Prendre le Temps

Prendre le Temps

25 septembre 2019 2 Par Olivier - Ride Your Life
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Prendre le Temps : le temps de quoi, en fait ? Et comment le prendre ?


Salut les loulous Ride Your Lifers,

L’idée de ce billet m’est venue à l’occasion d’une conversation téléphonique récente avec Karine, mon ex-femme.


Sommaire billet « Prendre le Temps » :


Les phrases qui fâchent >>

L’Urgence >>

Emploi du Temps & Rétro-Planning >>

Pouvoir Prendre le Temps >>

Vouloir Prendre le Temps >>

Le Temps de Danser >>

Le Temps de Respirer >>

Pour Vous, je prends le Temps >>

Et Karine >>

Ce que je VOUS souhaite >>


Ces phrases, nous les avons presque tou(te)s prononcées et/ou entendues


« Vite, je dois me dépêcher, la boulangerie va fermer » ou encore « Je vais être en retard à mon rendez-vous, je dois filer » et autres « Je dois être au taf à 9 h »


Prendre le Temps | L’Urgence, toujours l’urgence


Il y a une notion d’urgence qui nous est pour ainsi dire inculquée.

Par qui, par quoi ?

Notre éducation, la société au sein de laquelle nous vivons.
Notre « programmation », en quelque sorte.


Prendre le Temps : un homme court... après quoi ?

Il court il court…

… l’Homme Pressé.

Mais après quoi ou qui courons-nous ?

Le train, le métro, le bus, un RdV, le temps ?

Nous ne pouvons pas « lutter » contre le temps : il gagnera toujours la course, sans même avoir à en prendre le départ.
Tout simplement parce qu’il n’est pas en compétition contre nous.

– Source : Image par Free-Photos de Pixabay


Cela commence tôt, et continue longtemps :

À l’école, il est urgent de se rendre en cours – et souvent plus encore d’en repartir ; tout y est organisé, « timé », chronométré : il y a un emploi du temps.

Cette urgence implique souvent les parents ou des proches : ceux qui emmènent les enfants à l’école.

« Dépêche-toi, nous allons être en retard »


Puis dans la vie active : il y a l’heure de début de la journée de travail ; en amont, il y a le temps de transport.

En voiture, en moto, en scooter, ou encore à l’aide des transports en commun, particulièrement en zone urbaine, plus encore dans les grandes métropoles : le métro, le RER – pour les Franciliens – ou le train, le bus.

Ici, il ne s’agit pas de négocier : l’heure, c’est l’heure.
Il y a une urgence, parfois relative, mais une urgence tout de même.


Emploi du temps | Rétro-planning


Prendre le Temps : un sablier, symbole du temps qui s'écoule

Vivons-nous avec « un sablier dans la tête ? »

Parfois, c’est à se poser cette question.

Si certains physiciens disent que « le temps n’existe pas », je laisse ce débat… passionnant… aux passionnés concernés.

Pour la plupart d’entre nous, il existe pourtant : nous avons d’une part des instruments pour le mesurer, et d’autre part, nous en ressentons les effets.

– Source : Image par Free-Photos de Pixabay


Nos emplois du temps sont en grande partie articulés autour de ces contraintes à partir desquelles nous effectuons plus ou moins intuitivement un rétro-planning.
Le temps de réveil, de toilette / douche, de petit-déjeuner, d’habillage, puis de transport sont autant de conditions préalables – et chiffrables en termes de temps – au transport vers le lieu de travail.


Prendre le Temps

Après, il y a sablier et Sablier

Certes

Quelle belle photographie.

Comme quoi, une jolie lumière, un beau cadre et un bon photographe, ça fait beaucoup.

Et cela sublime le magnifique « sablier », bien entendu.

Mais celui que nous sommes nombreux à avoir à l’esprit est rarement aussi charmant.

Ce « sablier-là », par contre, je pense que je le regarderais souvent si je l’avais à l’esprit.

