Musique & Numérique : cohabitation douloureuse

Musique & Numérique : cohabitation douloureuse

17 décembre 2021 2 Par Olivier - Ride Your Life
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Musique & Numérique : cohabitation douloureuse.

« C’est trop d’la balle le numérique, avec ça, je peux toucher le monde entier et puis vive le partage »

Mais tout à fait. Et quel bel enthousiasme.

J’attire juste ton attention sur le fait que comme tu parles de partage – chose merveilleuse s’il en est – le numérique est également source d’un mot phonétiquement proche – piratage – et que pour ton modèle économique, c’est moyen.


Même si en apparence, pour certains, musique & numérique constituent un merveilleux couple, entre l’Image d’Épinal et les Amoureux de Peynet.

Pour nombre de musiciens, la réalité est bien différente.


Tu apprécies la musique ? Tu kiffes le numérique ? Marions-les ?
Ils auront peu d’enfants, parce que beaucoup ne pourront pas en nourrir.

Ça ressemble moins à un conte de fées, vu ainsi.


Sommaire :


1- L’Avènement du Numérique dans la Musique

2- Partage, Copies, Piratage

3- Le Modèle Économique du Musicien Professionnel

4- Le Modèle Économique actuel dans la Musique

5- Refaisons un petit tour…


1- L’Avènement du Numérique dans la Musique


Tout d’abord, afin de préciser mon propos, je choisis tout à fait volontairement le terme de NUMÉRIQUE, pas celui du digital (parce que celui-ci me sort par les trous de nez, et pas que).

That being said…

Le Numérique a occasionné au moins deux (r)évolutions dans le monde de la musique :

  • Au niveau des enregistrements.
  • Au niveau du média de vente et de diffusion.

Enregistrement de Musique

C’est dans les années 1980 que beaucoup de studios se sont convertis au mode numérique pour l’enregistrement studio, cela conjugué avec l’avènement du Compact Disc – AKA le CD.

Cette technologie était déjà présente au niveau de certains instruments (notamment les synthétiseurs de seconde génération, avec les marques emblématiques du marché à l’époque : Korg, Yamaha, Roland et bien entendu les « orgues » Bontempi – roh… je déconne :p.

Concernant les studios d’enregistrement, le numérique se présentait alors comme une (r)évolution, notamment en raison de sa plus grande qualité (alors j’y reviendrai, justement, ultérieurement) et également – disons-le – du côté pratique des supports notamment pour le mastering (la version finale avant gravage sur support).

Cela a amené, lors de la commercialisation des premiers CD musicaux, à la naissance de curieux acronymes : AAD, ADD, DDD, et… non, pas AAAAA, ça c’est autre chose.


Code DDD : the Day Daddy’s music Died

Si tu as moins de 30 ans (en fait, je prends cet âge au hasard, mais ça veut dire « si tu n’as jamais tenu un CD de vioque entre tes mains »), sans doute n’as-tu jamais lu les mentions AAD, ADD, DDD & so on.

Ce code à trois lettres servait à distinguer 3 étapes de production d’un CD : la première pour l’enregistrement, la seconde pour le mixage, la troisième pour le mastering, avec A pour analogique et D pour numérique.

Lorsque les premiers CD grande diffusion sont sortis, il y avait principalement du AAD, éventuellement du ADD.

Puis au fil des années – et assez vite, quasiment toute la production a basculé vers le DDD.

D’où mon titre ronflant dont je ne suis pas peu fier :

« Code DDD : the Day Daddy’s music Died »


Et là, vois-tu, la poésie s’en est allée


Terminés les gringrins du violon, le rire du bassiste qui voit le batteur se curer le nez, l’ingé son qui éternue…
De la musique aseptisée, pour ne pas dire d’hôpital.

La musique enregistrée y a laissé de l’authenticité. Des imperfections. Mais c’est bien les imperfections.


Par exemple, Cindy Crawford, elle a fait une grande carrière dans le mannequinat parce qu’elle est très belle, et elle n’a jamais demandé à un chirurgien de lui retirer cette coquetterie que la nature lui a conférée, à gauche de sa bouche.

Ben là c’est pareil. On nous a ruiné le crawfordisme de pas mal de morceaux.

Coucou ma Cindy. J’t’appelle dès que j’ai un moment, mais là j’suis en plein rush.
J’t’envoie plein de bisous.

Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
– Georges Biard, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons –

Mais la loi presque invariable des cycles se vérifie : certains studios s’équipent de nouveau en matos analogique, afin de redonner cette vie qui manque parfois à certains enregistrements studio trop léchés.

Cela est une autre histoire, que je te conterai peut-être un de ce jours.

Si je parviens à tout comprendre et à me trouver un expert plein de bontitude qui voudra bien m’aider.


Numérique et Diffusion / Vente de Musique

C’est à ce niveau qu’il y a vraiment un genre de choc, d’où le titre de ce billet (Musique & Numérique : cohabitation douloureuse).

Je vais développer l’explication pour ce qui concerne ma mention faite à une « cohabitation douloureuse » au sein des chapitres suivants.


2- Musique & Numérique | Partage, Copies, Piratage


Partage

Je serai un des derniers à venir conspuer la notion de partage. Parce que c’est la raison d’être de RYL.

Mais comme pour tout un tas de choses, le partage n’a de valeur que lorsqu’il est consenti. Et l’adage « qui ne dit mot consent », tu peux l’oublier et même le foutre à la poubelle, tout comme pour les relations intimes (pas de réponse = NON).

Alors j’ai bien ressenti combien certains musiciens connus étaient très emballés par le partage, même gratuit, de leur musique.

C’est tout à leur honneur.

Je me permets simplement de tempérer en précisant qu’une fois que tu es à l’abri du besoin, pour reprendre l’expression fétiches des starlettes dès qu’elle interprètent un personnage marginal ou ont l’impression d’avoir vraiment traversé l’Atlantique à la rame, tu ne te mets pas en danger (putain faut qu’elles arrêtent avec ça).

Ce qui n’enlève rien à leur volonté de partager, ni au fait qu’ils ont conquis leur position à force de travail, donc qu’ils n’ont rien volé.
Par contre, il faut aussi penser aux collègues pas connus. Eux aussi ont besoin de manger.

Cependant, ce qui me préoccupe ici, ce sont ceux qui n’ont pas envie de partager et/ou n’en ont pas les moyens, si c’est sans rémunération.


Les Copies sur divers supports

Là, il s’agit d’un vieux débat.

Je veux dire qu’au moment de l’avènement de la cassette audio (si si, j’te jure, ça a existé. C’était même la nourriture de prédilection des « baladeurs cassette »), ça a fait du bruit.


Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
– Source : Image par Laura Balbarde de Pixabay –

Ma précieuse cassette, Messire…


Le monde de la musique s’était ému de la question, et s’en était même saisi.
Cela avait abouti à la création d’une taxe appliquée aux cassettes audio (et vidéo, d’ailleurs) vierges – donc destinées à être remplie d’un contenu (bref, elles servaient à dupliquer des enregistrements de disques vinyles).

Le truc, c’est que dans ce système, s’il y avait des copies, c’est qu’il y avait des originaux. Donc tout de même pas mal de ventes de disques…

De nos jours, et depuis un moment, la musique peut-être copiée très facilement – même sans que ton cousin ou ton pote ait acheté le disque – et pire encore, les copies répliquées dans des proportions quasi-infinies (oui, ça ne veut rien dire, mais disons que la limite, à l’extrême, c’est la capacité totale de sauvegardes de tous les supports de mémoire du monde).

Donc le phénomène de la copie est passé du stade amateur au stade industriel.


Piratage de Musique

Le pirate, c’est une version hypertrophiée et en quelque sorte professionnelle du copiste.

Lui, il se prend souvent pour un genre Robin des Bois – mais n’a pas bien compris le personnage, parce qu’il vole pour se redistribuer à lui-même et éventuellement à ses copains – et/ou pire, il fait ça pour des thunes.

Alors le piratage au sens d’enregistrement sauvage / non consenti, il existe sans doute depuis qu’il existe des moyens peu encombrants et plus ou moins discrets d’enregistrer de la musique.
Cela a même donné lieu à un film que je te recommande – Diva, de Jean-Jacques Beineix.

Puis c’est devenu pour ainsi dire industriel, avec l’ère d’Internet.

Pire que cela, c’est même devenu une mauvaise habitude chez beaucoup de gens, qui considèrent que le web est un vaste marché au sein duquel ce qui est techniquement téléchargeable devient tacitement gratuit.

Pire que pire, les justifications moisies : « ouais mais tu comprends, les majors se font des yecous en or toussa toussa, j’vole rien, puis j’t’emmerde en plus ».

