The Dictators | Go Girl Crazy!

The Dictators | Go Girl Crazy!

26 mai 2022 2 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 7 minutes
Bookmark

No account yet? Register

Ça m’a pris, comme une fulgurance. Comme une envie de… enfin une envie.
Hier soir encore, je me couchais en pensant à toi, cher lecteur, mais même pas je pensais à The Dictators ni à leur premier album : Go Girl Crazy!

Puis voilà, ce matin, donc, fulgurance au réveil, et à mon âge, crois-moi que se sentir tout chose le matin, c’est priceless.


Je ne vais pas te faire la bio du groupe – parce que ça a été fait ailleurs et de très belle manière – mais juste te causer de mes souvenirs de quand j’étais jeune. Au siècle passé.

Et puis forcément, vu que c’est le titre de l’article, je vais te causer de leur premier album – Go Girl Crazy! – avec cette pochette qui m’a tant fait rire quand j’étais ce jeune innocent du XXème siècle.


Sommaire :


1- The Dictators : les Marx Brothers du punk-rock

2- L’album Go Girl Crazy!
Du hamburger diet : c’est propre, pas trop gras, ça a plutôt bon goût.

3- Quelques extraits
Oh ben oui, ici on parle chansons, aussi.

4- L’article de Culture Co
Parce qu’il est bien foutu, et que j’aime bien quand c’est bien foutu.

4- Ce qu’il faut retenir de Go Girl Crazy
En-dehors de la pochette, donc.

5- Bonus tracks
Pas moins de trois. Et pour une fois, ça n’est pas que de la musique.

Autour d’une Chanson sur Facebook
Retrouve notre série sur notre page Facebook dédiée, et abonne-toi celle-ci afin de la suivre !
Tu y trouveras du contenu exclusif.


1- The Dictators : les Marx Brothers du punk-rock


Parce que oui, les savants du ouebe te classent le groupe dans la catégorie punk-rock.

Les catégories musicales toussa toussa, c’est parfois abscons, alors je vais être plus précis.

Parmi les savants du ouebe, plusieurs te disent que c’est le premier groupe punk-rock de l’histoire. Sachant que dans d’autres articles, ils te disent (et là il y a plutôt une unanimité à faire pâlir d’envie l’union européenne) que ce sont les Ramones.
Bon alors on s’en fout sur les bords et au milieu, déjà parce que la vérité est sous le tailleur, comme dirait l’habilleuse de Scully.


Je vais donc te segmenter le punk rock comme suit :

  • Le canal hystérique (les Ramones, les Sex Pistols…).
  • Le canal « J’en ai rien à branler je veux juste m’amuser » (canal prolifique s’il en est).

C’est à ce segment du marché que je vais rattacher The Dictators, parce que ce groupe était constitué d’une bande d’adultes (quoi que…) qui avaient décidé de faire de la musique pour dire qu’ils n’en avaient rien à branler, et que dans leur tête ils avaient 14 ans (même s’ils ne faisaient pas que reluquer les filles).

La pochette de l’album te pose le décor et est à tout à fait raccord avec cette version.


2- L’album Go Girl Crazy!


La révolution au sein de la casbah familiale

J’vais te situer le contexte de l’arrivée de l’album au sein de ma famille, donc c’est un genre de chronique sociale du milieu bourgeois des années 1970. Si tu t’en fous et que tu n’as pas de cœur, tu peux passer directement au chapitre suivant en cliquant ici. Je ne t’en voudrai pas, même si j’essuierai dignement une larme.

Oui oui, je persiste, cet album, c’est du hamburger diet : ça vient des USA (même si le hamburger est originaire de la ville de Hambourg – clique, c’est de la culture aussi) pas trop gras, propre musicalement parlant (z’avaient un vrai bassiste, pas comme les Sex Pistols version Sid le vicieux) et ça a plutôt bon goût pour les oreilles. Pas de sucre ajouté, c’est du rock. Punk-rock donc, dixit les experts.


Comment cette bizarrerie est-elle entrée au sein de not’ bourgeoise casbah ?

Il se trouve que l’un de mes frères, qui a officié à cette époque en tant que révolutionnaire officieux au sein de la cellule familiale, était entré en un noble établissement scolaire public.

Nous habitions à cette époque dans une résidence de standing de l’ouest de la région parisienne, fief d’une petite bourgeoisie tranquille, qui était notre biotope en ce temps-là.

Le lycée en question, c’était un genre de signal satanique au sein de la prude communauté qui sévissait en cette enclave huppée. Quand mes parents disaient que leurs rejetons allaient dans ce lycée, les aut’s parents se signaient de la croix, étouffant un vade retro satanas.

