Viens te Faire Chahuter

Viens te Faire Chahuter

14 mai 2022 3 Par Will « MacCoy » MC
Temps de lecture estimé : 6 minutes
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Non, « Viens te Faire Chahuter », ce n’est pas une proposition malhonnête que j’émets. J’suis pas comme ça.
C’est plus une chanson de Michel Polnareff. Avec 2 FF, comme dans « Force Fantasme ».


Sommer :


1- Pourquoi cette chanson de Michel ?
Ben pourquoi pas, d’abord ?

2- Le Clip Officiel
C’est beau, et il a coûté tout plein de thunes !

3- Dissection du Clip
C’est moche comme terme. Certes.

4-Le cover par Steeve Estatof
Tout à fait excellent.

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Viens te Faire Chahuter
– Image par 1tamara2 de Pixabay –

1- Pourquoi cette chanson de Michel ?


Michel Polnareff, on l’apprécie ou pas (moi je surkiffe, je trouve que c’est un génie), parce que comme on dit « Des goûts et des couleurs, on ne discute pas… et pourtant on ne fait que ça », propos que l’on prête à Friedrich Nietzsche (le célèbre footballeur, comme chacun sait). Il parait que la citation est apocryphe (le fameux philosophe moldave), mais on s’en fout.

Que ce soit ce bon Fred le footeux qui l’ait dit ou quelqu’un d’autre, le concept est intéressant : nos préférences (artistiques et autres = nos goûts) ne sont pas forcément induites par des critères rationnels, donc ne devraient pas faire l’objet de discussions argumentées (vu que c’est plutôt irrationnel), et donc objet de débat. Pourtant, c’est souvent le cas (sinon les critiques artistiques seraient obligés de se trouver un vrai job de production). Qui n’a jamais expliqué à un ami ou autre pourquoi il trouve que la chanson machin est remarquable, que si t’aimes pas Gainsbourg, c’est que t’es rien qu’un cuistre qui ne comprend rien à la musique (LOL).

Voir notamment la pipeaulogie autour de l’art (surtout moderne) avec les experts qui t’expliquent que ce que ton cerveau prend pour un colombin coulé dans le bronze, c’est en fait « une métaphore sur l’impermanence des choses malgré une apparence figée dans le temps, parce que tu vois, un jour, le bronze il fondra et il ne restera plus qu’un amas, et c’est complètement ça que l’artiste a voulu exprimer, c’est la transcendance des mandalas, mais toi tu ne comprends pas, parce que t’est qu’un pôv’ con, alors casse toi » (et tu as beau regarder attentivement, toi tu ne vois effectivement qu’un amas).

Oui, nous nous éloignons du sujet, j’en conviens, mais c’est comme le bronze : il fallait que ça sorte.

La discographie de Michel Polnareff est pour le moins impressionnante, et ce titre n’est pas forcément celui que l’on diffuse le plus à la radio (ouais, j’suis old school, j’écoute la radio FM).

Alors c’est notamment pour cela que j’ai envie de t’en causer, de cette chanson, parce que je la kiffe, et puis le clip est terrible. Enfin je trouve.

Parlons-en du clip : il a dû coûter environ 1 million de francs (t’as pas connu le Franc ? C’était notre monnaie à l’époque où la France était encore un pays non dilué dans le machin européen).
Record en son temps.

Ledit clip est raccord avec la chanson (ça n’est pas toujours le cas) : place au charnel, et oublie le mariage, chérie.

D’ailleurs, en écoutant le texte, je ne peux pas m’empêcher de penser à la chanson « Faut pas rêver » (en moins hard, tout de même) de Patrick Juvet (texte écrit par Jean-Michel Jarre, à l’époque où il était un auteur assez prolifique, car oui, Jean-Michel a été parolier, c’est d’ailleurs lui qui a écrit « Les Mots Bleus » pour Christophe).
La chanson traite d’une envie de relations charnelles, sans mariage «Trop tôt pour parler de mariage / Moi les papiers ça me rend sage ».
Du sexe débridé, dans un esprit carpe diem, parce que demain, c’est dans longtemps et qu’on s’en fout (sauf si c’est pour remettre ça).

« Moi je ne pense qu’à ce soir »

(paf, ça, c’est fait)

Le charnel, c’est un thème cher à Michel, mais il serait très réducteur de limiter son œuvre à une ode à la joie, à la frivolité et au sexe. Des chansons telles que « Ça n’arrive qu’aux Autres » ou « Un Train ce Soir », par exemple et pour ne citer que celles-ci, ne sont pas ultra branchées joie ni sexe, drogue et rock’n’roll.

