Fête de la Musique anticipée & élections

Fête de la Musique anticipée & élections

20 juin 2022 2 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 5 minutes
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Fête de la Musique anticipée & élections, quel curieux mélange, j’en conviens.


Hier soir, j’étais en dèche de clopes. Alors oui, fumer, c’est mal. Fumer pue, ça coûte beaucoup de thunes et c’est mauvais pour la santé.

Ceci étant dit, habitant presque dans la savane, j’ai dû aller en ville, à Chalon-sur-Saône, pour être précis.
Forcément, un dimanche soir à la campagne…

Je me suis cassé les dents ou presque à la gare, ne trouvant que la porte close du tabac qui s’y trouve, pour une raison que j’ignore.

J’ai aperçu un restaurant pas très loin, qui donne sur le parvis de ladite gare.

« Bonjour M’sieur, vendez-vous des clopes, c’est pour une urgence ! »

Garçon aimable, mais son établissement ne deale point cette denrée.


Sommaire :


« Drôle » de fête…
Ça n’était pas vraiment la Fête de la Musique, juste une répétition…

L’École des Fans
Tout le monde a gagné ! Sauf nous…

C’est pas facile
Ah ben non alors…

Bonus track

Quand j'étais un Blog
Le Blog de RYL

« Drôle » de fête…


En repartant, j’ai aperçu et entendu un musicien de rue, sur le parvis.
Il était seul avec sa gratte, son micro en pendentif et son ampli. Personne autour de lui, alors qu’il était à 20 mètres du restau, tout près duquel il était sans doute indésirable.

Comme il ne me restait pas longtemps avant qu’il ne soit 21 heures et que le garçon du restaurant m’avait indiqué un plan B, je n’ai pas traîné. Je me suis juste approché de mon busker du jour, et je lui ai donné une piécette qui traînait dans ma poche en lui disant bonjour / au revoir.

Hier, nous étions le 19 juin 2022. Ça n’était pas encore le jour officiel, mais disons qu’il y a eu un genre de répétition générale, à la faveur d’un dimanche.

Faites / Fête de la musique, qu’ils disaient, et mon busker, il jouait pour je ne sais pas trop qui.

Ça m’a tout de même remué, ce truc.


Sometimes, it makes me wonder

Nous chantaient les Grandmaster Flash dans « The Message ».

« It’s like a jungle sometimes, it makes me wonder
How I keep from going under
»
– Extrait des paroles de The Message | Auteur : Ed Fletcher & Melvin Glover (Melle Mel) –

« C’est comme une jungle parfois, ça me fait me demander
Comment j’évite de sombrer
»


Forcément, tu te demandes comment nous avons pu en arriver là.
Cette indifférence qui nous désunit, la misère à côté de l’opulence, la France ressemble de plus en plus à ces pays du tiers-monde où se côtoient bidonvilles et villas fortifiées, et on imagine bien que les déserts médicaux seront tôt ou tard couverts par des dispensaires.
Les jacquouilles iront là-bas, les lords iront chez les toubibs golfeurs dans les cliniques privées.

Et puis nous seront de plus en plus nombreux à jouer de la guitare pas trop loin de ceux qui auront encore des thunes.
Ça sent tout de même la fin de cycle tout cela.

Moi, j’suis pas communiste pour deux ronds, pas plus anti-capitaliste, parce que capitaliste, j’en suis un et j’en ai vécu des années durant de ce système (sans fricoter avec ses excès). Dans sa version libre (enfin…) entreprise et économie de marché.
Alors le côté politicien du débat politique, les querelles de clochers etc., depuis le temps, il m’en touche une sans faire bouger l’autre.

Et puis les révolutions, la violence, pour finalement remplacer des dirigeants qu’on apprécie pas par des tyrans, no thanks mate.

Par contre, il y a un gros bug dans le système et à un moment, il va falloir que tout ce monde-là redescende du cocotier qui leur sert de perchoir, parce qu’on en a gros, Sire.

