Sigue Sigue Sputnik

Sigue Sigue Sputnik

3 janvier 2022 0 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 10 minutes
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Sigue Sigue Sputnik : mais quel curieux nom (« et pourquoi pas libellule ou papillon ? »)…

Je te ressors de mes cartons ce groupe qui fit de la musique, et du bruit, en son temps.
Et qui – à mon sens – mérite un éclairage plus poussé que celui qui est proposé par la plupart des biographies en ligne disponibles. Notamment sur sa tête pensante : Tony James.


Coucou mes Loulous,

La Time Machine RYL nous emmène dans les années 1980, là où tout semblait possible, et dont une grosse partie de la production artistique peut te sembler chelou si tu as moins de 30 ans et que tes darons ne t’ont pas appris à décoder cette époque bénie s’il en est :p


Sommaire du Billet « Sigue Sigue Sputnik » :


1- Sigue Sigue Sputnik : origine et composition du groupe

2- Le méga-hit : Love Missile F1-11

3- Le jour de gloire : l’adaptation par David Bowie

4- Sigue Sigue Sputnik : la fusion type entre musique et marketing

5- Un groupe Punk ou un contre-modèle Punk ?

6- Tony James : l’âme de Sigue Sigue Sputnik


1- Sigue Sigue Sputnik : origine et composition du groupe


Composition du Groupe


Derrière ce nom énigmatique se trouve un groupe de rock britannique, assimilé à la vague new-wave, emmené par le bassiste Tony James – ex-membre du groupe Generation X, au sein duquel il avait côtoyé Billy Idol himself.

À ses côtés : le guitariste Neal X – genre de fils naturel de Billy Idol et Brian Setzer, le chanteur Martin Degville, les batteurs Chris Kavanagh et Ray Mayhem ainsi que la claviériste Yana Ya Ya.

À ses débuts, le groupe était managé par Magenta De Vine, la petite amie de Tony James.

Le groupe Generation X
– Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Generation_X_(band)#/media/File:Generation_X_1977.jpg –

Sigue Sigue Sputnik
– Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Sigue_Sigue_Sputnik#/media/File:Sigue_Sigue_Sputnik.jpg –

La cosmétique du groupe


Sigue Sigue Sputnik – sur le plan du look – s’inscrit dans la vague post-punk.

Ajoute quelques notes de banane peroxydée, de look drag-queen et d’une version quasi-comique de Orange Mécanique, mets-le tout dans un shaker et tu obtiens l’identité graphique du groupe.

Mon allusion à Orange Mécanique tient au fait que le groupe se disait inspiré par l’ultra-violence (j’en ris encore).

Toute cette cosmétique a été amplement – et habilement – exploitée par le groupe, qui s’est également inspiré du glam-rock naissant et des restes de la vague punk, donc.

Mais sur ce dernier point, la référence est essentiellement cosmétique ; j’y reviendrai au sein du chapitre 5.


2- Le méga-hit de Sigue Sigue Sputnik : Love Missile F1-11


Parce que oui, sans être pour autant un groupe façon one-hit wonder, Sigue Sigue Sputnik a obtenu avec le titre phare – Love Missile F1-11 – issu de son premier album enregistré un très gros succès commercial et médiatique.


Love Missile F1-11 (live ?)

– Source : Youtube | Sigue Sigue Sputnik / Love Missile F1-11 –

Ce clip résume assez bien l’extravagance du groupe.
Il en existe un autre, qui a connu son lot de scènes censurées (à l’époque), parce que contenant des scènes explicitement violentes. On peut en effet voir Martin Degville manipuler un pistolet-mitrailleur type Ingram M11, et sulfater ensuite en direction de la caméra.

Chose malheureusement assez banale de jour dans certains clips, mais à cette époque, ça passait difficilement la censure.

Musicalement parlant, tu retrouves le cocktail Sigue Sigue Sputnik : du punk-rock avec en plus des claviers et des effets de type dub ainsi que quelques samples.
Au niveau production, c’était du lourd, puisque c’est Giorgio Moroder qui s’y est collé.

Personnellement, ça me fait encore plaisir d’écouter ce morceau.

Et quelqu’un de beaucoup plus éminent que moi dans le monde musical l’a beaucoup apprécié en son temps, au point d’en enregistrer une reprise. Point que je vais développer au sein du prochain chapitre.


Z’ont fait aut’ chose, les chevelus ?


Le second extrait

Même si ce second extrait a été boudé par les critiques, il a tout de même obtenu un succès honorable.

De moindre ampleur que Love Missile F1-11, mais ça a tout de même fonctionné au niveau des ventes.