– Source : Image par Nadia Itani de Pixabay

D’ailleurs, à ce propos, justement, subséquemment…


Prendre le Temps : encore faut-il le Pouvoir


Nous avons vu plus haut qu’il existe tout un lot de contraintes autour desquelles nous construisons notre emploi du temps.
Il ne s’agit pas pour moi de vous expliquer comment vous affranchir de ces contraintes.

Il y a des ouvrages autour du thème de « la gestion du temps » ; puis des managers très avisés qui vous conseillent (soit directement, soit de les lire) parce que leurs bibliothèques sont remplies de manuels de gestion du temps, intercalés entre L’Art de la Guerre de Sun-Tzu et le Mercator.

D’ailleurs, ces managers, doivent être – ou penser être – des manage-heures.


Pourtant…

Pourtant – ou « pour temps » – beaucoup d’emplois du temps laissent des plages sans contraintes horaires : les jours de repos, les soirées – ou les matinées si vous travaillez de nuit, les congés…

Si j’écris « beaucoup », c’est parce que je connais pas votre vie.
Il est des vies qui laissent peu de temps de respiration.
Je me garde donc de généraliser – et encore plus de vouloir vous apprendre la vie.

J’ai déjà fort à faire avec la mienne.

Par contre, j’essaie de temps en temps de vous suggérer des approches différentes, un autre regard.


Prendre le Temps : encore faut-il le Vouloir


Oui, nous y arrivons.
À ma Proposition, à cet Autre Regard.

Nous allons donc considérer ces plages horaires – voire ces journées – durant lesquelles il y a moins d’échéances, d’obligations chronométrées.
Voire lorsqu’il n’y en a pas d’autres que se lever, manger, rêver, flaner.


Combien sommes-nous…

… à continuer à courir, même lorsque le planning n’invite pourtant pas à le faire ?

Sans doute nombreux.
La faute à… nos habitudes, notre conditionnement, notre programmation.
Et parfois, à une certaine tendance à la culpabilisation.

Il ne faut pas traîner, ça ne se fait pas, il faut travailler, produire…

Ce temps que nous pensons gagner, je dis souvent que c’est de la vie perdue.

Ou plus précisément, la perte de notre Art de Vivre.
De notre capacité à savourer le moment présent : celui qui nous est offert.

Cela n’est pourtant pas une fatalité.

Nous avons la possibilité de nous « reprogrammer ». Il ne s’agit pas d’oublier l’heure de nos RdV, ni d’aller à la boulangerie quand celle-ci est fermée.
Bien entendu.


Mais il peut s’agir – notamment

Lorsque nous attendons quelque chose :

L’ouverture de la boulangerie, la venue de personnes que nous apprécions, il y en nous – souvent – une impatience.
Cette impatience ne raccourci pas le temps d’attente ; pire : elle en démultiplie le ressenti.

Pourquoi ne pas considérer l’instant présent ?

La joie à venir – pour la venue d’être chers – ou savourer le paysage, les personnes qui nous entourent lorsque nous sommes dans une file d’attente.

Bien entendu, il peut y avoir des circonstances qui poussent à l’agacement : ceux qui trainent, ceux qui n’ont pas la monnaie… et ceux qui prennent leur temps, également.


Lorsque nous vivons quelque chose :

Les êtres chers sont arrivés. Ça y est, nous sommes satisfaits.

Vraiment ?

Parfois, à peine sont-ils arrivés que nous pensons au moment où ils vont repartir, et cela gâche une partie de notre plaisir, de notre félicité.

Lorsque ce type de pensée nous envahi, nous pouvons tenter de nous recentre : ces être chers que nous avons attendus, souvent avec impatience, profitons-en.

Profitons du moment, de l’instant présent, du partage des joies – parfois des peines – des anecdotes, des tranches de vie.


Prendre le Temps de Danser


Il y a quelques jours, après un cours de boxe, je me suis rendu à un cours de Biodanza.

Si si.