« Quoi ?! Le lycée [tut] ? Rien que des drogués et des violeurs »

Que veux-tu, 3 pétards fumés dans la cour et quelques gaziers au look assez provocateur (pour l’époque), et c’en était fait d’une réputation.

S’ils avaient su ce que leurs propres rejetons faisaient dans leurs collèges et lycées privés, crois-moi bien qu’ils auraient eu une syncope.

Bref, le frangin nous a ramené ce que ses gangstas compagnons lui avaient fait découvrir : Neil Young (l’album Harvest, l’une des B.O. de ma youngitude), Alice Cooper (l’album Welcome to my Nightmare)… et The Dictators, donc.

Ce matin, donc, à l’occasion de ma fulgurance neuronale, le souvenir de la pochette est venu frapper à la porte de mon bulbe, d’où cet article.

Je devais avoir 10 ans lorsque j’ai été exposé à cette pochette pour la première fois et je crois m’être dit

« Mais c’est quoi ces guignols ?! »

Et puis après j’ai entendu et j’ai trouvé ça bruyant mais vachement plus sympa que les albums de Papa, qui avait une prédilection pour les œuvres les plus sinistres de Mozart.


Alors de quoi qu’il cause l’album des Marx Brothers qui font du punk-rock ?

Pas moins de 9 titres (en même temps, c’est un album) sur Go Girl Crazy, et cékiki se tape les lyrics pour te donner un aperçu de leurs élucubrations non antoinesques ? C’est bibi-oim-myself.


La Tracklist :

Track 1 : the Next Big Thing

Track 2 : I Got You Babe (cover de la chanson de Sonny and Cher)

Track 3 : Back to Africa

Track 4 : Master Race Rock

Track 5 : Teengenerate

Track 6 : California Sun (cover de Joe Jones)

Track 7 : Two Tub Man

Track 8 : Week-End

Track 9 : (I live for) Cars and Girls


Les thématiques abordées :

Ça commence par la quête de gloire et une fin rock’n’roll (« I just wanna live a rich life / And I wanna die poor» – tiens, ça me fait penser au Chanteur de Daniel Balavoine, qui avait peut-être écouté The Dictators, va savoir…) dans The Next Big Thing.

Te dire qu’il y a peut-être quelques sous-entendus graveleux derrière les paroles est un pas que je n’oserais pas franchir.

M’enfin ça parle tout de même vachement de langue, de lécher, de gros truc, alors bon hein voilà quoi…
J’dis ça j’dis rien, nom d’une pipe.

Après ce gros plan poétique, je passe en revue les autres thèmes plus ou moins récurrents :

  • Les filles (et les bagnoles), par exemple dans… pour les filles, la moitié (au moins) des titres, et les deux dans l’explicite (I live for) Cars and Girls.
  • La défonce dans Master Rock Race (défonce teintée de « et on s’en branle »).
  • Guys want to have fun – sous le soleil californien de préférence (Californian Sun).
  • J’veux pas grandir, c’est chiant de payer des factures.
  • L’adolescence énervée dans Teengenerate.

Bref, de saines préoccupations, adulescentes et rock’n’roll.

Au niveau curiosité (relative) un cover du hit super-sonnyque (du duo Sonny and Cher), cette chanson qui marque le réveil répétitif de Bill Murray dans le film « Un Jour sans Fin ».

That being said, je vais te proposer quelques extraits afin que tu découvres que derrière toute cette poésie, il y a un groupe qui sonne sympathiquement, et que quand c’est bon, ben c’est bon.

Action !


3- Quelques extraits de l’album Go Girl Crazy!


California Sun

– Youtube | The Dictators / California Sun –

Franchement, je trouve ça frais et propre, puis ça permet de se réveiller délicatement.


(I Live for) Cars and Girls

– Youtube | The Dictators / (I Live for) Cars and Girls –

Restons en Contact


Parce que ça serait dommage que nous nous perdions de vue, d’autant que l’émission de Jacques Pradel n’est plus diffusée.


D’une manière simple et non intrusive :

Tu saisis ton adresse mail, tu cliques sur le bouton, et tu recevras alors une simple notification par mail dès qu’un nouveau billet est publié.

Je t’ai bien regardé quand tu as lu celui-là : tu as souri, parfois même tu as ri. Et/Ou alors tu as appris des choses.
Abonne-toi au kiff. C’est gratos. J’en ai la larme à l’œil tellement c’est beau, d’ailleurs.

Parfois, le bonheur, c’est simple comme un clic.


