Dancing With Tears in my Eyes de Ultravox

Dancing With Tears in my Eyes de Ultravox

24 septembre 2022 1 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 11 minutes
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« Dancing With Tears in my Eyes » est manifestement la chanson signature du groupe britannique Ultravox, qui s’est trouvé propulsé dans le top des charts grâce à Midge Ure (devenu le chanteur et guitariste du groupe suite au départ de John Foxx).


Sommaire :


Note : si tu es du genre angoissé(e) ou inquiet(e) par rapport à la situation actuelle, zappe les 2 premiers chapitres. J’dis ça pour ton bien.

For our Italian readers / per i nostri lettori Italiani >>

1- La chanson

2- De quoi qu’ça cause ?
Le mieux aurait été que je demande de suite à Midge, j’aurais gagné du temps.

3- Ultravox
Du rock’n’roll seventies à la new-wave synthtruc.

4- Bonus tracks
Avec une interview de Midge Ure, qui explique comment la chanson est née, ainsi qu’un live et un magnifique cover de Giampiero Frulli.

En Savoir Plus >>


1- Dancing With Tears in my Eyes : la chanson


– Source : Youtube | Ultravox / Dancing With Tears in my Eyes –

Bien bien. Nous sommes en 2022. Depuis la sortie de ce clip vidéo, en 1984, nous avons eu les catastrophes survenues au sein des centrales nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima, et en 2022, ne nous racontons pas de bobards, vu ce qui se passe là où tu sais, c’est pas joyeux, et pour tout dire, ça craint.

Cela étant dit, la disparition évanescente du couple proposée dans la vidéo (vers 2m45s) façon Yoda s’en va rejoindre la Force (j’en profite pour faire de la retape pour l’article RYL consacré à L’Influence de Star Wars) est beaucoup plus glamour que les visions apocalyptiques de Sarah Connor.

Tu ne remets pas la scène ? Bouge pas, j’te la rappelle illico.

– Source : Youtube | Le cauchemar de Sarah Connor dans Terminator 2 –

Désolé si ça te fout le cafard… Je tiens toutefois à te rassurer, nos destinées sont entre les mains de gens très raisonnables, tout est sous contrôle, y a rien à craindre, on t’envoie un SMS si y a un soucis, ou tu auras une notif’ sur l’application stop-apocalypse de ton smartphone au cas où surviendrait un incident ou une guerre nucléaire.
Et puis n’oublie pas qu’on nous avait bien expliqué que les nuages radioactifs s’étaient arrêtés à la frontière franco-allemande (z’avaient pas leur ausweis) en 1986 – non, on ne nous prend jamais pour des cons et jamais les autorités ne nous baratineraient. Enfin ça a pu arriver avant, mais maintenant, non, hein.

Mais t’inquiète, on te distribuera des pastilles d’iode, comme ça tu ne décèderas pas d’un cancer de la thyroïde – tu seras plutôt carbonisé ou liquéfié, ça dépendra de la distance, ou encore bouffé par des zombies en sortant de ton abri anti-atomique.

Sinon, elle est chouette la chanson. Puis je surkiffe Midge Ure et sa voix incomparable, sujet que je développerai au sein du chapitre 3.

À noter que la chanteuse Debbie Doss – qui avait précédemment et notamment laissé son empreinte pleine de classe à l’occasion de l’enregistrement studio ET de la première performance live du Video Killed the Radio Star de The Buggles) a participé à l’enregistrement de cette chanson, en tant que choriste.


2- Dancing With Tears in my Eyes | De quoi qu’ça cause ?


Forcément, après avoir vu la vidéo, tu as une petite idée du sujet : une centrale nucléaire va exploser, tout le monde à plusieurs kilomètres à la ronde va mourir, et Midge, au lieu de courir se planquer dans un abri souterrain, il file rejoindre sa chérie d’amour afin de rejoindre le grand mystère, entourée de ses bras.

Mais est-ce si clair au niveau du texte ? Je veux dire qu’une vidéo ne raconte pas systématiquement l’histoire d’une chanson.

Oui d’abord, vu comme on nous ment et on nous manipule, qui nous dit que Midge et ses copains n’ont pas raconté une toute autre histoire dans la chanson ?

Alors j’ai lu et relu le texte. Si si, tel un écolier laborieux – c’est pour tenter de rattraper la mauvaise volonté patentée dont je faisais preuve lorsque j’étais séquestré dans des établissements scolaires contre mon gré.

Je ne lis rien qui parle d’une catastrophe (nucléaire ou autre), mais j’y trouve notamment ces passages :

« It’s hard to believe that it’s my last time
The man on the wireless cries again
It’s over, it’s over
»

et puis :

« Weeping for the memory of a life gone by » […] / « Living out a memory of a love that died »

Alors là, je sens bien que ça parle d’un drame – le gars à la radio qui dit que tout est fini, une vie passée que l’on pleure, vivre dans le souvenir d’un amour révolu toussa toussa, ça sent le truc pas glop.