Y en a qui vont avoir des surprises le jour où il sera possible de télécharger illicitement ce qu’ils produisent ou ce que leurs sociétés produisent.

Tiens, j’en parlais hier avec un ancien camarade que j’ai fini par retrouver 15 ans après l’avoir connu (je pense que nous publierons des articles en collaboration, d’ailleurs).
Il a fait partie des pionniers du web en France. Dans les années 1990, il avait déjà ses serveurs chez lui.
Bref, ayant abordé le sujet avec lui, il m’a dit cela – et c’est magnifique :

« Internet, c’est devenu la boîte à cons numéro 1, détrônant la télévision »

Et je dois bien reconnaître que oui, collectivement ou individuellement, ça a rendu certains d’entre nous cons (ou ça a aggravé un état existant).
L’outil n’est pas en cause. C’est la mauvaise utilisation, le problème.


3- Musique & Numérique | Le Modèle Économique du Musicien Professionnel


Parce que voilà.

Il n’y pas si longtemps que cela, un musicien professionnel avait pas mal d’options pour gagner sa vie.


Organiser / Participer à des Concerts

Je me suis engagé à parler le moins possible du sujet anxiogène de prédilection de nombre de médias et de dirigeants de la planète au cours des 2 dernières années, mais je souhaite juste préciser que celles-ci ont été rudes pour ceux qui vivent des concerts.

D’où une chute de revenus très importante, pour les connus, et plus encore pour les moins connus, dont c’est le gagne-pain le plus fréquent.


L’année sans concert, ou presque


Et pour tous, c’est moche.

Sauf que si pour les très hauts revenus de la musique, la chute a été importante, pour les bas revenus du métier, elle a été énorme, en proportion et en matière de répercussions.

Et comme disait Coluche « c’est pas qu’la différence était énorme, c’est qu’on était 5 sur la différence » (tu peux réécouter la totalité du sketch, il est mythique).

Alors se pose la question du choix : « traverser la route pour trouver un autre job », ou restreindre fortement les dépenses.

Certains ont malheureusement dû faire les deux.

Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
– Source : Image par David Mark de Pixabay –

Vendre des Disques

Ah, les belles heures du Top 50 animé par Marc Toesca


Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
– Source : Image par Gerald Oswald de Pixabay –

Un gros coup de frein au niveau des ventes de diques…

(oui, ma recette est simple : je mange un clown tous les matins…)


Le générique de P. Lion (ce qui me fait penser qu’il faudrait que je me sorte les mains des poches afin de publier enfin le billet sur l’Italo Disco…) et c’était parti pour quelques minutes de musique, à la gloire des chanteurs & groupes, et de leurs ventes de disques (plus ou moins pipeautées, mais ceci est un autre débat, et Marc n’y est pour rien).

Fin’ bref, fut un temps, c’était tout de même la ressource financière de pas mal de musiciens : les « visibles » (chanteurs, groupes…) et les invisibles (auteurs, compositeurs, ingénieurs son, musiciens de studio et tutti quanti).

Et puis, et puis… le numérique est arrivé.
Enfin le téléchargement de musique numérisée…

Depuis un moment déjà, les ventes de disques ont fortement chuté (vive le numérique, les téléchargements et leurs plateformes…), pour ne pas dire qu’elles ont subi le sort de la Peau de Chagrin.


Les Droits et les Sociétés qui les défendent

La plus fameuse d’entre elles étant la SACEM : Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique.

C’est grâce à ces sociétés que les droits (d’auteur, compositeur, interprète, musiciens…) sont défendus… et les artistes rémunérés, notamment à l’occasion de la diffusion (radio, télévision…) des morceaux de musique.
Certaines taxes sur les supports d’enregistrement (cassettes audio, CD enregistrables, supports mémoire numériques) et même abonnements d’accès à Internet visent également à reverser des droits aux artistes ainsi défendus.

Si ce type de revenu peut rester marginal pour des artistes peu connus (et par définition, souvent peu diffusés), il peut être considérable pour des artistes très connus et/ou diffusés.
Certains auteurs de one-hit wonder (succès sans lendemain, en Français) – c’est à dire des artistes ayant connu un succès majeur dans leur carrière – en retirent des rentes qui leur permettent de vivre, parfois très bien (et franchement, ben j’en suis ravi, parce qu’ils le méritent).