Il n’y a pas moins d’argent, c’est juste qu’il circule mal. Il y a des points de congestion, alors forcément, il y a des organes qui soufrent, par manque d’irrigation.
Un genre d’athérosclérose et d’embolie financière, de mauvais feng-shui dans notre maison de l’économie.


J’t’ai plombé le moral ?

Désolé, passons donc à la partie presque (presque) rigolote. Enfin pas tant que ça, mais bon, hein, voilà quoi.


L’École des Fans


Hier soir, second tour des élection législatives en France.

Et là, ça a été une autre fête de la musique façon « l’École des Fans » : ces vendeurs de larmes ont tous gagné.
Les seuls à avoir vraiment perdu, c’est nous, les con-tribuables.

Entre ceux qui chantent « ça ira, ça ira », Fabien-les-jours-heureux ou d’autres qui chantent « Gare au gorille », puis les inévitables séances d’autocongratulation pour certains, et côté ex-majorité présidentielle, un florilège de jérémiades – « c’est trop injuste après tout ce que nous avons fait » (ma foi, si tu l’dis) ou « bon ben les gars, z’allez bien voter nos lois qui vont dans le sens de ce que vous dites, parce que ça va être compliqué de gouverner hein, sinon, alors what the fuck, appuie fort, y a du carbone ».

Ben écoute, sache que c’est compliqué aussi d’être gouverné par toi et tes copains, ainsi tu as un échantillon de la complexité de nos vies.

Alors entre l’école des fans et ces vendeurs de charme, j’ai forcément trouvé avec facilité mon bonus track.


C’est pas facile


Comme nous l’avait décliné sous forme d’anaphore un ex-président de la république.

Alors sûrement que ça n’est pas facile de gouverner, surtout une bande de gaulois réfractaires infichus de traverser la rue comme nous formons, mais bon, tout ça nous coûte tout de même un pognon de dingue, alors we want our money back, nous aussi.

Sûrement – également – que je ne serais pas assez génial pour trouver des solutions miraculeuses, mais j’ai l’outrecuidance de penser que j’ai quelques pistes de réflexion. Une piste, c’est un début, mieux même : une voie.

Sinon les génies & les chwinners, maintenant, vous n’avez plus qu’une solution, celle que j’aurais aimé que vous trouviez avant qu’elle ne vous soit imposée par le vote des gaulois réfractaires et tutti quanti : mettez-vous d’accord et faites-nous avancer, plutôt que de gâcher votre génie si souvent vanté en verbiages et en promesses que vous avez du mal à tenir.

Tous ensemble, tous ensemble

Avec un meilleur résultat que celui obtenu à l’occasion du Mondial 2002, sivouplé.


Bonus track


– Youtube | Daniel Balavoine / Vendeur de Larmes –

Un extrait qui tombe à point nommé :

« Oh bluesmen en paille et mal appris
Dégueulent dans micros et amplis
Qui tournent le dos à Rossini
Débutant comme des stars finies

Révolutionnaires qui comptent pour du beurre
À l’ombre d’une ville en pleurs
Piquer un sac même à un vieux
Y’a vraiment pas de quoi être fier
»
– Extrait des paroles de la chanson « Vendeur de Larmes » | Auteur : Daniel Balavoine –

RIP Daniel, le messie de mes 18 ans.
Putain d’hélico.


Bon ben voilà, c’est ça la partie blog de RYL, tu comprends pourquoi je l’ai tagueulée durant un long moment, hein ? 😀

T’inquiète, cette semaine, côté magazine, il devrait y avoir encore pas mal de musique (not’ Fête de la Musique à nous) et p’t’être bien du cinéma. D’après les informations que j’ai pu recueillir.


Bisous,

Olivier


Et maintenant, p’tite page de pub interne.


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(et cette sélection est vachement plus sexy que ce billet – mais il fallait que ça sorte)




Crédits :

Illustration principale : Image par Igor Ovsyannykov de Pixabay
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