Alors de quoi peut-il bien s’agir ? De la perte d’un être cher, de la fin d’une relation amoureuse, du chat de la maison qui s’est barré avec la télévision ?

En misère d’arguments probants en faveur de ces pistes, j’ai fait quelque chose que j’évite généralement de faire : j’ai recherché des explications de texte sur le web.

Et comme te diraient les gens qui n’ont jamais été au chômage, quand on cherche, on trouve. Ce qui fut fait sur le site SongFacts un article qui cause de la chanson qui propose une discussion relative à la signification des paroles :

J’y ai trouvé une foule de choses intéressantes, notamment cette hypothèse :

« I think this song, given that it was released in 1984, at the begining of the AIDS crisis, when so many of us lost so many lovers, friends, dance partners, is about a gay man, dancing at a club, crying because so many of his closest friends are dead or dying… »
– Source : Dave, résidant à San Diego (là où il fait souvent chaud – c’est pour la rime) / sur le site SongFacts

Ma foi, pourquoi pas, c’est plausible, une fois que tu chausses ces lunettes-là.

J’y ai également appris qu’il y eut par le passé une chanson du même titre, chantée par Ruth Etting :

– Source : Youtube | Ruth Etting / Dancing With Tears in my Eyes –

Et là, stupeur, je me suis dit qu’Ultravox avait sorti un cover. Après vérification, que nenni.
Alors merci à toi, Lugi de Bologne, et surtout merci beaucoup de nous avoir égarés (comme si je n’étais pas capable de le faire moi-même).

En outre, la chanson en question ne me fait point frétiller.

Puis Doug de Los Angeles (punaise, ça ne rime pas aussi bien que Brice de Nice) nous dit ceci :

« I never interpreted this song to be about nuclear war. I don’t know if the band ever stated this is what it’s about. The video depicts a nuclear holocaust, but it was a reactor meltdown, not a bomb. I saw this as a symbol of a dying romance. How about the line (repeated several times in the song), « Living out a memory of a love that died »? Also in the video we see an open champagne bottle when he gets home, it suggests the woman was having an affair. »
– Source : Doug de Los Angeles (et non pas Brice de Nice) / sur le même site

Ben oui, il a raison Doug. Je le suis à 100% pour ce qui concerne le fait que la vidéo montre clairement un accident au sein d’une centrale nucléaire, pas le drop d’une bombe atomique, et le coup de l’histoire de cocufiage, pourquoi pas… Après, j’avoue que le truc de la dame qui attend Midge à la maison et le seau de champagne pas loin, signe du cocufiage en question… c’est capillotracté (elle a bien le droit d’avoir préparé ce champagne pour son Midge chéri).

Punaise, me v’là bien pour te fournir une explication qui tienne la route.

Face à un tel embarras, je me suis dit que finalement, le mieux était d’appeler Midge afin de lui poser la question, dans la mesure où son avis serait certainement plus pertinent que celui de Dave, Lugi, Doug ou encore moi-même.

Hi Midge, it’s me!
Who?
Ben Olivier, de Ride Your Life…
tut, tut, tut…

Suite à un incident technique, j’ai donc dû me rabattre sur Youtube – voir les bonus tracks – et ainsi avoir l’explication de Midge en personne.

Nous y apprenons alors que ce qui l’a inspiré pour cette chanson, c’est le roman « On the Beach » de Nevil Shute (adapté au cinéma dès 1959, avec un casting de rêve : Ava Gardner, Gregory Peck, Fred Astaire…).
Le pitch du livre : un groupe d’Australiens attend (pas dans le sens d’être impatient) sur une plage d’être irradié (et de ne pas s’en sortir en parfaite condition, pour ne pas dire mourir) par des nuages toxiques résultant d’une guerre nucléaire ayant eu lieu quelques mois auparavant dans l’Hémisphère Nord de not’ belle planète et qui envisagent la manière de passer leurs derniers moments sur Terre de la meilleure façon.
Ou comment faire si on devait mourir demain…

La bonne nouvelle, c’est que nous tenons là une explication officielle et bien sourcée concernant la signification de la chanson. Tant pis pour Dave, Doug et moi. Tant mieux pour la science.


3- Ultravox


Ultravox est un groupe britannique créé en 1973. Son premier nom était Tiger Lilly.

S’il est souvent classé / considéré comme un groupe de New-Wave, ceci est un raccourci, pour ne pas dire une oblitération de l’histoire du groupe.

Leur premier album – Ultravox! – est purement rock / blues-rock.

