Le Bi-Bop : trop en avance ?

Le Bi-Bop : trop en avance ?

19 décembre 2021 0 Par Olivier - Ride Your Life
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Le Bi-Bop : trop en avance ?

Ce simple titre pourrait m’attirer les foudres des rageux qui lisent trop vite et ne donnent pas sa chance au produit.

Pourtant, ce système de téléphonie mobile lancé par France Télécom (nom d’Orange, en ce temps-là) en 1991 et exploité durant plus de 3 ans portait une idée géniale, mais peut-être trop tôt.

D’où une incompréhension possible du titre de ce billet. Je développe donc :p


Oui, je suis allé le rechercher loin, ce réseau de téléphonie mobile.

C’est un commentaire de Christian posté au sein de l’article « L’Histoire Oubliée de la Téléphonie Mobile » qui m’a donné envie de rendre au Bi-Bop son histoire cachée.

Car il le mérite.


Sommaire :


1- Bref Historique

2- Le Projet Global

3- Mon Expérience

4- Les rageux & ignares du web

5- Bonus Track


1- Bref Historique du Bi-Bop


Qu’était le Bi-Bop ?

Bi-Bop désignait un réseau de télécommunication sans fil, tout autant que les terminaux (= combinés / téléphones) qui le supportaient.

C’est en 1991 que maman Bi (certes, sorti de son contexte, ça peut être mal compris) et papa Bop eurent l’heureuse idée de donner naissance à un réseau de téléphonie mobile (mais pas que, dans leur intention, et j’y reviendrai au sein du chapitre suivant) à Strasbourg, pays de la saucisse et d’un magnifique marché de Noël.

L’histoire ne précise toutefois pas s’il naquit dans une étable.


Faisons les présentations d’usage

Cher Lecteur, je te présente un terminal Bi-Bop ; terminal Bi-Bop, je te présente mon lecteur.


Tes yeux ne te trompent pas : nous sommes bien dans les années 1990, y a pas à tortiller du popotin ni à se poser la question bien longtemps.
Un clapet, une antenne rétractable, un design à la Alcatel ou à la Sagem (je pense que c’est un de ces 2 fabricants qui a produit le terminal) : tout y est.


Tu liras souvent que le Bi-Bop était appelé à concurrencer le réseau GSM, et qu’il fut terrassé par celui-ci, après un rude combat.

Alors ceci est vrai dans un sens, mais néglige une part importante de la genèse de ce produit tout à fait vintage et – je te l’assure – génial dans sa véritable finalité.

Je reviendrai sur ce point, une fois encore au sein du chapitre 2.


Pour faire un bon Bi-Bop, il fallait : un bon Bi-Bop (ça, c’est fait) et des antennes relai.

Là, forcément, cela fait penser au réseau GSM.

Sauf que…

À la différence du réseau GSM, le Bi-Bop n’avait pas été conçu pour fonctionner avec un système cellulaire de handover, c’est à dire un système permettant de basculer d’un relai (= cellule dans le cas du GSM, d’où son surnom de cellulaire ou cell phone pour les zanglos-saxons) à l’autre de manière transparente pour l’utilisateur (c’est à dire qu’il n’y voit que du feu).

Sacrée différence tout autant que handicap, ce qui laisse penser que c’était un téléphone pour piétons (qui s’arrêtaient pour téléphoner – à l’instar de ce que faisait ma défunte et regrettée belle-maman – bisous Adriane).

Un terminal Bi-Bop
– Source : Kingbastard, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons –

Le Bi-Bop : le projet génial de France Télécom, mais hélas pour ainsi dire tué dans l’œuf.
– Source : Wikipedia / https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:BorneBibop.png –

Souris, tu es borné

Lecteur chéri, afin de dissiper tout malentendu, ce titre n’est qu’un clin d’œil en référence au pictogramme ci-contre, Graal qui te signalait que tu allais pouvoir bi-boper, c’est à dire téléphoner avec ton joli Bi-Bop.


Si ce pictogramme était présent (sur un réverbère, un feu de signalisation, une devanture de magasin, un agent de la DDE endormi… – oui il y a un intrus parmi ces propositions), tu pouvais alors dégainer ton engin (enfin j’me comprends) de ta poche et téléphoner avec ton joujou, qui étonnait les passants et émerveillait les enfants.

