Le Tour du Monde en Tatouages

Le Tour du Monde en Tatouages

22 décembre 2021 0 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 5 minutes
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Le Tour du Monde en Tatouages : c’est ce que nous propose Cookie Kalkair avec « Lever l’Encre », un carnet de voyage sous forme de BD & de scrapbooking.


Ma question quasi existentielle a été de savoir si je devais classer ce livre dans la catégorie Bande Dessinée ou bien dans la catégorie Tatouage.

J’ai choisi, c’est dans la catégorie Tatouage.


Sommaire :


1- La Recette de ce Cookie

2- L’Histoire

3- Le Personnage Principal

4- L’Auteur

5- L’ingrédient en trop
(mais la recette reste tout de même bonne)



Recette pour faire un bon cookie

Pour faire un bon cookie, il faut de la bonne pâte à cookies et de bonnes pépites, et parfois un soupçon (ou plus) de toping, pour les plus audacieux.


La recette de Cookie Kalkair

Eh bien la recette a été bien appliquée – de manière imagée, j’en conviens.

L’auteur a pris un carnet de voyage, y a mis de généreuses pépites de BD ainsi que quelques morceaux de scrapbooking.

Le résultat est goûtu et très agréable, avec juste un bémol que j’évoquerai rapidement en fin de billet.
C’est globalement un très joli livre, agréable à lire (à part donc cet ingrédient qui peut gâter le gout).


2- Le Tour du Monde en Tatouages | L’Histoire et le Livre


De ce livre, qui s’appelle donc Lever l’Encre, et non pas Le Tour du Monde en Tatouages.


L’histoire, les histoires


L’histoire, c’est celle de plus en plus d’entre nous : celle d’un addict au tatouage.

Sauf que cet addict-là, il raconte son parcours, de pays en pays, de ville d’Europe en ville d’Amérique du Nord ou d’Asie. Avec un escale à Tahiti.

Parce que Cookie, c’est un genre de marin au long-cours, qui au lieu d’avoir « une femme dans chaque port » choisit de se faire faire un tatouage dans différentes villes du monde.

Les histoires, ce sont des scènes de vie, puis de ses rencontres, notamment avec des tatoueurs.

Parfois, il s’attarde sur des petits morceaux d’histoire du tatouage, ou il aborde la question de la culture particulière d’un pays vis à vis du tatouage – le cas le plus particulier étant celui du Japon.

NDLA : Je voulais à une époque écrire quelques bouts d’histoire à ce sujet, et me documentant, j’avais appris qu’au pays du katana et du sushi, le tatouage reste très connoté yakuza. Ça n’est pas le meilleur endroit au monde pour te promener torse-nu si tu es blindé de tattoos.

Le Tour du Monde en Tatouages
– Source : mon achat d’aujourd’hui –

Le Livre en lui-même

Dans sa structure, le livre est assez original.

C’est un carnet de route en forme de BD, ou une BD de type carnet de route, avec quelques passages plus rédigés, des cases avec phylactères, d’autres sans, des parties façon scrapbooking, des pages de texte…

On retrouve parfois quelques codes du manga, même : dimensionnement très irrégulier des cases, très peu de décors.
La part est ainsi faite belle aux personnages. Ce qui correspond bien à l’envie de mettre en valeur des rencontres.

Au niveau graphique, le choix des couleurs est assez original : le papier est orange, le trait est en noir, les textes également – la plupart du temps. Un bleu turquoise fait figure de couleur pour l’encre, mais aussi de quelques (rares) éléments de décor.

J’ai passé un bon moment à feuilleter d’abord, puis parcourir plus en détail cet objet vraiment sympa, assez atypique par rapport à ce que je lis habituellement en matière de BD.

Je vais préciser un point qui me semble important : il s’agit d’un bouquin orienté BD. Tu n’y verras pas d’incroyables tatouages en photo.
C’est un super livre sur le tatouage. Sans véritablement de représentation qualitative des tatouages.
Un super bouquin d’histoire de tatoués et de tatouages, avec beaucoup d’humour.