Dans les compos comme dans l’interprétation, j’y trouve des airs de Blondie et même de The Clash. Soyons clairs, je ne suis pas en train d’écrire qu’ils ont repompé ces groupes. J’ai même envie de te dire que le contraire serait possible. En fait, sauf en cas de plagiat avéré, tout est relié dans la musique. Chacun s’inspire d’autres, et cela participe de la très grande richesse de la musique.
Après, il y a des chanteurs ou groupes qui ont manifestement inspiré de nombreux collègues. Des chefs de file, des créateurs, des novateurs etc.

Quoi qu’il en soit, c’était au départ du rock britannique bien pêchu – avec la recette de base si bien exploitée par The Police et tant d’autres : chant / guitare / basse / batterie, et des prestations scéniques toniques.

Un extrait de cet album afin de te donner une idée :

– Source : Youtube | Ultravox / Wide Boys (Live @ The Rainbow Theatre / 1977) –

Nous sommes en 1977 au moment de ce concert, et la parenté avec ce que produisent des groupes comme Blondie et ceux de la vague punk est assez flagrante. Sauf que l’album Ultravox! est sorti en 1973…
Nous avons donc en Ultravox un groupe qui a su complètement coller à son époque à chaque moment de sa carrière, et est révélateur des sonorités de chaque étape.

Leurs deux albums suivants – Ha!-Ha!-Ha! (en 1977 – le groupe abandonnera le point d’exclamation après « Ultravox » à la suite de la publication de ce disque, notamment en raison d’un bordel d’ordre typographique généré par le nom du groupe ainsi graphié – Ultravox! – associé à ce titre) et Systems of Romance (1979) marquent une évolution musicale. Si les 3 instruments fondamentaux du rock (guitare / basse / batterie) sont encore largement présents, on note l’ajout de claviers – notamment de synthétiseurs, sous l’impulsion de Billy Curie.

L’album Systems of Romance est un échec commercial (relatif), et Ultravox est appelé à la comptabilité afin de percevoir son solde de tout compte – motif invoqué : z’êtes plus bankable bande de bouffeurs de budgets.
Le chanteur historique John Foxx s’envole vers de nouvelles aventures. Le guitariste historique Stevie Shears est quant à lui parti dès 1977.

Chanteur et guitariste historiques partis, leur maison de disques qui met fin au contrat du groupe… mais que vont devenir les survivants ?

La providence va bien faire les choses, cependant.

Billy Currie rencontre un certain Midge Ure en collaborant avec le groupe Visage. Séduit par la voix assez phénoménale de Midge (et également par son talent de musicien), Billy – qui reste membre d’Ultravox tout en jouant avec Visage – lui propose de rejoindre son embarcation première.

L’arrivée de Midge Ura au sein d’Ultravox (sans point d’exclamation) va tout simplement éviter au navire de sombrer après le départ de son capitaine des dabuts, qu’il va remplacer haut la main, donnant ainsi une nouvelle impulsion au groupe et l’emmenant vers des sommets jusque là jamais atteints par la formation. Ultravox a trouvé son nouveau chanteur ET frontman.
Midge va apporter en bonus sa voix tellement exceptionnelle.


4- Bonus tracks


Interview de Midge Ure concernant la chanson Dancing With Tears in my Eyes :

– Source : Youtube | Midge Ure parle de la création de la chanson Dancing With Tears in my Eyes –

Difficile d’être plus explicite concernant le texte de la chanson, puis validation de la vidéo, qui illustre bien l’histoire de la chanson.


Live studio de Midge Ure :

– Source : Youtube | Midge Ure / Dancing With Tears in my Eyes (live @ EPIC Studios) –

Magnifique version live en guitare acoustique / voix.

Il y a peu de temps encore, une autre sublime version (live avec orchestre) était disponible sur Youtube, mais ça n’est hélas plus le cas. Il ne m’en reste que le regret de ne pas pouvoir la partager avec toi.


Côté covers

Je n’ai rien trouvé qui m’ait emballé (parce que je ne suis pas un garçon facile – tout du moins pas en toutes circonstances).

Enfin c’était vrai jusqu’à ce qu’à force d’écouter différentes version de Midge himself et ainsi de perturber les algorithmes de Youtube, je trouve celui-là :

Giampiero Frulli | Dancing With Tears in my Eyes (cover Midge Ure) :

– Source : Youtube | Giampiero Frulli & Mario Guida / Dancing With Tears in my Eyes (cover Ultravox) –

Eh bien cela valait bien une attente, qui au passage, comble… mes attentes, justement.

