Buell | An American Trilogy

Buell | An American Trilogy

30 janvier 2022 2 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 9 minutes
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Buell | An American Trilogy : début 2021, l’annonce de la (nouvelle) renaissance de la marque mythique a été relayée çà-et-là dans la presse moto.

Qu’est ce que ça donne en janvier 2022 ?

Ben c’est précisément l’objet de ce billet.


Le contexte étant posé, j’ai lancé une requête sur le moteur de recherche que presque tout le monde utilise, et v’là pas ma frustration : plus rien, à part mon ami Patrick qui en parle sur Black Bonnie en octobre dernier.

J’me suis dit « zut, ça a fait plouf »…

Et là, j’en profite pour te sortir ma super blague – le vrai lancement de ce billet :

« Putain, j’ai les Buell ! »


Sommaire du Billet « Buell | An American Trilogy » :


1- Buell : bref historique du phœnix

2- Absence dans la presse française

3- Buell en 2022 : ça continue

4- Site Officiel & Page Facebook

5- Bonus Tracks


1- An American Trilogy | Buell : bref historique du phœnix


Si le logo de la marque états-unienne présente un Pégase, je pense qu’elle pourrait le changer pour un phœnix, tant son histoire pourrait être symbolisée par cet animal mythologique qui renait de ses cendres, telle… euh… ben un phœnix.

Et là, roulements de tambour : la seconde super blague de ce billet :

« Ça aurait été tellement plus marrant que le siège ou l’usine de la société se trouve à Phoenix en Arizona »

Hélas, c’est ma blague qui fait « plouf », parce que – pas d’bol (d’or), la société est désormais implantée à Grand Rapids dans le Minnesota (attends, j’te cherche des références culturelles…), terre de naissance de Judy Garland (putain, merci Wikipedia), inoubliable dans son rôle de Dorothy dans « Le Magicien d’Oz » et première à interpréter la chanson « Over the Rainbow », qui est juste LA chanson la plus reprise (je parle de versions enregistrées, pas simplement de covers sur scène ou en karaoké) de l’histoire (de la chanson, pas que de Grand Rapids).

Tiens, en cadeau, ma version préférée (même que j’avais acheté le CD 2 titres), en son temps.

Bon, je te vois venir, tu te dis que je tente de t’éloigner du sujet.

Donc j’en reviens à notre phœnix qui n’est pas arizonien.


Buell : une histoire de re(co)naissance

Pour connaître l’histoire détaillée de Buell, tu peux consulter l’article de l’excellent Wikipedia sur le sujet.
Pour le moment, ledit article ne mentionne pas la reprise de 2021.

Ce qu’il faut notamment retenir de l’histoire de la marque, c’est que Buell, c’est un nom, et que le créateur de la marque se prénomme Erik.

« Buell, my name is Erik Buell »

Non content d’être un mec génial (car c’en est un, et passionné qui plus est), Erik a de l’humour.

Si je te dis cela, c’est parce qu’après avoir clôturé l’activité du revival EBR (Erik Buell Racing), il a créé la société Fuell (apprécie déjà le jeu de mots, mais ça n’est pas tout).

Parce que cette société Fuell s’est spécialisée dans la fabrication de… motos et vélos électriques.

Et puis Fuell vend ses produits sur le marché français… C’est pas comme d’autres… :p


2- An American Trilogy | Absence dans la presse française


L’absence à laquelle je fais référence concerne des nouvelles fraîches, disons (et c’est de saison – rime !).

En effet, après tous ces titres au sein de la presse moto, qui ont éclos comme des pâquerettes précoces, entre février et mars 2021, c’est le grand silence.

J’ai ma petite idée à ce sujet : on est pas près d’en voir en vente en France.

Vraiment ?

J’ai posé la question à Buell, directement.

Ouais j’suis un bonhomme, hein, puis j’vais directement à la source, parce que voilà, quoi.

J’ai pris ma plume belle plume anglophone (niveau Oxford-under-Messey) et j’leur ai demandé s’ils avaient des solutions de distribution en France, ou en Europe.

La réponse :

kedale

Damn, on ne répond pas à RYL chez Buell. Mais comme c’est moche.

Accessoirement, je pense qu’ils ne répondent pas aux froggies (c’est un surnom presque affectueux…) et qu’ils se concentrent sur le marché domestique (le marché US donc, pas celui de la ménagère de moins de 57 ans et 7 mois).


Il est l’heure de la digression du jour

Totalement superflue, et donc résolument indispensable.

Puis tout ça, c’est à cause de la projection de Mercator (le géographe, pas le livre de référence des amateurs de marketing de salon).
Sous couvert de favoriser le travail des navigateurs, le Gerardus s’est mis en tête de projeter dans un rectangle la représentation d’une sphère (essaie, tu verras, c’est pas simple).

Bilan : une seule distorsion est créée, et tout est déformé, comme aurait pu l’écrire Lavoisine.

*** ainde of ze digrecheune ***


J’dis ça parce que le marché USA, c’est environ 500 00 bécanes de vendues par an, et le marché européen, plus d’un million (par an aussi, hein).