3- Le Tour du Monde en Tatouages | Le Personnage Principal


Il y a quelque chose de Martin (Veyron) dans « L’Amour Propre (ne le reste jamais bien longtemps) » dans le personnage autobiographique de Lever l’Encre.

Le thème n’est pas du tout le même, bien entendu.

Ce qui m’amène à faire cette comparaison, c’est l’autodérision et le côté volontairement candide, puis l’humour parfois grinçant, de Cookie.

Cet aspect rend – en plus de toutes les autres qualités de l’ouvrage – la lecture de « Lever l’Encre » tout à fait jouissive.



Le Tour du Monde en Tatouages
– Source : capture d’écran du site web de Cookie Kalkair –

L’Auteur : Cookie Kalkair


Charles « Kalkair » Huteau, donc, AKA Cookie Kalkair, est un artiste pluridisciplinaire.
Un touche-à-beaucoup-de-choses, avec du talent.

Il sait aussi bien écrire des livres que des BD, réaliser des films d’animation, et pratiquer à l’occasion le vjing.

Pour ce qui me concerne, je ne le connaissais pas avant d’avoir découvert ce livre.
Et je perdais quelque chose d’intéressant.


Son site web

Site web de Cookie Kalkair >>


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5- L’ingrédient en trop (mais la recette reste très bonne)


Comme tout le reste, ceci est mon avis personnel.

L’ingrédient de trop, c’est l’écriture inclusive, présente au niveau des textes (hors phylactères – ou alors ça m’a échappé).

Je n’en peux plus de cette horreur. C’est dégueulasse. Ça sent la culture woke, et ça abime la langue française.
Et puis au sein d’un ouvrage aussi sympa à la base, ça ne fonctionne pas.

L’écriture inclusive, c’est pour les bobos parisiens et leur mairie ou pour les talibans du politiquement (soi-disant) correct.
Un truc qui ne changera rien à la vie des femmes, à part leur coller des migraines supplémentaires. Et qui fera chier celles qui ont appris à bien écrire.

C’est comme ce « celles et ceux » très pestilentiel, qui devient une norme sociale. Ça me file la gerbouille.

Comme un ingrédient en trop dans un plat que tu trouves bon, mais parfois, tu as un gout de beurk sur la langue, qui passe plus ou moins vite (selon ta tolérance au mauvais condiment, et sa persistance en bouche).

Sans cela, ce livre aurait été tellement délicieux qu’il m’aurait rappelé les cookies au chocolat blanc que me préparait une de mes assistantes, tous les mercredis matin (bisous Sandy).

Bon, ça c’était pour faire la blague par rapport au nom de plume de l’auteur.
Et envoyer des bisous à Sandy.

Mais franchement, c’est globalement un très joli livre, agréable à lire (à part donc cet ingrédient qui peut parfois gâter le gout, si comme moi, tu ne kiffes pas le wokisme et son arme de destruction massive de la langue française : l’écriture inclusive).


Comment Lever l’Encre est-il arrivé entre mes mains ?

Crois-moi ou non… Je l’ai acheté. Hier même.

J’étais en vadrouille en ville (oui, j’habite à la pampa…), à Chalon-sur-Saône.

Et comme la Librairie La Mandragore s’y trouve également et que je viens de publier – avec le précieux concours de Paulineun premier billet en collaboration avec cette belle institution du livre à Chalon, j’en ai profité pour aller découvrir la boutique, physiquement.

Superbe librairie avec une devanture qui claque, toute en bois peint en rouge, avec plein d’experts du bouquin dedans (et plein de monde en cette période de fêtes de fin d’année).

Une dépense de 14,95 euros plus tard, je suis ainsi entré en possession de ce livre.
Et j’en suis bien content.


La note RYL pour Lever l’Encre

Note : 4 sur 5.

Sans l’écriture inclusive, c’était du 4 étoiles et demi, voire 5.


Bisous mes Loulous 🙂

Olivier



Crédits :

Illustration Principale : Image par stokpic de Pixabay
Vidéos et Musique : Youtube & les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs


Sources Documentaires :
https://kalkair.com/



Auteur de l’article :

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