Arrangement piano / voix afin d’éviter le cover copycat (parfois chiant et rarement réussi), le « solo » guitare joué au violoncelle, puis la voix… punaise.
D’ailleurs, la manière dont Giampiero Frulli chante me rappelle la manière dont Midge chantait dans la version qui n’est hélas plus disponible sur Youtube. Version qui est absolument sublime, au risque de me répéter…

J’dis pas ça pour te donner des regrets, hein…

J’ai au l’occasion & le plaisir d’échanger par mail avec Giampietro (Giampiero est son (pré)nom d’artiste), et il m’a indiqué avoir enregistré ce morceau durant le confinement de 2020.
Le passage « Weeping for the memory of a life gone by » de la chanson prend toute ainsi une résonance qui parle à tous ceux qui ont vécu les confinements et autres aléas politico-sanitaires de ces deux dernières années.
Pour un peu, les paroles pourraient presque être « Weeping for the memory of a life that passed away », rappelant les pertes d’êtres chers.

En savourant les arrangements du cover proposé par Giampiero, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver que c’était tout de même très bien ficelé et vraiment bien fait. J’ai découvert qu’il est ingénieur du son et… notamment arrangeur, ce qui n’a rien de surprenant, finalement.
Qui sait, l’Italie a peut-être trouvé son Alan Parsons 🙂

Je publierai prochainement un article qui sera consacré à Giampiero afin de présenter son tout nouveau morceau, chanté par une bien nommée Angelica.

Quoi qu’il en soit, ça c’est du cover, nom de nom !

J’serais pas un bonhomme bouffeur de barbecue, j’en aurais chouiné tellement c’est beau.


For our Italian readers / per i nostri lettori Italiani…

Dear Italian readers & Giampiero’s fans,
These few lines translated via Google Traduction are intended to you.
I’m really sorry that I can’t speak – nor write in – your beautifull language, so I apologize if the syntax is not the right one ;(

Cari lettori Italiani, queste poche righe tradotte grazie a Google Translate sono destinate a vo.
Mi dispiace davvero di non poter parlare – e nemmeno scrivere – nella tua bellissima lingua, e mi dispiace se la sintassi lascia un po’ a desiderare…


Non riuscivo a trovare nulla che mi entusiasmasse (perché non sono un ragazzo facile, almeno non in tutte le circostanze).

Finalmente era vero fino a quando, a forza di ascoltare diverse versioni dello stesso Midge e disturbare così gli algoritmi di Youtube, ho trovato questo:

Guarda il video qui >>

Bene, è valsa la pena aspettare, che tra l’altro soddisfa… le mie aspettative, appunto.

Arrangiamento piano/voce per evitare le imitazioni di cover (a volte noiose e raramente riuscite), l’assolo di chitarra suonato sul violoncello, poi la voce… sontuosa. Inoltre, il modo in cui Giampiero Frulli canta mi ricorda come cantava Midge nella versione che purtroppo non è più disponibile su Youtube. Versione assolutamente sublime, a rischio di ripetermi…

Ho avuto l’opportunità e il piacere di scambiare via email con Giampietro (Giampiero è il suo nome (pre)artista), e mi ha detto di aver registrato questo pezzo durante il lockdown del 2020. Il passaggio « Piangendo per la memoria di una vita passata » della canzone assume così una risonanza che parla a tutti coloro che hanno vissuto le confinazioni e altri rischi politico-sanitari degli ultimi due anni. Per un po’, il testo potrebbe quasi essere « Piangendo il ricordo di una vita che è morta », ricordando la perdita dei propri cari.

Assaporando gli arrangiamenti della copertina proposta da Giampiero, non ho potuto fare a meno di scoprire che era lo stesso molto ben assemblato e davvero ben fatto. Ho scoperto che è un tecnico del suono e… in particolare un arrangiatore, il che alla fine non sorprende. Chissà, l’Italia potrebbe aver trovato i suoi Alan Parsons 🙂

A breve pubblicherò un articolo che sarà dedicato a Giampiero per presentare il suo nuovissimo pezzo, cantato da un’Angelica dal nome proprio.

Comunque, questa è copertura!

Grazie mille, Giampiero 🙂


Cela faisait un moment que j’avais envie de causer du groupe Ultravox… et de Midge Ure, un des membres de mon Panthéon musical. C’est fait.
Concernant Midge, cela sera fait de manière plus détaillée et sous peu via un article qui lui sera entièrement consacré.

Prochainement, venant du fin fond du grenier de RYL, quelques morceaux de brit’ pop (at its fuckin’ best) avec Prefab Sprout et The Style Council, avec probablement un détour par quelques one-hit wonders.


J’vous fais plein de bisous, mes chéris 🙂

Olivier



À lire également sur RYL (afin de prolonger ton extase):



La Série Songs From the Attic :

Songs Form the Attic, c’est d’la balle de musique sortie du grenier de RYL.
Tu peux en découvrir tous les numéros en cliquant ici >>



Crédits :

Illustration principale : Image par Eliane Meyer de Pixabay
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Sources documentaires :

Wikipedia



Auteur de l’article :

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