Le Cover Art : qu’est-ce que c’est ?

Le Cover Art : qu’est-ce que c’est ?

20 octobre 2022 0 Par Olivier - Ride Your Life
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Le Cover Art, littéralement, c’est l’art de la couverture.

Pas au sens de l’art de se planquer, mais bien au sens de l’art de créer une couverture graphique afin de donner envie de saisir l’objet artistique, avec comme finalité de donner envie d’acheter le produit.

D’une manière plus détaillé, il s’agit des différentes formes d’expression artistique (dessin, photographie, parfois même lettrage) utilisées à l’occasion de la réalisation de couvertures de produits culturels et/ou ludiques : livres, bandes dessinées, pochettes d’albums de musique, de films ou encore de jeux vidéo, magazines…


Sommaire :


1- Objectifs du Cover Art

2- Cover Art et Musique
Cover Art et pochettes de disques : de la réclame à la publicité.

3- Cover Art et Bande Dessinée
Avec quelques maîtres en la matière.

4- Crossover Artistique

5- Bonus track

En Savoir Plus >>


1- Objectifs du Cover Art


Objectifs au pluriel, car il peut effectivement y en avoir plusieurs.

Mais le principal objectif du cover art, c’est d’attirer l’attention.
Des clients, mais aussi des distributeurs, critiques et autres commentateurs assidus du monde artistique.

Ne serait-ce que pour donner aux critiques & commentateurs l’envie de commenter tel ou tel album de musique. Outre la renommée éventuelle de l’artiste concerné.

Un objectif secondaire – et largement utilisé dans le domaine de la musique – c’est de viser la la provocation, voire la subversion (ou son apparence). De manière sincère ou non, car vouloir sembler subversif pour vendre de nombreux disques, c’est finalement plus du marketing qu’autre chose.

Un de ces jours, je développerai peut-être le thème de la fausse subversion dans le cadre d’un article.
Pour résumer, ce que j’entends par « fausse subversion », c’est ce qui semble subversif mais finalement sert la soupe réchauffée de la bienpensance ambiante (de nos jours : wokisme, fausse écologie et autres idéologies du même acabit).
Il y a une émission quotidienne sur une chaîne de la TNT qui est l’exemple même de ce phénomène, avec une bande de jeunes bobos qui te disent tout le bien qu’ils pensent d’un peintre à la con qui a fait une exposition à Paris, et tout le mal qu’ils pensent des vilains pas beaux (ce qui peut se résumer à tous ceux qui ne vont pas dans le sens de leur pensée). Le tout face à un public acquis à leur cause, qui ricane et applaudit tant et si bien qu’on croirait assister à une chorégraphie.


Servir l’art, ou servir le marketing ?

De l’utilisation de la provocation découle une question qui mérite d’être posée : dans ces cas là, le cover art renforce-t-il la démarche artistique, ou ne fait-il que servir le marketing d’une œuvre et ce faisant de booster les ventes d’un produit qui ne serait pas intrinsèquement identifié comme étant de qualité ?

J’ai envie de dire que parfois, la réponse est « les deux » : la démarche est artistique ET vise à booster les ventes en attirant l’œil à l’aide d’une représentation graphique qui interpelle. Il n’y a rien de mal en cela, tout le monde a besoin de manger.

Dans certains cas, je suis plus circonspect. Provoquer pour attirer l’attention, ça vise plutôt à vendre le produit, ou à « créer le buzz », comme on dit de nos jours, détournant ainsi l’attention.

C’est ainsi : l’art est assez souvent vénal, quand il n’est pas crapuleux dans certains cas extrêmes.
Une fois encore, tout le monde a besoin de manger, quitte à racoler.

Cela étant posé, nous allons maintenant nous intéresser à deux domaines dans lesquels le cover art a brillé : la Musique et la Bande Dessinée.


2- Cover Art et Musique


Ah, joli sujet que celui-là.

Un disque musical sans une pochette qui accroche l’œil peut passer facilement inaperçu au sein des bacs d’un disquaire (considérons le terme au sens large : tout type de commerce spécialisé ou ayant un rayon dit culturel).

Bien entendu, ce qui amène un amateur de musique à rechercher des disques, ça peut assez souvent être l’artiste concerné. Pour ma part, lorsque je souhaite acquérir un disque d’un artiste que je connais et que j’apprécie, je me contrefous de la pochette. Belle, moche ou insignifiante, ça n’a aucun effet sur mon envie d’acheter le disque.