« Maman, le Monsieur il a piqué un téléphone dans une cabine France Télécom, et il fait semblant d’appeler son patron. Mais dans quel monde vivons-nous, Maman chérie ? »

S’il n’y avait aucune borne de ce type à moins de 200 ou 300 mètres, tu ne pouvais donc point téléphoner avec ton Bi-Bop.

Tu pouvais cependant rejoindre une borne proche, en marchant si c’était pour appeler ton taulier, ou en courant si c’était pour dire à ta femme que tu avais un RdV qui n’en finissait pas (alors qu’en fait tu avais trainé au bistrot).


Les limites du Bi-Bop

Car il y en avait, comme pour toute chose.

Tout d’abord, le système non handover en faisait un réseau qui n’était pas conçu pour passer des appels en voiture, notamment.
Notons que l’histoire lui a donné raison, puisque téléphoner depuis un véhicule est sinon totalement proscrit, très encadré.

Mais pour les services d’urgence et de secours, ça n’aurait pas été adapté, certes.

Ensuite, le Bi-Bop était conçu au départ pour ne pouvoir qu’émettre des appels, pas en recevoir.
Ce manque fut toutefois comblé par la suite – grâce à une option, mais sans doute trop tard.


Le réseau Bi-Bop fut étendu à Paris et ses environs au printemps 1993, car comme chacun sait, c’est à Paris que tout se passe (…).
Disons qu’il y a surtout 10 à 12 millions d’habitants regroupés au sein d’une région.
Puis des palais, des assemblées, des ministères, bref tout ce qui fait un pays (…).

C’est cette extension qui me permit d’entretenir une relation aussi courte qu’intense avec un de ces terminaux.

Je vais donc te conter cette belle relation au sein du chapitre 3. Car belle, oui, elle le fut.


2- Bi-Bop | Le Projet Global


Voilà donc l’histoire cachée du Bi-Bop, qui fut un projet tout à fait génial et visionnaire de la part de France Télécom.


La Convergence des Réseaux

Des réseaux téléphonique, donc.

Parce que l’idée de France Télécom, et le réel projet derrière le Bi-Bop, c’était de proposer à terme un même terminal qui pourrait fonctionner en tant que téléphone mobile ET en tant que téléphone sans fil, une fois arrivé au bureau ou à la casbah.

Et ça, c’était tout simplement génial et visionnaire.


Mais hélas…

Cela ne se fit pas.

En fait, j’ai évoqué tout à l’heure le fait que l’on lit souvent que c’est le réseau GSM qui a tué le Bi-Bop, mais cela n’est que partiellement vrai.

Ce qui a tué le Bi-Bop, c’est le protocole sans fil DECT, alors naissant également.

Les industriels qui devaient suivre France Télécom – Alcatel notamment – ne le firent pas, préférant – avec leurs raisons dont je n’ai pas à discuter – suivre cet embranchement dans le secteur des télécommunications sans fil résidentielles / fixes.

Sans industriel pour suivre le projet, France Télécom ne pu donc jamais boucler la boucle, faute de PABX ( = autocommutateur / standard) reprenant le protocole sans fil utilisé par le Bi-Bop.

Cette idée géniale prit donc fin en 1997, après plus de 3 années difficiles, car concurrencé sur 2 fronts – la téléphonie mobile et la téléphonie fixe sans fil – ce qui était trop too much.
Pourtant, l’idée était tellement visionnaire…


Pour information, Sagem connu une mésaventure comparable, quelques années ensuite

Le fabricant avait proposé un téléphone GSM & DECT – oui, les deux à la fois – de mémoire vers 1998. Je l’avais vu à l’occasion d’un salon des télécoms, notamment, alors que je travaillais dans la distribution informatique et m’occupais du développement d’une section téléphonie, toute nouvelle..

Hélas, cela n’avait pas pris.
Le marché du DECT n’était pas encore mature, et sans doute Sagem avait été visionnaire, une fois encore trop tôt.


3- Mon Expérience avec le Bi-Bop


Car oui, le Bi-Bop et moi avons entretenu une amourette, 6 mois durant.

En ce temps-là…

« Quand vous flirtiez en ce temps-là / Vous vous touchiez du bout des doigts » nous dit le grand Nicolas Peyrac dans sa chanson « Et mon Père ».