Le clip livre le côté très technophile du groupe, avec notamment la présence d’un téléphone mobile (mais oui ça a existé avant 1986).


L’album

L’album Flaunt It (= « Montre-le » / « Étale-le ») a quant à lui connu une belle carrière internationale, avec des places de choix dans les charts finlandais et islandais, ces pays ayant souvent été assez amateurs de concepts avant-gardistes, tout comme le Japon a connu une certaine fascination vis à vis de l’exubérance du look punk.

La production est encore signée par Giorgio Moroder.


Avec le line-up originel, un second album – Dress for Excess – est sorti en 1988.

Cet album rencontre un bien moindre succès et sonne le glas de cette formation originelle, notamment en raison de déboires financiers.

– Source : Youtube | Sigue Sigue Sputnik / 21st Century Boy –

Anecdote autour de l’enregistrement

L’imagerie très importante au sein du groupe tient en partie à une autre passion de Tony James : le cinéma.

Durant les sessions d’enregistrement de Flaunt it, il avait pour habitude de visionner des films loués (roh, il faudra que je te cause des vidéoclubs un de ces jours, alors ?).
Il utilisait une console qui lui permettait de switcher du son studio à celui de son lecteur VHS… et disposait en outre d’une touche qui permettait quant à elle de mixer les 2 sources.

Le résultat : sur certains morceaux, il y a du son résultant du mix des enregistrements du groupe… et de bande-son de films.

Tout cela pour te dire que derrière la cosmétique exubérante de SSS, il y avait beaucoup de créativité, notamment au niveau du son.

Tony en parle notamment au sein de cette vidéo d’interview >>

(la vidéo est en anglois. Je t’avoue que d’une part je n’ai pas tout écouté religieusement, d’autant qu’en ce moment, j’entends légèrement sourd rapport à une otite, et puis que déjà, au départ, j’suis pas une flèche côté compréhension orale de cette langue, mais pour te faire gagner du temps, il en parle vers la 27ème minute – parce que j’en ai tout de même écouté une bonne partie)


3- Le jour de gloire pour Sigue Sigue Sputnik : l’adaptation par David Bowie


La reprise de Love Missile F1-11 par l’immense David Bowie a indubitablement constitué une consécration pour le groupe.

Forcément, quand l’un de tes titres est repris par un tel génie, tout autant que symbole du glam-rock et du punk en son temps, ben tu peux dire que c’est arrivé.

– Source : Youtube | David Bowie / Love Missile F1-11 –

Ce cover a été réalisé durant les prises d’enregistrement de l’album Reality de David, sorti en 1983.
Pour autant, il ne figure pas parmi les pistes dudit album. Par contre, il a été choisi par David en tant que face B du 45 tours (si si, c’était ainsi, à l’époque :p) New Killer Star.

Et cela n’est pas anodin, en fait.

La chanson New Killer Star (un jeu de mots phonétique avec nuclear star) et son clip comporte des allusions aux attentats du 11 septembre 2001, et également – ceci est purement personnel – un clin d’œil à la vidéo de la chanson Dancing with Tears in my Eyes d’Ultravox (un accident supposé survenant au sein d’une centrale nucléaire).

« Cela n’est pas anodin », ai-je donc écrit plus haut… bon ben là je te le concède, c’est une fois encore une pure interprétation personnelle, et malheureusement, le grand David ne pourra pas me le confirmer lui-même (sauf dans une autre vie).

L’idée que la chanson New Killer Star fasse notamment allusion aux attentats du 11 septembre 2001, avec un genre de jeu d’esprit, de ces connexions que tu fais parfois avec d’autre choses… 9 11 01 – nine eleven, les avions, les missiles, et pourquoi pas une inspiration pour coller Love Missile F1-11 ?

J’vais loin tu crois ? Nan mais ça tient la route… David, steuplé, dis-leur que j’ai bon…


4- Sigue Sigue Sputnik : la fusion type entre musique et marketing


Difficile de ne pas souligner cet aspect au sein du groupe.

Le marketing, ça a pour ainsi dire presque toujours été présent au niveau de la musique enregistrée. Nous pouvons même remonter encore plus loin…. mais là n’est pas le sujet (du jour :p).

Punaise, il faut vraiment que je rédige ce billet sur l’Italo-Disco…

Avec SSS, ça a tout de même frisé la sponsorisation par des marques de surgelés.


De la publicité entre les pistes du disque Flaunt It

Ah ben si…

Et cela avait tout de même surpris pas mal de monde. D’authentiques spots publicitaires audios entre chaque piste.