Et c’était tout simplement formidable.

J’ai lu – et vous le propose en lien, ci-dessus – l’article Wikipedia consacré à cette activité.
Une fois encore, je trouve qu’il y a une partie à charge, mais je n’en débattrai pas plus que je vais écrire ci-après :


Tout le paragraphe consacré à l’efficacité du système est à charge :

C’est bien de remettre en question les vérités (j’avoue ne pas avoir entendu cette vérité durant le cours auquel j’ai assisté, cela dit), mais pour autant, la phrase :

« Une poignée d’études à prétention scientifique, parfois en collaboration avec des équipes universitaires, tentent d’appuyer l’efficacité de la biodanza comme thérapie complémentaire, mais aucune n’a à ce jour fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique crédible. »
– Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodanza –

La poignée d’études à prétention scientifique, c’est tout de même le genre de remarque qui m’agace et me semble hautement à charge, parce qu’elle dénote un avis, rien de scientifiquement rigoureux, par exemple.
La base de la rigueur scientifique, c’est d’essayer.

Ce ne sont pas les articles qui manquent sur le sujet « sport / thérapie », et qui ne sont pas remis en cause de cette manière.

Bref, se bouger le popotin, c’est forcément thérapeutique, à un moment. Y compris vis-à-vis de notre esprit.


Passons…

La facilitatrice – c’est ainsi que les « professeurs / moniteurs » de Biodanza se font appeler – se prénomme Myriam, et est une personne remarquable, humainement parlant.

Au début du cours, nous avons parlé.
Assis en cercle. C’est un rituel probablement vieux comme l’humanité qui a commencé à se retrouver autour d’un feu.

À un moment, Myriam a dit qu’elle appréciait ce qui se passait à l’instant, à ce moment.

J’ai enchaîné en disant que c’est ce que certains appellent la Perfection de l’Instant Présent.

Cette perfection ne réside pas forcément dans les conditions du moment, elle se trouve bien plus dans notre manière d’apprécier cet instant. Les personnes qui nous entourent.

C’est à cette perfection du moment présent que je vous invite à réfléchir, de manière à savourer pleinement ce temps présent – celui qui nous est offert.

Lorsque cela est possible. Et cela l’est d’autant plus que l’on y pense.


Prendre le Temps… de Respirer


Après la mise en place et le salut, la première chose que je propose aux élèves de mes cours de boxe, c’est de pratiquer quelques instants de Respiration Profonde.


La Respiration Profonde :

Parfois appelée respiration ventrale – terme qui me semble de nature à induire en erreur : nous n’avons pas de poumons dans le ventre – est une respiration qui amène à ouvrir le diaphragme, afin de remplir la quasi totalité de nos poumons.

Elle se manifeste effectivement par un gonflement du ventre, tout simplement parce que nos poumons sont relativement longs, et que le fait de les remplir entièrement… ça prend de la place en bas, alors forcément, ça pousse les autres organes internes qui se trouvent en bas.
D’où le gonflement du vente.


Pourquoi fais-je cela ?

Déjà, cela me permet de me faire passer – aux yeux des plus naïfs – pour un mec qui maîtrise grave et qui a dû passer quelques années dans un temple du sud-est de l’Asie.

😀

Blague à part, c’est un des fondements… de la vie.

La respiration est ce que l’on appelle une fonction végétative. C’est à dire une fonction autonome du corps (nous n’avons pas à penser à respirer – heureusement, sinon « v’là les dégâts chez les étourdis »).
La digestion, la pression artérielle, la circulation sanguine en sont d’autres exemples.


La spécificité de la Respiration :

La respiration présente cette caractéristique particulière : c’est LA fonction végétative que nous pouvons le plus aisément contrôler.
Nous pouvons en effet ordonner à notre respiration de ralentir, d’accélérer, et même la mettre en veille durant l’apnée – contrôlée, donc, pas celle du sommeil.