Pour résumer, les musiciens professionnels connus ont vu leurs revenus chuter ces dernières années, pour ceux qui font surtout du studio, et carrément plonger suite à 2 années de mas… crise sanitaire.

Les peu ou pas du tout « notoires », eux, ils ont connu ni plus ni moins qu’un arrêt brutal de leurs revenus (hors éventuelles indemnités Pôle Emploi Spectacle).
Parce que les droits reversés, forcément, quand tu es peu diffusé… Ben ça ne fait pas grand chose.


Mais alors… quel est le modèle économique pour les musiciens de nos jours ?
Nous y venons.


In Vinyle Veritas de Patrick Betaille | Éloquence et désaveu du Cover Art



4- Musique & Numérique | Le Modèle Économique actuel dans la Musique


Oui, parlons boutique en 2021.

Les concerts, c’est vu : ça dépend du sens du vent, donc ça reste fragile.

Les disques : j’en reparle à la fin, et j’en causerai plus encore à l’occasion d’un prochain billet.

Les droits SACEM et autres : c’est formidable quand tu es très diffusé.
Sinon, ça paye quelques paquets de pâtes.

Alors il nous reste les ventes de musique par téléchargement, et là, c’est épique & ça pique.


Les Revenus mirobolants de la musique numérisée

Tu vas voir, ça va te vendre du rêve…

Je vais tout de même te proposer la comparaison entre les revenus issus de la vente d’un disque, et ceux issus de la vente d’un LP par téléchargement.

Histoire d’être dans les clous, je me suis basé en grande partie sur un article du site Atlantico.


Dans les belles années du disque, le 45 tours (puis le CD 2 titres – et si si, ça revient), c’était le produit phare, qui permettait aux ayants droit d’obtenir des revenus incomparablement plus élevés qu’avec la formule actuelle.

Au passage, il semble que les taux de rémunération de la formule numérique soient moins avantageux (ça doit être un principe lié à la valeur ajoutée du service…).

Les pourcentages peuvent être plus élevés en fonction de certains seuils de vente, et plus encore si l’artiste cumule plusieurs casquettes (auteur, compositeur, interprète).

Revenus liées aux ventes de musique disques vs. téléchargement
– Source : mon tableur et 1 heure de travail (au moins) –
+ le site Atlantico.

Et surtout, pensez-bien à aller sur la plateforme machin acheter notre album !

Ça c’est un truc du tonnerre et qui doit fonctionner prodigieusement bien, à l’issue d’un concert.

Fut un temps, un groupe – même s’il n’avait pas une grosse notoriété – pouvait vendre ses disques (issus de petits ou moyens tirages) sans trop forcer la main, à la fin d’un concert.

Il y en a beaucoup qui le font encore. Enfin qui tentent. Même qu’il y en a qui y arrivent.
Mais bon… hein…

Il est aisé de comprendre qu’un certain nombre de personnes allant à des concerts (de groupes ou chanteurs peu connus) et bercées par les sirènes du « tout gratuit sur le web » passent un très bon moment… mais puissent se dire « bon il est gentil lui, j’ai bien kiffé son concert, mais alors son disque à 15 boules ou aller sur [tuuut] acheter son LP 10 boules, alors que déjà j’en ai eu pour 15 boules de concert et 20 boules de binouze, cimer Albert, j’ai le crédit de la R16 à payer, et puis il y a toutes ces plateformes plus ou moins clandés qui me permettront de l’avoir gratos. Déjà que j’lui ai financé le gasoil de son utilitaire, faut pas déconner non plus ».

Ainsi s’éteignit l’espèce de l’homo musicus semi-professionalus.


Je rends également à Corine ce qui appartient à Corine (je parle d’elle à la fin de ce billet), car c’est elle qui m’a rappelé cette triste réalité.


Donc, ce modèle numérique pour la musique, si tu passes sur les grandes radios, à la télévision et qu’en plus on te prête le musée du Louvre pour tourner tes clips, je comprends, ça fait le café.

Mais mes copains musiciens, puis tous ceux que je ne connais pas, eux, ils rament, surtout quand le pays est claquemuré.

Comment k’on fait alors ?

On s’en fout, z’avaient qu’à traverser la route ou avoir un vrai métier ?

Ou alors… suspens terrible / page de pub’ maison / et the miracle of the record.


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5- Musique & Numérique | Recommençons


Mais que recommençons-nous ?