Interrogé à ce sujet, Tony James aimait répondre que le mercantilisme était pour ainsi dire omniprésent au sein des sociétés occidentales, et qu’en assumant cela, le groupe était finalement peut-être le plus honnête de tous, à cet égard.

Eh bien avec une trentaine d’années de recul, je me passe rapido dans la tête les tubes de l’été sponsorisés par une boisson gout orange, les placements produits au sein de nombre de clips, le succès manifestes des soirées de lancement des smartphones en vogue (durant lesquelles tu peux voir des artistes de renom abandonner toute dignité pour se faire offrir le dernier XXX – z’ont pas les moyens, les pauvres… – et se faire rincer de petits fours – même si en raison de l’avènement des influenceurs web, ça va devenir plus tendu), tu sais quoi ?

Je trouve qu’il avait plutôt raison.


Une recette marketing efficace mais…

Ils en ont fait des caisses, sans doute. Bien entendu qu’il en ont joué, et même surjoué, de leur image. Cette image était aussi importante que leur musique.

Et ça a bien fonctionné. Mais…

Pas durablement.

Il y a eu un effet de mode, exacerbé par ce côté outrancier, qui a nuit à la pérennité du groupe, autant qu’elle lui a permis d’exploser médiatiquement.

Il n’y a pas que cela qui a joué.
Le côté pisse-froid des critiques n’a pas aidé.
Quand je constate parfois le vide musical de certains artistes promus – encore actuellement – à grands renforts de marketing et de critiques flatteuses, je me dis que tout cela n’a pas été très juste.

Et puis… entre la reconnaissance par les pisse-froid ou celle émanant de David Bowie… Ben y a pas photo, je sais laquelle a le plus de valeur.


Marketing et Musique

En fait, le péché originel du groupe a peut-être été celui-ci : il a croqué le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du marketing, chasse gardée de l’industrie du disque.

C’est vrai quoi, où irait le monde si les groupes prenaient en main leur destinée, alors que les maisons de disques payent des supers chefs de produits et directeurs marketing ?

J’vous l’demande ma bonne dame…


Alors… Succès ou foirade ?

Je me range à l’avis de Tony James, qui analyse de manière très lucide l’histoire du groupe au sein de son site SputnikWorld.

Ce qu’il retient de SSS, c’est que les membres du groupe ont vécu une aventure exaltante, haute en couleur, et il en retient le meilleur.

Ainsi analysé, c’est un franc succès. Et comme je l’ai indiqué, je me range à l’avis de Tony.
SSS a marqué l’histoire de la musique, prolongeant le rêve de Ziggy Stardust et du Major Tom, mais en écoutant peut-être pas assez Ashes to Ashes, David Bowie tirant la révérence des deux personnages au travers de cette chanson.


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5- Un groupe Punk ou un contre-modèle Punk ?


« Sigue Sigue Sputnik, c’est du Canada-Punk. Ça a l’air punk, ça sent le punk, mais y a pas (tant) de punk dans l’esprit (qu’il ne le semble) »

Putain, je n’aurais pas trouvé de meilleure formule que celle-là pour décrire ce que j’en pense !

En même temps, c’est moi qui l’ai écrit alors voilà, hein, vu, bisous…


J’t’ai perdu avec le coup du Canada-Punk…

… parce que tu es très jeune, et/ou que tes darons n’ont pas fait le job en t’initiant aux délices de la publicité des années 1980.

Alors je t’offre une séance de rattrapage. Parce que je te kiffe.

– Source : Youtube | Publicité Canada Dry des années 1980 –

Rien que le covering de la voiture à la Starsky & Hutch ça sent très bien les années 1980,


Sigue Sigue Sputnik : ça à l’allure du Punk, ça sent le Punk…

Que ce soit sur le plan du look ou même des racines musicales, oui, il y a du Punk dans SSS.
Les costumes

Après, le côté modèle social contestataire du punk, on le retrouve nettement moins.
J’ai cité la réponse de Tony James concernant l’insertion de publicités entre les pistes de Flaunt It, et ça, ça n’est pas vraiment punk…

Le mercantilisme et le punk, ça ne fait pas très bon ménage.

Malgré tout, on peut retrouver une partie de l’idéal anarchiste et libertaire du punk, mais détourné de son côté gauchiste, disons.
Du punk aussi opportuniste que la gauche politique française contemporaine, en quelque sorte, délaissant les sujets sociaux au profit des sujets sociétaux, et devenu(e) libéral(e).


Donc…

… je garde mon accroche : c’est du Canada-Punk.