Eh bien moi, je n’effleurais pas les mains – sans demander la permission, en tout cas – mais j’usais mes semelles dans les rues de Boulogne-Billancourt, Suresnes et quelques autres communes de l’ouest parisien afin de vendre des photocopieurs et des télécopieurs.

En septembre 1994 (oui c’est précis, ça m’a marqué), j’avais acheté mon premier téléphone mobile : un Motorola Microtac 5200 (photo ci-contre).

De mémoire, mon premier appel fut à destination de ma sœur Patricia, n’ayant pas pu joindre ma dulcinée devenue épouse, en lui lançant une phrase que tout acquéreur d’un téléphone mobile avait pour habitude de prononcer :

« Devine d’où j’t’appelle ? De ma bagnole ! Ouais parce que j’suis un bonhomme ! »

(cette phrase a connu diverses variantes, mais tu as l’idée).

Ce merveilleux appareil a tout de même changé ma vie en bien, parce que si tu ne connais pas les joies de la région parisienne, sache que je passais beaucoup de temps dans les embouteillages (les Lyonnais, eux, c’est dans les bouchons).
Et que pouvoir prévenir que tu allais être à la bourre à un RdV, c’était vachement bien (et prévenir, ben le principe, c’est de le faire AVANT, pas une fois que tu arrives une heure en retard, la bouche en cœur).


Puis un jour, début 1995 il me semble, j’avais entendu qu’une radio (t’sais, le média préféré de ton daron ou ton grand-daron, à l’époque) en partenariat avec France Télécom proposait de prêter un Bi-Bop durant 6 mois.

Et là, vois-tu, le garçon technophile et opportuniste que j’étais s’est dit « nom d’une pipe, il m’en faut un ».

Je me rendis donc au siège de la radio, expliquant à l’hôtesse : « c’est où qu’on peut avoir des p’tits fours gratos et un Bi-Bop, Madame ? ».

Je repartis donc le ventre vide, car petits fours il n’y avait point, mais orné d’un sac aux couleurs de la radio avec un Bi-Bop dedans.

J’allais pouvoir conquérir le monde.

Le Bi-Bop : trop en avance ?
– ZaInT, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons –

À la Conquête du Monde

Sans doute auras-tu noté que mon blaze ne figure dans aucun manuel d’histoire.
Je me dois donc de t’avouer que mon plan de conquête de l’univers échoua, tout comme celui du monde.

Oui, je casse mon teasing, mais que veux-tu…
D’ailleurs une amie m’a dit un jour : « t’es pas mal en teasing, mais alors après, hein, bon, voilà quoi, le service ne suit pas »….
Je ne t’en dis pas plus, mon amour propre en souffrirait.

Pour autant, mon Bi-Bop de prêt m’a bien servi.


Tout d’abord afin de me la péter

Et cela, quand tu es commercial – à fortiori dans la bureautique – c’est un genre de pratique endémique.


Refaire le coup que fit Pierre Lazareff à Marcel Bleustein-Blanchet

Les explications ici >>

C’est à dire téléphoner depuis ma voiture – à l’arrêt je précise, rapport à la sécurité et au système non handover du Bi-Bop – avec mon nouveau compagnon, tout en priant pour que je reçoive un appel simultanément sur mon GSM.

Là, c’était l’extase :

« désolé m’sieur, j’ai un appel sur mon autre ligne »

Mes prières très païennes furent parfois exaucées, et crois-moi bien, j’en kiffe encore, plus de 25 ans après.
Parce que pour rappel, nous étions en 1995, donc. Le taux d’équipement en matière de téléphones mobiles n’était pas ce qu’il est de nos jours.


Réaliser des économies

Tu pourrais certes te dire que les 2 précédents motifs relève tout de même d’une certaine envie de se la péter.

Il y avait donc également un motif d’ordre économique : les appels Bi-Bop me coûtaient moins cher que les appels depuis mon GSM. Parce qu’à l’époque, pas de forfait illimité ; un forfait d’abonnement + un coût à la minute.

Donc économies potentielles.

Alors oui, sans doute ai-je forcé le truc à l’époque, parce que sincèrement, j’aurais tout aussi bien pu rentrer au bureau pour faire mon phoning.
Mais d’une part j’étais vachement mieux dans ma voiture, et d’autre part… oui je me la pétais. OK. Dont acte.