(si tu ne comprends pas la transition, c’est parce que t’es rien qu’un filou qui n’a pas lu ma digression)

Mais au vu de l’histoire chaotique de la marque, se concentrer sur le marché US est sans doute une bonne idée (guidée par Mercator mais aussi sa lointaine parente, Prudence), à titre de test.
De plus, cette nouvelle version de la marque au Pégase qui tient désormais plus du Phoenix (non arizonien, à mon grand dam, rapport à ma super blague) ne bénéficie logiquement plus du réseau de distribution Harley-Davidson.


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3- An American Trilogy | Buell en 2022 : ça continue


Si jamais l’acquisition d’une Buell nouvelle version fait partie de ta shopping-list, j’ai une demi-bonne nouvelle à t’annoncer : pour le moment, la mayonnaise semble prendre, car le site est encore en ligne, et la page Facebook est régulièrement alimentée.

(ou alors ça restera la plus triste histoire de crowdfunding de l’histoire… j’dis ça parce que sur le site tu peux en réserver une pour… 25 USD)


Revival indépendant

Si tu veux foirer un redémarrage, tu reprends les mêmes ingrédients que ceux qui t’ont conduit à foirer une première fois, voire une seconde (là c’est perseverare diabolicum).

Le nouveau repreneur a donc presque appliqué le principe du tabula rasa, popularisé par Chris Conty au travers de sa chanson « Pas la peine », comme chacun sait.

Alors ils n’ont pas tout balancé depuis le haut de la table.

Les deux faits marquants, c’est d’avoir sorti Buell du giron Harley-Davidson, et ce faisant, d’opter pour un autre choix en matière de motorisation.

En effet, si le concept Buell était génial, comme son créateur, j’ai toujours considéré que le choix de placer des moteurs HD énervés dans des parties-cycles de sportives, ça donnait un résultat qui peinait à trouver sa clientèle, plus que son marché.

Parce que pour les fans inconditionnels de HD, ces motos étaient des bâtardes, et pour les fans de sportives, y avait tout de même bien plus performant au sein des marques japonaises, et si tu voulais à tout prix du twin rageur, au sein des marques italiennes.

Le marché existe donc, mais la clientèle est plus difficile à capter.


Nouvelle motorisation, nouveaux horizons

(ça rime, en plus)

Le (presque) nouveau motoriste de la marque, c’est Rotax.

Alors ça n’est pas si nouveau que cela pour, parce que ce fut déjà le cas du temps de EBR, la marque que créa Erik Buell après le jet d’éponge de HD et la cessation d’exploitation de la marque Buell.
Malheureusement, la société connut plus de bas que de hauts et termina sous forme liquide, voire gazeuse (mais pas directement, donc point de sublimation).

Bref, parlons de Buell version 3.O

Les nouveaux horizons

La direction prise par la marque semble intéressante, puisqu’elle propose 4 modèles, pour le moment sur la base du berlingot Rotax qui crache 185 chevaux.
J’sais toujours pas à quoi ça sert une telle puissance ; et surtout, quand je vois les gens conduire leurs bagnoles ou leurs bécanes, je me dis que ça n’est vraiment pas raisonnable de produire de tels avions de chasse.

Mais The Poulpe il m’a dit que c’est parce que moi je n’y connais rien, que j’ai toujours conduit des brelles toussa toussa…

Donc il y a des candidats kamikazes qui s’arrachent ce genre de missile guido-guidé (ben ouais, guidés par un guidon).

Et là, les Buell brothers, ils ont eu l’idée assez barrée de proposer 4 modèles (ouais j’me répète mais c’est pour enchaîner – putain c’est drôle) dont 1 dédié au tout-terrain, et avec lequel tu peux même te frotter aux courses de montée (dite) impossible (avec l’avantage de pouvoir tout passer en 1ère, eu égard à l’allonge du bestiau). Vu la longueur du bazar, j’ai même envie de te dire que ça va être sa zone de confort.


La Gamme 2022

Elle se présente ainsi :

J’pense que le nom – Hammerhead – tête de marteau – c’est rapport au moment où tu vas annoncer à ta femme que tu as acheté une fusée sans elle (et sans ailes), que ça t’a coûté 1 à 2 ans de salaire… et qu’en plus, c’est une selle monoplace.

Remarque, ce dernier point ne sera pas la principale source de discorde, qui à mon avis risque plus d’être « qui va garder le clebs, les disques et la bagnole après le divorce ? ».

Le modèle le plus cohérent de la gamme, à mon avis.
Tu sais ce qu’on te vend, voire tu sais pourquoi tu l’achètes : t’as pas envie de plomber les comptes de l’assurance retraite.

Look façon moto de Jessie Mach dans Tonnerre Mécanique.
Avec des pneus à crampons et des valoches, au cas où tu aurais envie d’emmener la belle-doche dans le désert, ou de faire du go-fast à travers champs.

Je t’avoue que je ne comprends pas bien le créneau visé, au point que j’ai même envie de te dire que cette conjugaison est à la moto ce qu’est un oxymore à la langue française, et rien que pour cette performance, je kiffe. Mais ça, c’est parce que je suis Français, et raisonne comme tel.