6- Tony James : l’âme de Sigue Sigue Sputnik


Si Sigue Sigue Sputnik a été une aventure collective, c’est indéniablement Tony James qui en a été l’âme.


Musicien prolifique, il a notamment créé ou fait partie des groupes suivants au cours de sa déjà longue carrière :

  • London SS.

Fondé par Tony James et Mick Jones – futur guitariste de The Clash – en 1975, London SS est l’un des tous premiers groupes de la vague punk qui a déferlé sur le Royaume-Uni.
Si le nom est probablement volontairement provocateur, le SS fait cependant référence à Social Security.
Le punk, c’était tout autant un mouvement musical qu’un mouvement social, sur lequel je reviendrai prochainement (avec l’aide précieuse de mon camarade Manu… Manu, faut qu’tu m’appelles ! :D).


Sigue Sigue Sputnik
– Source : User:Andwhatsnext, CC BY-SA 3.0 http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/, via Wikimedia Commons –

Generation X / Gen X

Poursuivant la vague punk britannique, le groupe connaîtra un succès assez significatif, et révèlera en outre Billy Idol.
Le changement de nom du groupe – qui passe de Generation X à Gen X – est consécutif au départ du chanteur Gene October.
Le 3ème album – précisément sorti sous le nom de Gen X – sorti en 1981 ne rencontrera pas de succès significatif, et scellera le sort du groupe.


Sigue Sigue Sputnik

Ben oui, tout de même…
Pour la petite histoire, SSS a connu le même sort que de nombreux groupes : succès, déclin, départ de certains membres et ensuite dispute autour de la propriété du nom.
Tony James et Neal X affirment être les détenteurs authentiques du nom, et de son côté, Martin Degville continue une carrière avec le nom de groupe Sigue Sigue Sputnik Electronic, qui tourne encore ces dernières années.

Musique honorable, et cosmétique inchangée.
Pochettes de disques… euh… chelous…


Sigue Sigue Sptunik phase 2

Tony James et Neal X ont sorti 3 albums sous le label Sputnikworld, dont un étonnant hommage à Elvis Presley – et dans une moindre mesure à Suicide : Blak Elvis (vs. The Kings of Electronic Rock and Roll).

En tant que grand « fan » d’Elvis, je te mentirais si je te disais que j’ai été transcendé, mais ça reste intéressant à découvrir.


The Sisters of Mercy

Tony rejoint The Sisters of Mercy en 1989, et contribue à l’enregistrement de l’album Vision Thing, le 3ème (et dernier, à ce jour) album studio du groupe. Il participe à quelques sessions TV ainsi qu’à la tournée aux USA, et quitte le groupe en 1992.


Fin de Siècle

Un album – This is What I Like….., une pépite.

Si ce disque est construit comme un hommage à Prince – Tony James a eu l’occasion de l’approcher via Magenta DeVine, qui a été l’attachée de relations publiques de Prince durant sa première tournée en Grande-Bretagne – il en est surtout un très grand admirateur.

La première piste du disque – Fuck of the Century – ressemble plus à un morceau de jazz lounge et un clin d’œil au Space Oddity de David Bowie (qui reste son influence majeure).
Les autres titres quant à eux sonnent vraiment comme du Prince.

Excellent disque, vraiment.


Carbon Silicon

Depuis 2002, Tony et son vieux complice Mick Jones bouclent la boucle, comme on dit, avec ce groupe aux sonorités qui rappellent assez souvent The Clash, et d’autres groupes de la période punk / post-punk et new-wave.

C’est propre, c’est frais, c’est bon et vraiment sympa.


– Source : Youtube | Carbon Silicon / The News –

Punaise, j’ai de nouveau 15 ans 😀


Si tu ne connais rien de ce groupe, je t’invite à écouter plusieurs de ses créations, par exemple sur Youtube, afin de te faire une idée au-delà de Love Missile F1-11, et surtout de découvrir les expériences ultérieures de Tony James, afin de donner à cet artiste la lumière qu’il mérite.


Bisous mes Loulous,

Olivier



Crédits :
Illustration Principale : S. Bollmann, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

À propos de cette photo : il s’agit de la formation Sigue Sigue Sputnik Electronic, avec Martin Degville au chant et Mark Stardley à la guitare (puis notamment Lena Wende à la basse et Johann Weidemann aux claviers, mais ils ne figurent pas sur ladite photo)
Vidéos & Musique : Youtube et les ayants droit
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Sources Documentaires :
L’incontournable Wikipedia

http://www.sputnikworld.com/Sigue_Sigue_Sputnik.html


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