La respiration profonde, c’est la première que nous ayons, à la naissance.
Nous la conservons quelques mois, quelques années, puis nous la « perdons ».
Durant une partie conséquente de notre vie, nous pratiquons ensuite une respiration superficielle : nous ne sollicitons que le haut de nos poumons.

Se recentrer sur notre respiration, nous rééduquer à la respiration profonde, c’est prendre le temps de respirer.

Pratiquer cette respiration profonde, c’est un moyen très intéressant pour diminuer notre stress, nous oxygéner de manière efficace.
Certains disent que cela améliore même notre système immunitaire.

Même pas j’ai envie de vérifier sur Wikipedia… Bien trop d’appréhension de lire encore des choses qui m’agacent :p


Tout cela pour…

Pour préciser que Prendre notre Temps, c’est en quelque sorte pratiquer une respiration profonde vis-à-vis de notre vie.

Prendre le temps de savourer l’instant, de savourer la vie.
De savourer le plaisir d’être avec ceux que l’on apprécie.


Pour Vous, Mesdames, je prends le temps…


Parce que je sens bien que la jolie Dame qui fait le sablier, cela peut sembler un brin sexiste.

« Encore un blog à la con fait par un macho qui ne pense qu’à regarder de jolies filles pas très habillées »

Alors si ça n’est pas très gentil de penser que Ride Your Life pourrait être un blog à la con, je vous concède que c’est votre droit.

Concernant le fait que je sois un vil macho qui apprécie les jolies femmes, vous avez parfaitement raison : je suis un genre de prototype du mâle hétérosexuel frustré qui reluque des photos de jolies femmes.

Malgré ces nombreuses qualités, j’ai toutefois un terrible défaut : je suis favorable à la notion d’équité.

En conséquence, pour vous Mesdames qui souhaitez une certaine parité, je vous offre cette photographie :

Prendre le Temps

Mais quel bel homme.

N’est-il pas ?

Pour la marque de son slip, je ne saurais trop vous dire ce qu’il en est.
Enfin la marque en tant que marque commerciale.

Pour ce qui concerne « l’autre marque », je suis convaincu que vous avez une idée.

Non ?

C’est la marque du temps, probablement.

Il y a moins de plage sur la photo, mais vous pouvez tout de même apercevoir la mer – ou l’océan.

– Source : Image par Patou Ricard de Pixabay


Et Karine dans tout cela…


… c’est elle qui m’a… inspiré ce billet parce que…

Parce qu’après avoir eu une carrière commerciale d’exception, des circonstances de la vie l’ont amenée à reprendre le temps de vivre.

À digérer des épreuves difficiles, mais également à respirer sa vie.
Chose qu’elle n’avait sans doute plus eu le loisir de faire depuis plus de 20 ans.

Karine a – comme vous certainement – des obligations, tant professionnelles que personnelles : un travail, une maison à entretenir (et les lessives du Fiston le week-end, et les courses etc…).

Mais depuis quelques années, quand elle fait ses courses, par exemple, elle ne s’impatiente plus.
Elle prend le temps de considérer ce qui se passe quand elle fait la queue à la caisse d’un hypermarché.

Autre exemple : elle prend le temps de s’occuper de son jardin.
Parfois, c’est fatigant, bien entendu. Mais elle sait souvent se recentrer en pensant au bien qu’elle se fait, qu’elle fait à sa maison, à ceux qui viennent la voir.

Elle prend le temps de cuisiner (c’est une cuisinière fabuleuse). Pour elle, pour les autres.

Karine, je t’envoie plein de bisous et te remercie de prendre du temps, pour toi, pour les autres.


Ce que je VOUS souhaite


En premier lieu, c’est d’être heureux(se).


Et également – lorsque vous le pouvez – de Prendre votre Temps, ces indispensables Respirations Profondes de Vie.

Essayez, à chaque fois que vous le pouvez.


La zebi les loulous Ride Your Lifers 🙂


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Crédits :
Illustration principale : Image par
Free-Photos de Pixabay

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