Tu sais ce qu’il en est des amourettes…

Et parfois même des Amours.

Un jour, l’amourette pris fin. Au terme de la période de prêt.

Je rendis donc mon Bi-Bop qui n’était pas vraiment mien à la dame de la radio, me justifiant d’un « de toute façon, même pas vous offrez des petits fours alors voilà, hein. You rat! ».

Ainsi se termina cette très belle amourette, dont je garde un heureux souvenir.


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4- Les rageux & ignares du web


Ça n’est pas parce qu’ils méritent que l’on parle d’eux ; en fait, ce chapitre a une vocation pédagogique à l’attention des rageux du web, qui sont également assez souvent des ignares.

Alors que j’étais naïvement en quête d’une jolie image format paysage afin d’illustrer ce billet, j’ai trouvé un article au titre alléchant. Et moi, quand on m’allèche, ben je tombe dans le panneau.

Super article, d’ailleurs.

Sur le fond, il y a quelques erreurs, à commencer par le titre, notamment parce qu’il existait déjà des téléphones portables, et depuis un bail.
L’auteure de l’article propose d’ailleurs un lien vers un autre article du même journal… « Le Téléphone Portable fête ses 40 ans ». Assez contradictoire… sauf que la dame a précisé « Le premier vrai téléphone portable », faisant référence à son poids plume (par rapport à ce qui existait jusque là, même si une fois encore, c’est discutable).

Pour ma part, je trouve néanmoins l’article très sympathique, bien écrit (même si je ne puis tout lire parce que je suis pas abonné) et intéressant (pour ce que j’en ai lu).

Par contre, chère Elsa, il vous faudrait modifier la légende de votre photographie, car je crois que vous vous êtes emmêlée vos jolis doigts en copiant-collant un bout de votre texte, ce qui peut laisser penser que le Bi-Bop était joufflu au point de peser 1,5 à 3 kilos, ce qui est – sans aucune intention grossophobe – lui prêter des rondeurs disproportionnées.

Mais voilà, il nous arrive à tous – moi le premier – d’être parfois imprécis ou provocateur via un titre d’article, et je ne saurais vous jeter la pierre en raison de toutes les bonnes choses que j’ai écrites au sujet de votre article.

Permettez-moi, chère Elsa, de vous envoyer des bisous et de vous laisser au profit de mes lecteurs.
Et ne vous laissez pas faire par les rustres.


Venons-en à nos rageux ignares

C’est la zone de commentaires qui est concernée.

Bien dressés par le french bashing dans sa forme la plus autoflagellante (oui, ceci est un néologisme), il y a eu du lâcher de phénomènes du genre.

Et vas-y que je t’ignore le génie des techniciens & ingénieurs français, que je te conchie le Minitel… sans savoir de quoi ils parlent.

Donc : à l’usage de tous ces rageux ignares…


A- Le Bi-Bop était surtout un projet de téléphonie convergente

(téléphonie de bureau + téléphonie mobile – voir chapitre 2)

Ça n’est pas parce qu’il a été concurrencé et anéanti par le GSM que ça fait du Bi-Bop un mauvais concept sorti du cerveau d’hurluberlus.

Cela revient à dire que les concepteurs du Betamax étaient des neuneus parce que c’est le standard VHS qui a remporté le marché.

Ben non. Le marketing et la force de frappe ont triomphé. Cela ne fait pas du VHS un mauvais standard, mais de nombreux spécialistes s’accordent à dire que le Betamax était – sur le plan qualitatif – encore meilleur.


B- Concernant le Minitel…

Puisque certains en ont profité pour faire le parallèle avec le Minitel, ignorant encore nos brillants techniciens, chercheurs & ingénieurs du CNET, que le monde entier nous envie (et que certains ne manquent pas de débaucher), je leur propose de se documenter sur la question.

« […] Ce fut la même chose avec le Minitel, monstruosité économique et incroyable gabegie de fonds publics […]»
(source : la zone commentaires de cet article)

Mais comment peut-on écrire des choses aussi… je ne trouve pas le bon qualificatif.

« Monstruosité économique » : FT ainsi que de nombreuses sociétés se sont fait des yecous en or. Tu parles d’une gabegie….

L’exploitation du Minitel a reposé en grande partie sur des serveurs privés mis en place par des opérateurs tout aussi privés (pas de fonds publics pour ceux-ci, donc).

