Brücken.

Mais ceci n’est pas de la propagande, j’insiste.


– Youtube | Propaganda / Duel –

Oué oué, j’te mets direct la vidéo de la chanson dont à laquelle j’voulais t’causer direct.
Rapport à cause ke j’m’exprime clairement. C’est de l’information moderne. Surtout pas de la propagande, donc.


Sommaire :


1- Propaganda : un Three-Hits Wonder ?

2- Rise & Fall: le duel de Propaganda avec l’industrie musicale

3- Claudia et Paul
Ne sont pas dans un bateau, le couple tombe à l’eau, que reste-t-il de leur amour (non mais à l’eau quoi).

4- Le live : Duel par OneTwo
(three, il est parti).

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Claudia Brücken
Claudia Brücken
– Source : GFDL, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons –

1- Propaganda : un Three-Hits Wonder ?


J’vais te causer du groupe Propaganda, parce qu’il a marqué mes jeunes années, et avec seulement 2 de ses 3 chansons à (gros) succès – Dr. Mabuse (qui n’a pas vraiment cartonné en France et que je ne kiffe point), Duel et p:Machinery.

Un genre de groupe three-hit wonder (oui, c’est nouveau).

Ça n’est pas que le groupe n’a pas eu de carrière ensuite, c’est juste qu’il n’a pas vraiment eu de succès passée la fin des années 1980.
C’est comme ça, nous sommes des ingrats.

Et puis d’abord, ça n’est pas de notre faute, c’est celle de l’industrie musicale et des roublards qui rédigent les contrats des artistes au sein de celles-ci.

D’ailleurs, j’en cause derechef illico presto ci-après.
Et tu vas me croire et dire « Like I really really believe you », imitant ainsi le grand David Bowie.

Merci, ça me touche…


2- Rise & Fall: le duel de Propaganda avec l’industrie musicale


L’ascension et la chute, en Français.

De quoi de qui ? De Rome ? Que nenni, du groupe Propaganda.


L’Ascension

Elle est arrivée rapidement. Dès le premier album du groupe – A Secret Wish – publié en 1985, avec donc 3 hits à la clef (dont 2 gros hits internationaux).

Duel, c’est fait.


Passons à p:Machinery

– Youtube | Propaganda / p:Machinery –

Les clips de Propaganda étaient très soignés, comme tu peux le constater, tout en gloussant de joie.


Le titre p:Machninery passé en revue

Puisque je causais des clips soignés de Propaganda, il se trouve que celui de p:Machinery est conçu dans une esthétique très berlinoise (version glamour ++) dans sa finalité (oui, ceci est une réplique légèrement modifiée de Tom Cruise dans Cocktail – tu remplaces « berlinoise » par « urbaine » et nous y sommes).

Je te dis que c’est très berlinois, même si le groupe est originaire de Düsseldorf (à mes souhaits) parce que l’influence culturelle de Berlin en ce temps-là était considérable.

Paris avait ses peintres de Montmartre et ses clubs de musique à Saint-Germain-des-Prés (puis plein d’autres trucs), Londres avait ses clubs comme le Marquee et d’une manière générale, la Grande-Bretagne avait (et a encore) son incroyable et intarissable réservoir de musiciens pop-rock, puis Berlin avait ses quartiers artistiques souvent underground et ultra-créatifs. Ceux-là même qui sont dépeints dans le film « B-Movie : Lust & Sound in West-Berlin ».
Il y régnait une frénésie artistique, qui a émergé comme une réponse à l’oppression du Rideau de Fer et du Mur de Berlin, qui coupait la ville, le pays et le monde en deux. La fête frénétique à quelques centaines de mètres de l’austérité est-allemande.

Bien entendu, je reviens au fait que j’ai précisé que Propaganda, c’était la version glamour ++, pas vraiment le Berlin interlope dans le métro duquel Chris Conty (article à paraître sous peu) a disparu. C’est surtout pour situer le contexte culturel assez conséquent en ces années-là, en Allemagne.

La musique n’était donc pas en reste, et on trouve un p’tit air de parenté (façon cousin éloigné) avec Kraftwerk (à mes amours ! P’tain j’sais pas c’que j’ai, j’dois être enrhumé) – groupe qui lui aussi était originaire de Düsseldorf – dans ce clip (probablement plus que dans la musique, même si tout Allemand écoutait du Kraftwerk à cette époque).

Ajoute à cela la participation de David Sylvian (voui voui, celui-là même qui fut massivement influencé par David Bowie, et reprit notamment la masterpiece de Ryūichi Sakamoto – Forbidden Colors – en y ajoutant des paroles, et là, paf, lien direct avec David puisqu’il jouait dans le film Furyo / Merry Christmas Mr. Lawrence) à la composition, et tu obtiens un produit totalement imprégné d’influences multiples qui aboutissent à un tout très esthétique et bien agréable à écouter.


Au niveau des paroles, alors là, par contre c’est n’importe quoi

Les 4 garçons et filles dans le wind of change nous imaginent un monde dans lequel nous – oui, nous, les occidentaux dominants, bordel – deviendrions des marionnettes répondant aux injonctions (à consommer, à se faire piquer, toussa toussa) d’une machine inhumaine.

« Rotating wheels are destiny in flame the city lies
Machines call out for followers far out into the night
The calls of the machines drowning in the steam
»
– Extrait des paroles de la chanson p;Machinery, dont je ne suis pas propriétaire et que je cite à des fins culturelles –

Des followers, mais c’est quoi cette vision délirante de la société ?!

