Elvis Presley | My Way | AduC | Épisode 1

Elvis Presley | My Way | AduC | Épisode 1

2 avril 2021 0 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 4 minutes
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Elvis Presley | My Way : qui mieux que LE KING Elvis pour démarrer cette série ?


Sommaire de l’épisode Elvis Presley | My Way


1- Elvis Presley | My Way… his own way

2- Cette version de My Way par Elvis

3- De Comme d’Habitude à My Way

4- La revanche du labrador de génie : David Bowie | Life on Mars

5- The King is gone but he’s not forgotten


1- Elvis Presley | My Way… his own way


– Source : Youtube | Elvis Presley / My Way –

Bon ben là, il y a des pages à écrire.

À commencer par le fait que, je ne vais pas te mentir, cette version m’arrache les tripes, le cœur et des larmes, à chaque fois.


Je repique une partie de ce que j’ai écrit ailleurs, sur un forum. Parce que j’adore m’auto-citer.


2- Cette version de My Way par Elvis


Cette version, elle est totalement historique, et également révélatrice de qui était Elvis.

Nous sommes en 1977, cela fait plusieurs années qu’il est malade, de plus en plus malade.
Il absorbe des tonnes de médocs refilés par des médecins complaisants, qui soignent les symptômes, pas la maladie, comme cela arrive souvent.
Il souffre de plusieurs pathologies lourdes, et son moral est fortement atteint.
Sa vie personnelle part en couilles.

Les parasites qui l’entourent et le vampirisent – son producteur en tête – l’ont usé jusqu’à la corde, lui infligeant des tournées marathon, notamment en 1973, où il donne un concert 1 jour sur 2, cette année-là. Un rythme inhumain et qui va gravement attaquer sa santé.
3 de ses gardes du corps – dont Red West, le sergent Micklin de la série « Les Têtes Brulées » – écrivent un livre pas très glamour, après avoir été congédiés.
Les rats quittent le navire… mais la poule a encore des œufs d’or à délivrer.

Tout cela, c’est le contexte.


Elvis explique au tout début de cette performance qu’il a besoin de lire les paroles et sollicite la compréhension du public « if you don’t mind » (« si cela ne vous dérange pas »)…

Nous sommes loin de ces starlettes à la con qui ne peuvent s’empêcher de dire qu’elles se sont « mises en danger » parce qu’elles ont joué le rôle d’un pute borgne ou d’une SDF, vois-tu.
Cela donne une idée du respect qu’Elvis portait à son public.

C’est ça aussi, être LE King.


Elvis commence donc à chanter en lisant.

Vers 0’37 », il se tourne vers ses musiciens, et au moment de la réplique « I’ve lived a life that’s full » (« j’ai mené une vie bien remplie »), et il livre son sourire toujours aussi magique à 0’39 ».
Tu vois pourquoi sa maison s’appelait « Graceland » : Elvis, c’était la grâce incarnée.

Puis, peu à peu, il lit de moins en moins. Forcément, tu te dis « ben oui, la mémoire lui revient ». Le truc, c’est également que dans cette chanson, il chante sa vie.
Il a beau être physiquement et moralement torturé, harassé par une vie de dingue, il déroule, comme dans les heures de gloire des années Vegas.

Le final est fuckin’ amazing. Il en lâche un « woo », même deux, parce qu’il sait qu’il a tout donné.

C’est son dernier concert. Son « chant du cygne ».

Alors une question me taraude : le savait-il ?
Je n’ai pas la réponse, mais je me dis que soit il le savait consciemment, que sa fin était proche, soit il a eu un genre de prescience.


Cette version là d’Elvis, c’est un moment de l’Histoire.
Un moment musical, un moment de sincérité.


3- De Comme d’Habitude à My Way


Sur la chanson « My way », il y aurait également beaucoup à dire. Son histoire fait partie de l’Histoire de la musique.

Tu sais bien sûr que c’est une adaptation anglophone de « Comme d’habitude ».
La musique a été composée par le grand Jacques Revaux, pour Claude François.

C’est David Bowie – avec son flair de labrador des coups de génie – qui sera le premier à proposer une adaptation en anglais de cette mélodie.

David a même enregistré une maquette

– Source : Youtube | David Bowie / Even a Fool Learns to Love / Adaptation anglophone de Comme d’Habitude –

Cette proposition de David ne sera pas retenue.
Trop jeune et surtout méconnu en France à l’époque.


Paul Enf… Anka et My Way

C’est finalement Paul Anka qui sera effectivement choisi pour l’adaptation anglophone.

Si la chanson est réussie, j’ai entendu cet énergumène dans une interview déclarer – en substance – qu’il avait fait de cette chanson « pas terrible » quelque chose de grand… Il faut vraiment être un putain d’arrogant pour sortir une telle chierie. Et accessoirement, un bel hypocrite quand on sait qu’il s’est jeté sur l’achat des droits pour enregistrer sa version, et qu’il s’est fait des couilles en or avec.
J’l’ai rayé de mes listes, depuis, le Anka.


4- La revanche du labrador de génie : David Bowie | Life on Mars


Parce que David le sait : bien malgré lui, un tube lui a échappé.

Il s’inspirera des accords de la mélodie d’origine et créera « Life on Mars », qui deviendra ce que nous savons : un immense tube.

– Source : Youtube | David Bowie / Life on Mars –

Si c’est pas de l’éblouissante revanche de winner, ça…


5- The King is gone but he’s not forgotten


Pour revenir à Elvis, moins de 2 mois après cette performance, il tirera sa révérence.

Deux ans plus tard, Neil Young proposera la chanson « Hey Hey, My My », avec un texte qui peut recevoir de multiples interprétations, mais pour ma part, le « The King is gone but he’s not forgotten » ne laisse pas des masses de doutes, même si juste après, Johnny Rotten est cité.


Un superbe cover de cette chanson :

– Source : Youtube | Battleme / Hey Hey, My My –

J’hésite entre plein de chansons pour le prochain numéro, en fait…
Nous verrons bien. Dans pas longtemps. Ça sera du Neil Young ou du Cindy Lauper.

La zebi mes Loulous 🙂

Olivier




Crédits :
Illustration Principale : Image par pasja1000 de Pixabay


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