Oh ben comme d’hab’ : refaisons un tour de manège.
Comme avec le tramway (oui, je kiffe cette référence, et comme c’est ma création, j’suis grave fier – et profites-en pour lire l’article sur les ATC & Trikes, tu verras, c’est rigolo).


Recommençons à produire VRAIMENT des disques


Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
– Source : Image par Florian Kurz de Pixabay –

Bien entendu qu’il s’en produit – et s’en vend – encore.

Mais par rapport à il y a 20 ou 30 ans, c’est peanuts.


Le problème réside notamment dans le fait que les moins scrupuleux en tête, mais finalement la plupart d’entre nous, petit à petit, nous sommes amenés à faire de la musique enregistrée un produit de consommation très banal.
Et tant qu’à faire… gratos, hein..

T’as envie d’écouter le dernier morceau d’untel ?
Allez, un p’tit coup de téléchargement, ça s’ajoutera à mes 2 500 heures de musique téléchargée.

Mais punaise, quand as-tu le temps d’écouter tout cela ? oO

Plus de 24 jours d’écoute non stop…

Y a tout de même un soucis là…

Mais comme le dit Brad Pitt / Joe Black à Anthony Hopkins / William « Bill » Parrish dans « Rencontre avec Joe Black » :

« Dans la vie, il y a toujours des solutions »


À lire également sur RYL :



Le moment de poésie de cet article est venu…


Oui, il se fait tard, j’ai des courses à faire, il va faire tout noir, les loups vont bientôt sortir, et tout cela m’amène à te dire ceci, en toute simplicité :

Nous sommes nombreux à nous être faits mettre par le numérique, au niveau de la musique.


Les Artistes

Voir tout ce que j’ai écrit plus haut concernant les disques.

Avec toute la chaîne de propagation de la misère que cela induit au niveau des invisibles (mais qui ont bien besoin, eux aussi, de manger).


Les Consommateurs

Je te fais rapidement la blague concernant le mot consommation : con qui reçoit une sommation.


Parce que quand tu achètes de la musique au format numérique, via la plateforme X ou Y, en fait tu achètes un droit à l’écouter avec un système propriétaire.

En plus – même si j’avoue ne plus avoir acheté de musique depuis un bail – à fortiori par téléchargement (mais je l’ai fait, et pas qu’un peu), ce système propriétaire comporte un nombre limité de réplication.
Alors peut-être cela a-t-il changé… mais le doute m’habite.

Tu changes de smartphone et de tablette ?

Ben ne le fais pas trop souvent, parce que quand tu vas vouloir transférer tes musiques « achetées », tu verras un jour une mention du type « licence expirée ».

C’est pas beau ça ?

Avec un disque acheté, tu n’as pas ce problème. Tu le passes à la moulinette de ton application / logiciel, et en voiture Simone, tu peux écouter ta musique – aussi – sur ton téléphone, ta tablette ou ton PC.

Et bien entendu sur ta superbe platine disques. Et ça, c’est le gros kiff.

Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
– Source : Image par Steve Buissinne de Pixabay –

Mais je n’ai pas du tout envie de terminer sur une note aussi sinistre. Notamment parce que je tente de faire mienne la réplique de Joe Black.


Music Wars : un Nouvel Espoir

Si si.

Ce billet, c’est juste ma réflexion sur ce thème, et cette réflexion n’engage que moi.


Et là, une fois encore, tout redevient merveilleux

Figure-toi que genre incessamment sous peu très bientôt dans les meilleurs délais, tu vas découvrir tout(e) ébahi(e) un autre article, cette fois-ci consacré à une société française qui fait revivre les vinyles. Oui, du Made in France comme nous l’apprécions chez RYL (sachant que nous apprécions également Sheryl).

C’est d’ailleurs sa dirigeante, Corine, qui m’a évoqué l’une des excellentes raisons qui participent au revival du disque vinyle : permettre aux musiciens de regagner plus de sousous.


Bonus track


– Youtube | 50 Cent ft. Justin Timberlake / Ayo Technology –

Bisous mes Loulous 🙂

Olivier



Crédits :

Illustration Principale : Image par Maike und Björn Bröskamp de Pixabay
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs


Sources Documentaires :
Wikipedia

https://www.atlantico.fr/article/atlantico-light/combien-gagnent-reellement-les-artistes-pour-un-cd-ou-un-fichier-mp3-vendu–l-adami-donne-les-chiffres



Auteur de l’article :

Musique & Numérique : cohabitation douloureuse
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