« Another hope feeds another dream
Another truth installed by the machine
A secret wish the marrying of lies
Today comes true what common sense denies
»
– Idem : extrait des paroles de la chanson p;Machinery, dont je ne suis pas propriétaire et que je cite à des fins culturelles –

« Une autre vérité proposée par la machine » ? « Aujourd’hui ce que le bon sens ne saurait reconnaître devient la vérité » ? Bande de complotistes !

Rah la la, quelle imagination ils peuvent avoir, ces artistes, parfois…

Sinon, plus sérieusement, il y a quelque chose du film Metropolis dans le texte de cette chanson.


Tournée Mondiale « Outside World » et album remix

Ben oui, de suite après le premier album, tellement il a cartonné, une tournée mondiale (ou presque, z’ont fait ni l’Afrique ni l’Océanie, et encore moins l’Antarctique).

Les prestations live à l’occasion de cette tournée étaient typiques de certains groupes des années 1980 : une partie vraiment live, et une partie (pour les synthés, assez souvent) enregistrée.
Depeche Mode a souffert de cette image à une époque (« ouais, c’est naze, les gars ils jouent sur bande, p’tain c’est pas du live ») jusqu’à ce que Martin Gore (en tête) et ses copains disent « fuck le système, c’est nous les boss ». Voir ce qu’il en a suivi avec Personal Jesus par exemple, dont je te cause ici même (clique, tu vas découvrir la chanteuse Skye, une voie / voix vers le paradis).
Parce que oui, il ne faut pas tortiller, la responsabilité de ce truc revenait plus aux maisons de disques en mode greedy, poussant leurs artistes à faire des tournées à moindre frais.

Et là nous arrivons à la chute.


La chute

Ce phénomène – couplé à la volonté jusqu’au-boutiste de la maison de disques de l’époque de Propaganda à presser le citron de sortir un remix de l’album A Secret Wish, devenant Wishful Thinking pour l’occasion – amena (avec l’aide d’un avocat en mal d’honoraires) à vouloir renégocier leur contrat avec ladite maison de disques.
Il est vrai que le contrat était du type classique (tu bosses, tu fais comme on te dit, c’est nous les tauliers de ta carrière, de ta vie, puis c’est nous qui payons les bandes enregistrées de tes tournées, t’es jamais qu’un produit alors voilà).

Les négociations n’ayant pas abouti, Claudia Brucken a quitté le groupe, qui du coup, n’a plus vraiment rencontré le succès.

Voilà, j’te la fais (presque courte), mais c’est plus ou moins l’histoire très banale d’un bon groupe très prometteur qui s’est noyé dans les méandres de l’industrie musicale.

Après cela, il y a eu plusieurs épisodes, du nouveau line-up à la reformation éphémère, puis finalement, un genre de spin-off avec la création du groupe xPropaganda par Claudia et Susanne Freytag, les deux chanteuses des premières années de succès.

Entretemps, il y a eu la longue aventure de Claudia et Paul, qui va nous amener au live que j’ai sélectionné pour tes oreilles émerveillées.


3- Claudia et Paul


Claudia Brücken et Paul Humphreys se rencontrèrent un beau soir sur un plateau TV (ou dans un studio, peu importe, je n’y étais pas).

Paul Humphreys, c’est la moitié du groupe Orchestral Manoeuvres in the Dark.
La moitié parce qu’il s’agissait d’un duo… composé de 4 membres (cherche pas, tout le monde ou presque pense que c’était un duo). Donc ça serait plus un quart du groupe, mais restons sur la moitié, parce que c’est important.

Revenons à notre plateau TV (ou au studio), car il aura fallu plus de 10 ans pour que la rencontre ne tourne à l’idylle, et que Paul ne devienne ainsi la moitié de Claudia.

Qui, pour le coup, ont formé un duo : OneTwo.

Ça n’est pas que pour parler potins que je te dis tout cela (mais un poil tout de même).

Parce que cette union à la ville et sur scène, elle avait quelque chose de logique (c’est moche de parler de logique ?). Claudia, c’était vraiment la voix de Propaganda, et Paul, s’il n’était pas le principal auteur-compositeur d’OMD (c’était plutôt son collègue Andy McCluskey qui l’était), il en était l’épice, avec son talent de claviériste.

Donc OneTwo, ça a donné un cocktail de charme épicé, et c’est leur version de Duel que je vais te proposer de ce pas, après une courte page de promotion pour la série « Autour d’une Chanson ».


La série Autour d’une Chanson



4- Le live : Duel de Propaganda par OneTwo


– Youtube | OneTwo / Duel (Propaganda) –

Voilà, c’est propre, ça fait du bien, c’est du bon live, picétou.


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Voilà, c’était un retour sur un groupe qui a marqué mes années lycée, et que j’ai souhaité te faire découvrir (ou redécouvrir).

Un groupe important à mon sens, mais dont le destin a été scellé assez malheureusement par une industrie musicale qui tient souvent – hélas – bien plus de l’industrie que de la musique.

Mais ça, en écrivant p:Machinery, peut-être sans le savoir consciemment, le groupe l’avait bien pressenti, et Propaganda n’a pas mené son duel comme il aurait sans doute aimé le faire.


Bisous mes Loulous 🙂

Will – The best coyote in town



Crédits :

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Messages personnels :

Joyeux anniversaire Papa 🙂
Claudia, j’étais amoureux de toi quand j’étais au lycée. J’avais une camarade de classe qui me faisait penser à toi. Je l’ai retrouvée sur Facebook il y a quelques années, je lui ai envoyé une demande d’ami (ouais, avec FB t’as plein d’amis) et lui ai dit « rattrapons tout ce temps perdu, sois ma Claudia ». Jamais eu de réponse, c’est triste…


Sources documentaires :

Wiki, le kiki de tous les Oui-Oui



Auteur de l’article :

Will « MacCoy » MC
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