Mais là, nous sommes en plein dedans. Le titre aurait pu être « Viens (donc) te faire gamahucher » (tiens, la définition, c’est cadal).

Bon, on se la consomme la vidéo ?

Ceci est une question rhétorique, je n’attends pas de réponse, hein, donc on enchaîne sur le clip.
Mets ton slip de bain !


2- Michel Polnareff | Viens te faire chahuter


– Source : Youtube | Michel Polnareff / Viens te faire Chahuter –

Allez, on dissèque le clip maintenant !


3- Dissection du Clip


On ouvre et on r’ferme après


La scène d’ouverture dans le parc aquatique avec le défilé de naïades, ça m’évoque une autre scène d’ouverture, celle du clip de « Se a vida é » des Pet Shop Boys (ne cherche pas plus de rapport que cela avec la chanson du jour).
Mais j’te propose tout de même le clip, ci-contre, parce que je t’aime.

Après, c’est Michel dans son bain, avec les naïades qui sortent de l’eau.
Puis ensuite, une p’tite séance de chahut dans le lit avec des couvertures motif tigré (avec des vrais tigres autour), et après il enchaîne, vêtu d’un legging motif panthère tout en téléphonant à sa dulcinée pour lui dire que le mariage, c’est pas pour tout de suite – un genre de préquel à « Goodbye Marilou », son futur hymne au Minitel rose.

Après, il y a mon passage préféré, parce que quand je regarde le clip, j’imite la séance de clap clap tout seul devant mon PC, ça me fait travailler le rythme.

Ensuite, un p’tit passage en lit-voiture dans une rue qui évoque les USA (une allusion à son exil), puis une verbalisation par une jolie motarde la police, ce qui lui provoque une érection… de guitare, voyons (Michel n’allait tout de même pas montrer son kiki, faut pas déconner. Chahuter, d’accord, mais pas déconner). Ne me cachez pas ce solo de guitare que je ne saurais voir !
Et p’tit coup du visionnaire Michel : la motarde qui tourne son calepin rectangulaire à 360°. Bien vu Michel, tu annonces les tablettes et l’accéléromètre des devices mobiles !
Et les soirées mousse.

Et pour le final, not’ Michel qui termine en gâteau, qu’il offre en partage aux naïades de retour : le sexe, c’est de la consommation.

Un curieux remake ultra-charnel de la cène du Christ ?
« Prenez et mangez ceci est mon corps » ?

– Source : Youtube | Pet Shop Boys / Se a vida é –

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4-Le cover par Steeve Estatof


Sans plus attendre…

– Source : Youtube | Steeve Estatof / Viens te faire Chahuter (cover Michel Polnareff) –

Steeve Estatof, si tu ne le connais pas ou ne te souviens pas de lui, il a été lauréat d’un célèbre télé-crochet, en 2004.

Là encore, les goûts et les couleurs bla bla, toujours est-il que je trouve que cet artiste a un vrai talent.
Notamment – outre ses qualités artistique intrinsèques – celui d’avoir eu l’intelligence de reprendre une chanson qui n’est pas la plus mainstream au sein du répertoire du grand Michel.

Le truc qui m’interpelle, c’est que la chanson traite notamment de la notion de consumérisme sexuel (dixit l’analyse de ma gueule), et que les télé-crochets modernes révèlent de manière outrancière à mes yeux, finalement, ce que sont les artistes pour l’industrie musicale : des biens de consommation.

Combien de vainqueurs de ces émissions ont vraiment fait carrière ?
Je veux dire plus exactement « combien n’ont pas été construits et utilisés comme des produits ? ».

Et cela ne prévaut en rien de leurs qualités artistiques. J’ai vu plein de talents dans ces émissions-là, mais que leur est-il arrivé ?

J’ai bien envie de te dire qu’on les a invités à venir se faire chahuter, sans promesse de mariage, sans pension alimentaire après le divorce ou l’abandon du domicile conjugal.

Pour tout cela : good game Steeve, et j’espère qu’on te reverra plus souvent à la télévision (et ailleurs).



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Mais j’t’ai rien dit, hein…


Bisous mes chéris 🙂

Will



Crédits :

Illustration principale : Image par efes de Pixabay
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Sources Documentaires :

Wikipedia, who else?



Auteur de l’article :

Will « MacCoy » MC
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