Là je comprends clairement le concept : l’empâtement d’une voiture états-unienne pour aller faire des rallyes et autres bajas, sans compter la possibilité de devenir le king of the hill.

Évite les courses avec des passages resserrés, donc.


Adaptation au marché US

Ok, j’ai été un brin taquin avec mes commentaires, et donc, afin de faire la balance, je vais nuancer mon propos en imaginant ces bécanes pour le marché US (quelle imagination….).

Là, ça me semble assez cohérent, pour le coup.

  • Des courses bien jetées dans le désert ou des courses de montée dite impossible, ça peut tout à fait être le terrain de jeu de la 1190HCR.
  • La 1190 Touring, elle pourrait faire le bonheur des amateurs de grands espaces.
    Genre ceux qui aiment bien tracer la route et parfois même bifurquer dans les chemins de terre.
    Après, c’est pas une 500 Husky enduro, mais ça fait le job si tu habites dans le Comté de Hazzard, que le shérif te fasse peur ou pas.

Sinon, dans le pire des cas, tu pourras proposer à un producteur un remake de la série Tonnerre Mécanique. Et même jouer dedans.

  • Pour ce qui concerne la Hammerhead 1190 et la 1190SX, sans vouloir confondre les deux, ça fera plaisir aux États-uniens qui ne veulent pas enrichir les Japonéens ou les Europonais.

Et pour la France alors ?

Plait-il ?

Tu veux vraiment en acheter une ?

Alors tu as 2 possibilités :

1- Attendre une éventuelle importation en Europe.

2- T’es trop impatient, tu la veux maintenant.
Alors tu la réserves (et tu espères qu’elles soient produites un jour), puis tu l’importes.
Là j’te dirai que tu en es à 15 000 boules pour la bécane, 2 000 boules de transport (sinon tu vas la chercher à la rame).
Ensuite t’es bon pour la faire homologuer par la DRIRE dont tu dépends.
Je ne sais pas quel est le coût, ni le délai.

Bon courage.


Mon Conseil

Parce que j’suis un ami pour toi.

Choix 1 !!!

Déjà, si elles sont importées en France un de ces jours, ça voudra dire que ça n’a pas fait plouf.
Puis tu la paieras un brin moins cher, et n’aura pas à te taper une homologation individuelle.

Après, si tu es un aventurier, fais-toi plaiz’.


Autres articles à lire sur RYL :



4- An American Trilogy | Buell : site officiel & page Facebook


Si tu veux découvrir la marque nouvelle version 3.0, voici le lien vers le site officiel :

https://www.buellmotorcycle.com/

Et la page Facebook (avec plein de super teasing et des photos de l’usine) :

https://www.facebook.com/BuellMotorcycles

« La production bat son plein »

Ça, c’est une bonne nouvelle pour les états-uniens qui ont réservé leur machine en 2021.


5- Bonus Tracks : An American Trilogy


Oh ben oui, t’es sur RYL, le niveau est ce qu’il est concernant les associations d’idées…

– Source : Youtube | Elvis Presley / An American Trilogy (live Aloha from Hawaii –

Parce que Elvis, tout simplement.

Ouaip, j’aime bien la placer, celle-là.

Chanson qui fit couler une certaine dose de caca en son temps, en raison de l’évocation du passé sudiste des USA (le titre, c’est An American Trilogy, pas An American Apology of…).

En même temps, c’est une chanson qui traite de l’Histoire, et l’effaceur de la culture woke ne sévissait pas encore (mais au cas où… écoute la chanson maintenant, peut-être que dans quelques années, elle sera bannie / déboulonnée).

Et puis prêter des intentions ou pensées nauséabondes à Elvis en matière de ségrégation, j’hésite entre dire que ça fait sourire ou que ça fait pleurer.

C’était ça ou « Proud Mary » de CCR (parce que la ville de Grand Rapids – construite tout près d’une certaine Miss Sissi Hippie, célèbre fleuve états-unien) connut la merveilleuse époque des bateaux à aube qui dandinaient du popotin sur ladite Miss.

Mais ça, c’était avant, parce que depuis un moment, les rapides ont été gobés par le barrage Blandin Paper Mill (merci Wikipedia).


Bon allez… parce que tu insistes, c’est double bonus track…

– Source : Youtube | Creedence Clearwater Revival / Proud Mary (live) –

Wala, c’est tout c’que j’ai à déclarer sur le sujet. Pour le moment.

Bisous mes Loulous 🙂

Olivier



Crédits :
Illustration Principale : Image par Meromex de Pixabay
Vidéos & Musique : Youtube et les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs


Sources Documentaires :
Black Bonnie | Buell – Le retour
Le Repaire des Motards | Buell, l’éternel retour du constructeur moto

Buell Motorcycle | Site Officiel
Wikipedia, qui me permet de passer pour un type culturisé (parce que bon, soyons clairs, savoir que Judy Garland est originaire de Grand Rapids, c’est pas donné à tout le monde ! :p)



Auteur de l’article :

Buell | An American Trilogy
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