Massachusetts des Bee Gees

Massachusetts des Bee Gees

24 août 2022 3 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 5 minutes
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Si tu regardes attentivement le visuel ci-dessus, tu vas te dire que ça sent l’arnaque ou alors que j’ai un sens de la géographie qui laisse à désirer, étant donné que cet article porte sur la chanson Massachusetts des Bee Gees, et que le visuel présente le Golden Gate de San Francisco… sachant que San Francisco et l’état du Masse mes chaussettes sont distants… d’environ 4 000 bornes.

Je lave de suite mon honneur et précise qu’il s’agit d’un gag, enfin d’un clin d’œil, en lien avec l’histoire de la chanson.

Je sais parfaitement situer San Francisco et le Massachusetts sur une carte de la Patagonie !


Sommaire :


1- La chanson, la chanson !

2- Père Ridor te raconte l’histoire de de Massachusetts des Bee Gees
(légèrement aidé par Wi qui ? Wikipedia).

3- Mon histoire avec cette chanson
Parce que je l’ai connue grâce à un cher disparu.

4- Bonus track


1- La chanson Massachusetts des Bee Gees

(sous la demande insistante de l’audience)


– Source : Youtube | The Bee Gees / Massachusetts –

Eh oui, Barry et Maurice ne portaient pas encore la barbe.
Normal, nous sommes en 1967, et le port du poil au menton était alors prohibé.

OK, ceci n’est pas rigoureusement exact, mais j’ai cherché en vain une explication plus plausible, et pas moyen.


2- Père Ridor te raconte l’histoire de Massachusetts des Bee Gees


Nous sommes donc en 1967 – remarquable année s’il en est – et les Bee Gees avaient commencé à venger la perte des USA par l’empire britannique en se lançant à la conquête de l’ex-filliale devenue nation indépendante.

Tout cela sans haine ni violence, juste avec leur talent.

Et là, je te transporte un instant dans la ville de New-York, qui si elle est bien en Patagonie comme San Francisco et le Massachusetts n’est pas dans cet état.

Parce que les frangins, quand ils parlaient de la création de la chanson, ils évoquaient tantôt le Regis Hotel (version de Barry), tantôt un rafiot (version de Maurice) alors qu’ils faisaient du tourisme dans le coin de New-York.
Quoi qu’il en soit, cette magnifique chanson est née non loin des berges de l’Hudson River, bien avant que Lolo Voulzy n’imagine sa Ricken perdue près des mêmes berges.

Bouge pas, ça devient rigolo.

Toujours selon eux (et moi je les crois bien volontiers), ils n’avaient jamais posé leur chaussures ni leurs chaussettes dans cet état fièrement mené par sa capitale Boston (ouais, c’est grand, la Patagonie, c’est une terre d’exil pour les chanteurs) au moment où ils ont écrit cette chanson.


Pourquoi le Massachusetts ?

J’te dirais bien qu’ils ont pris une carte de la Patagonie et visé au hasard un des 50 états du vaste patelin, mais il n’en est rien.
Figure-toi qu’ils trouvaient qu’un nom avec autant de « s » dedans, c’était original et que ça sonnait bien.


Ensuite, de quoi qu’elle cause la chanson ?

Oui parce qu’une fois que tu as trouvé un nom d’état qui sonne bien, il faut donner du corps à l’histoire.

L’histoire en question se situe en plein contexte du mouvement Flower Power (t’sais, ce mouvement précisément né à San Francisco, et qui consistait à ce que des hippies fumeurs de bio portent des fleurs dans leurs cheveux bouclés et en distribuent partout où ils passaient – la contestation vis-à-vis de la guerre au Viêt Nam prenant de l’ampleur), dont le QG est situé à San Francisco, avec comme hymne la chanson… ben San Francisco de Scott McKenzie : If you’re going to San Francisco / Be sure to wear some flowers in your hair.

Ça y est, nous avons le gag de la photo avec le Golden Gate et San Francisco.

Mais quel est donc le rapport avec Boston ?

Un braquage de fleurs était-il prévu à Charlestown, ce quartier de Boston fameux pour être comme qui dirait un genre d’épicentre de la corporation des braqueurs de banques (voir le très beau film The Town du non moins beau Ben Affleck) ?

Que nenni.