Les débuts du commerce électronique en France ont été réalisés via le Minitel.

Le réseau Transpac a été massivement utilisé durant des années – outre la télématique – par les banques pour les paiements par carte bancaire.
La technologie de transmission de paquets X.25 a été utilisée dans le monde entier, des années durant.


Minitel : les débuts de la Télématique grand public en France
– Source : minite network test paris june 13 2011 » by believekevin is licensed under CC BY 2.0

Annuaires en ligne, gestion des comptes bancaires, vente à distance, messagerie instantanée, services de rencontre… Tout cela est né avec la télématique, notamment française, à la pointe mondiale.

Le développement de la télématique en France a été porté par des cadors français, dont les travaux ont contribué au développement parallèle d’Internet.

Il ne faut pas faire allusion à la seule gestion politico-commerciale peut-être jusqu’au-boutiste du Minitel et oublier le génie à la française développé par le CNET, ses employés et les sociétés qui ont participé à ce projet.

Le Minitel a été une immense réussite technologique et commerciale, et une énième preuve des prouesses dont certains acteurs de nos pays font preuve.

Sans les recherches effectuées autour du Minitel / de la télématique en France, Internet n’aurait pas pu se développer aussi vite.

Les premiers réseaux sociaux via les télécommunications ainsi que les premiers systèmes de messagerie instantanée sont également nés avec le Minitel.


C- Quelques mots sur les « hurluberlus français »

En marge des travaux de développement du Minitel, des équipes française ont travaillé sur le Réseau Cyclades.

Prenons l’exemple de Louis Pouzin, de ses collègues et de leur travaux.

Il a été récompensé à de nombreuses reprises, notamment à l’occasion de l’IEEE Internet Award – pas moins que ça – pour « pour sa contribution aux protocoles qui ont permis le développement de réseaux tel qu’Internet ».
(source : Wikipedia).

Bref, mieux vaut se renseigner avant de rager contre des innovations qui – si elles sont devenues obsolètes ou ont été délaissées – ont contribué à faire avancer les télécommunications, grâce au génie à la française.

Les rageux et ignares, eux, ne font que contribuer au french bashing.
Fouettez-vous la croupe si vous voulez, mais merci de laisser ceux qui ont innové obtenir leur juste reconnaissance.


À lire également sur RYL :



5- Bi-Bop | Bonus Track


Si je n’étais pas un sale type trivial, j’aurais eu plus d’imagination et t’aurais par exemple proposé She Bop de la géniale Cindy Lauper. Parce que géniale, elle l’est vraiment, et qu’elle sait en plus s’entourer de fabuleux musiciens (voir son line-up depuis bien des années, la prodigieuse Kathleen « Kat » Dyson en tête).
Mais je causerai bien plus en détail de Cindy un de ces jours sur RYL.

Bref, je donne donc ici dans la trivialité dans le cadre de la bonus track de ce billet.


– Source : Youtube | Eddy Mitchell, Johnny Halliday, Paul Personne & Co / Be-Bop-a-Lula –

Cover de la version originale avec un plateau qui fait rêver, au chant, à la guitare – parce que Paul Personne, c’est un authentique guitar hero français – et tous les musicos, puis également parce que Claude Moine – AKA Eddy Mitchell – avait proposé avec ses copains des Chaussettes Noires une adaptation en français.

Et que – outre ses qualités de chanteur – Claude Moine est un fabuleux auteur, qui a livré des adaptations de très grande qualité de nombreuses chansons d’artistes anglophones.
Dont Be-Bop-a-Lula.

J’te dis ça parce qu’une compil’ des chansons des Chaussettes Noires a bercé mon enfance et mon adolescence, grâce à mon magnéto-cassettes.

Tu ne connais pas les lecteurs de cassettes et/ou les cassettes audio ?
Je t’en causerai un de ce jours (si j’y pense et surtout quand je prendrai le temps de le faire).


Bisous mes Loulous,

Olivier



Crédits :
Illustration Principale : Image par Press 👍👍 Love you 💖 de Pixabay
Les sociétés, personnage & marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs
Vidéos & Musique : Youtube et les ayants droit


Vive la France et nos techniciens, chercheurs et autres contributeurs du génie à la française


Sources Documentaires :
Mon expérience avec la bête
Wikipedia



Auteur de l’article :

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