Par contre, quand je vais fouiller dans les bacs de mon copain Nick de Undergroundstore, je me trouve face à de nombreux artistes que je ne connais pas, et ce qui bien souvent va déclencher mon envie de prendre le disque pour voir ce qu’il y a dedans, c’est la pochette. Une jolie photo, un dessin original et il n’en faut pas plus pour que ma curiosité soit titillée.

Ça, c’est un aspect que l’on peut assimiler à du merchandising.

Je conviens toutefois du fait que limiter l’intérêt du cover art des pochettes de disques à ce seul aspect serait réducteur.

Dans le domaine de l’édition musicale, soigner une pochette révèle également la volonté de proposer un beau produit, avec de nombreuses interactions entre divers domaines artistiques : photographie, dessin, peinture et bien entendu création musicale.


Cover Art explicite ou non

Par cover art explicite, j’entends : on ne se casse pas la tête et on colle une photographie de l’artiste. Avec son nom et un titre.

Avant même que le disque vinyle ne fasse son apparition (en 1948 – auparavant, les disques dits phonographiques étaient gravés sur du métal, de la gomme-laque ou encore de la cire), nombre de pochettes ne comportaient qu’un lettrage.

Puis, avec l’avènement du disque vinyle et la consommation grandissante de la musique enregistrée devenue produit de consommation courante, les pochettes se sont égayées, d’abord avec des photographies des artistes, puis peu à peu avec l’émergence d’un cover art recherché, et parfois déroutant tout autant que fascinant. Et, parfois, borderline (il y a de longs débats concernant la censure – voir le fabuleux livre « In Vinyle Veritas | Éloquence et désaveu du Cover Art) ».

Quelques pochettes afin de vérifier par l’image que les pochettes en question peuvent être très diverses, et plus ou moins explicites.
Je propose des vidéos Youtube car j’ai bien tenté de trouver des images gratuites et libres de droit, et après m’être agacé pendant une demi-heure sans résultat, je me suis dit que Youtube, c’était bien pratique, décidément.

Une pochette du type « explicite » (photo + nom de l’artiste + lettrage) :

– Source : Youtube | Claude François / Belles ! Belles ! Belles ! –

Message simple et clair, sans signification subliminale.
De là à dire que c’est une superbe pochette, je ne saurais dire… mais l’objectif basique est là.

Pochette de l’album « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » de The Beatles :

– Source : Youtube | The Beatles / Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band –

Si les Beatles apparaissent bien, vêtus comme pour aller à un bal masqué oh hé oh hé, il y a manifestement un travail graphique autour.

Pochette de l’album « The Dark Side of the Moon » de Pink Floyd, typique du cover art :

– Source : Youtube | Pink Floyd / The D̲ark S̲ide of the Mo̲o̲n –

Bien. Je me pose un instant afin de dire toute mon admiration autant pour le disque que pour la pochette. À noter que la pochette brute ne laissait apparaître aucun lettrage. L’éditeur a fait ajouter une pastille laissant apparaître le nom du groupe et du disque.

Un prisme de forme triangulaire, un rayon lumineux qui devient arc-en-ciel en traversant ce prisme, et là, c’est l’extase, tu comprends, au point que je laisse la parole à son auteur – Storm Thorgerson – qui nous livre sa pensée venue tout droit d’un nouvel âge réminiscent :

« Je pense que le triangle, qui est un symbole de la pensée et de l’ambition, était très présent dans les paroles de Roger. Donc le triangle était une icône très utile à déployer et à utiliser dans le prisme. Désormais, le prisme appartient au Floyd »
– Source : https://jack.canalplus.com/articles/lire/l-histoire-astrale-de-la-cover-du-the-dark-side-of-the-moon-de-pink-floyd

Zut alors, moi qui ai longtemps cru que c’était un clin d’œil aux Illuminati…

Quand je pense que – toujours selon le même article – une autre maquette incluant le Surfer d’Argent avait été proposée, mais refusée par le groupe, j’en frémis.

J’ai toujours pensé qu’on en faisait des caisses au sujet des Pink Floyd, et désormais éclairé que je suis par cette explication tout à fait ébouriffante, je comprends mieux le concept global.
La musique proposée au sein du disque me plait tout autant que la pochette et l’explication de son créateur.