La chanson parle d’un p’tit gars parti du Massachusetts afin de suivre le mouvement à San Francisco, mais qui a le blues de son état chéri, et ça le met dans tous ses états (mais pas proche de l’Ohio pour autant), au point qu’il culpabilise d’avoir laissé les lumières s’éteindre là-bas (« And the lights all went out in Massachusetts » – qui était d’ailleurs initialement le sous-titre de la chanson).


Autour de la chanson

Même si cet article ne figure pas au sein de la série « Autour d’une Chanson » (que je t’encourage à découvrir en cliquant ici même >>), quelques faits & anecdotes liés à ce titre.

  • Il s’agit du premier single des Bee Gees à atteindre la première place du classement des singles au Royaume-Uni.
  • Parlant de charts, la chanson a été numéro 1 dans plus de 10 pays (et pas mal de secondes places), dont le Japon, et là, c’est un fait historique, puisque ce fut la première fois qu’une chanson d’artistes non Japonais figure en première position du classement Oricon Singles Chart.
  • Les Bee Gees avaient voulu proposer ce titre au groupe australien The Seekers (les Beatles locaux), mais cela ne se concrétisa pas (sans que le groupe The Seekers ne soit au courant).
  • La chanteuse de The Seekers – Judith Durham – apprit finalement cela de la bouche même de Maurice à l’occasion de leur rencontre à Londres.
    Le groupe a finalement enregistré le titre en 2002.
    Ou en 2003, en hommage à Maurice suite à sa disparition, mais là, les sources divergent, et moi, quand ça dit verge, j’kiffe moyen.

Et RIP Judith, décédée à son tour, au début de ce mois d’août 2022.


3- Mon histoire personnelle avec cette chanson


J’ai eu la chance que la vie m’apporte 3 frères (bon, ils sont parfois un peu chiants, mais y a pire) de sang et 2 frères additionnels.

L’un d’entre eux – Éric – m’a fait découvrir un nombre incalculable de chansons et d’artistes, grâce à ses compilations personnelles sur cassette audio, que nous écoutions via un Walkman ou un sound system (t’sais, ces appareils de la taille d’une voiture est-allemande qui faisaient fureur dans les années 1980), au bord le plage durant nos vacances aux Sables d’Olonne.
Il faut dire qu’il avait une collection de 1 000 + 45 tours, c’était limite une boutique de disques, sa chambre.

Et donc, c’est lui qui m’a fait découvrir une partie du répertoire ancien des Bee Gees, dont Massachusetts.
Comme ça, le boucle est bouclée.

D’où son nom de boucle, tu me diras…

Éric connaissait tout plein d’anecdotes sur les chanteurs & groupes, à une époque où je précise qu’il n’y avait pas le web, donc la recherche d’info, si tu veux, c’était du sport.
Un vrai puits de science dans le domaine.

Après, la vie est parfois conne et Éric a rejoint les 3 frères Gibbs disparus.

Je t’embrasse mon frère, et comme Gilles doit passer dans quelques jours à la maison, j’lui mettrai une tannée de ta part, parce que je lui ai promis de l’initier à la boxe.


4- Bonus track


Une version live, limite improvisée, et qui pète des lucs :

– Source : Youtube | The Bee Gees / Massachusetts (live @ Michael Parkinson show) –

J’vais pas te baratiner, les Bee Gees, j’suis un huge fan.
Ces 2 voix extraordinaires de Robin de de Barry, ce talent d’auteurs-compositeurs, ces harmonies vocales des frangins, c’est juste stupéfiant.

La prestation proposée au sein de cette vidéo est over pétée.
Et vas-y qu’on accord les grattes en racontant 2/3 conneries, ils te sortent depuis le canapé une putain de version d’un niveau que des groupes hyper préparés et sous oxygène n’atteindront jamais.

C’est juste magic as fuck.


Voilà mes chéris, j’vous fais plein de bisous 🙂

Olivier – du fond de son grenier plein d’chansons.



À lire également sur RYL :



La série Songs From the Attic :



Crédits :

Illustration principale : Image par David Mark de Pixabay
Musique et vidéos : Youtube et les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs

In loving memory de notre frère Éric


Sources documentaires :

Wikipedia (et mon Atlas du Monde)



Auteur de l’article :

Massachusetts des Bee Gees
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