Paie ton kiff en partageant

Comme je sens que tu es sur une bonne lancée : si ce billet t’a plu, partage-le sur Facebook.
Quelques clics et tu nous aideras à développer notre audience.
Ride Your Life, c’est libre d’accès, mais ça ne veut pas dire gratuit : paye ton kiff en partageant :p

La Direction te remercie pour ton paiement qui ne t’aura pas coûté de sousous 🙂


4- Ce qu’il faut retenir de Go Girl Crazy


En premier lieu que si tu apprécies le rock / hard-rock / proto-punk one-again, tu vas passer un bon moment avec ce disque.
C’est sympa, léger, ça s’écoute sans se prendre la tête.

Rien que tout cela, c’est déjà très bien.

Et puis oui, nous allons pompeusement dire que – historiquement parlant – The Dictators a annoncé la couleur d’un certain mouvement au sein du rock qui – il est vrai – est l’un des faits importants du mouvement punk (pour sa partie musicale) : une simplification au niveau orchestral (comment qu’ils disent déjà les savants de la musique ? Ah oui, au niveau de l’instrumentarium – bref, on s’en fout des orchestres symphoniques, 4 instrus – voix comprise – et c’est bouclé), et l’envie de faire de la musique pour le fun. Avec un peu de bruit pour dire « zut » aux darons (éternels adolescents que nous sommes).

Dans les années 1970, si de nombreux genres / sous-genres musicaux sont nés (cela fait partie du mouvement de diversification du vivant), il y a eu une espèce de grand schisme entre le rock progressif (souvent très sophistiqué, alambiqué, plein d’instrus, sympa mais tout le monde n’apprécie pas) et puis la branche « guitare / basse / batterie / chant et on s’éclate ».

Personnellement, j’apprécie les 2 filiales, et puis oui, je considère que Go Girl Crazy est assez emblématique de la filiale légère et directe du rock.
Et c’est bon pour mes oreilles.
Pour les tiennes, j’sais pas, mais j’t’ai donné mon avis et puis tu peux écouter pour te rendre compte.


Suggestions d’autres articles :



5- L’article de Culture Co


Ça, c’est pour la partie biographique du sujet – The Dictators, pour rappel.

C’est plutôt bien foutu et rigolo, alors faut pas se priver.

Et ça se passe en cliquant ici >>

C’est aussi parce que je suis un chic sale type, et que je fais de la pub’ gratos pour les collègues.
J’suis comme ça, grand prince, sans rire.


6- Bonus tracks


Le nom du groupe m’a forcément évoqué ce film du génial Sacha Baron Cohen, un digne héritier des ZAZ (les gaziers rois des parodies, par la fille qui joue de la trompette avec sa bouche).

– Youtube | Bande Annonce du film « The Dictator » de Sacha Baron Cohen –

– Youtube | Prefab Sprout (le meilleur groupe pop brit’ de ces 40 dernières années) / Cars and Girls –

Une autre vision de la question des Cars & Girls, par un groupe dont je ne parlerai jamais trop, tant c’est une pépite de la pop britannique.

Et puis quand Wendy susurre, je fonds. J’suis comme ça.


– Youtube | Les Connards / Comme des Connards –

Parce que cette adaptation un brin parodique du très gros tube « My Sharona » des saucisses britanniques (comment ça, aucun rapport avec l’onomatopée qui a donné leur nom aux saucisses knacks ?) résume tellement l’esprit de The Dictators, que je n’ai pas pu m’empêcher de te la proposer.

« J’aimerais être un oiseau / Faire cui-cui, voler super haut / Être libre, comme le vent »

J’aime la poésie, y a pas.


Autour d’une Chanson sur Facebook


Retrouve et suis notre série « Autour d’une Chanson » sur Facebook.


Voilà voilà mes Loulous chéris, tout cela est le résultat d’une fulgurance matinale.
Écoutez les titres proposés, car même si – ingratitude oblige – The Dictators n’est pas le groupe le plus cité de l’univers, ça vaut la peine de s’y attarder un moment, dans ce monde de brutes qui ignore presque tout de la poésie.

Une bonne bande d’adolescents attardés, caractéristique totalement assumée par le groupe et même revendiquée.

Go Girl Crazy! Et rock’n’roll bordel !


Bisous 🙂

Olivier



Crédits :

Illustration Principale : capture d’écran Youtube
Vidéo & Musique : Youtube et les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs

Aucun punk n’a été torturé à l’occasion de la rédaction de cet article


Sources documentaires :

Wikipedia, le beau gosse du web kicétou
Genius pour les lyrics (les paroles, mais chez RYL nous sommes polis de la glotte) – la Direction vous remercie pour votre contribution



Auteur de l’article :

The Dictators | Go Girl Crazy!
Les derniers articles par Olivier - Ride Your Life (tout voir)