Je sais, je vais me faire des tas d’amis en écrivant cela, mais j’m’en fous.

Alors je suis (à peine) taquin sur ce coup-là, mais que je le veuille ou non, cette pochette a marqué l’histoire de la musique, tout autant que l’album (pour rappel : près de 18 ans de présence au sein du Billboard 200 aux USA). Vu sous ce prisme-là… Oups…
Donc mission accomplie : c’est du bon cover art. Enfin au sens d’efficace. Le reste, c’est une affaire de goût.


Du cul, du cul, du cul, encore du cul

Ah ben oui alors.

Quand tu vois tous les culs qu’il peut y avoir dans les publicités pour gel douche, shampoing, vernis à ongle (euh… j’exagère ?), tu imagines bien que la tentation de montrer quelques jolies croupes et poitrines n’a pas échappé à nos cover artistes.

Alors en la matière, il y a eu de tout.
Et j’englobe avec l’expression « du cul » : les culs, les foufounes et les nibards.

Du cul gentillet et plutôt artistique (et un brin macho, parce que Radiah est nue, et Nino habillé) :

– Source : Youtube | Nino Ferrer / Le Sud –

Ah ben oui, celle-là, Mark the Poulpe l’a déjà utilisée en tant que bonus track pour cet article (OK, je lui ai légèrement forcé la main, mais c’est pour la cause artistique… puis zut quoi, j’me suis auto-proclamé rédac’ chef, j’ai droit à mes caprices).
En outre, elle était tout de même magnifique, Radiah Frye (merci encore Chacalou pour la référence, et Dieu sait que tu es expert en la matière – j’me comprends).

Du cul un peu provocateur (mais ça reste très gentillet) :

– Source : Youtube | Queen / Bicycle Race –

Tu peux lire l’article de Patrick sur Black Bonnie au sujet de la pochette, il y livre des détails aussi croustillants qu’amusants au sujet de la censure de la pochette et du clip (et de la restitution des bicyclettes louées, après cette utilisation non conventionnelle).
Parlant du clip, je te rappelle que pour visionner cette vidéo, tu dois avoir l’âge requis (qui est de… j’en sais rien en fait, mais si tu as moins de 18 ans, ne clique pas, ou tu iras au purgatoire).

Quoi qu’il en soit, c’est bien la première fois qu’assister à une course cycliste ne m’a pas donné envie de zapper. Vive le sport.

Du cul encré :

– Source : Youtube | Supertramp / Travelled (extrait de l’album Indelibly Stamped) –

Un vieux titre de Supertramp, avec la voix en or de Roger Hodgson, une sonorité qui rappelle America – bien avant leur Breakfast in America – plus un joli buste tout plein de tatouages, ça aurait été dommage de zapper ce morceau… de choix.

Encore un article à lire sur Black Bonnie, tiens…

Du cul en gros plan :

Article Black Bonnie sur Le Podium par La Femme >>

Du cul en caddie :

– Source : Youtube | Damien Saez / J’accuse –

D’ailleurs, truc de ouf, il y a encore un article à ce sujet sur le site Black Bonnie. J’te laisse le chercher. Si tu ne l’as pas trouvé d’ici 48 heures, je libère le lien, par mesure de rétorsion.


Fin’ bref, tu auras compris l’idée : du cul à toutes les sauces.
Ça fait tourner le monde.
Et puis ça fait vendre, que la pochette soit censurée ou pas (effet buzz).

Par contre, les images de guerre, de morts et autres atrocités, ça passe crème au JT.
Mais si il y a un cul en vue, attention, on coupe au montage. Merci de bien vouloir décéder habillé, il y a des enfants qui regardent.


Le Cover Art des pochettes de disques : de la réclame à la publicité

Si les pochettes de disques constituent quelque chose à part en matière de cover art, c’est bien cela : si l’on considère la pochette comme outil promotionnel (en parallèle de la diffusion à la radio et à la télévision), ce cover art assez particulier a fait passer lesdites pochettes du stade de la réclame à celui de la publicité.

La différence entre ces 2 dénominations de méthodes de communication consiste principalement dans le fait que la réclame visait à « informer » (quoi qu’elle a souvent joyeusement joué du pipeau en prêtant des vertus imaginaires à nombre de produits…) et reposait donc essentiellement sur la communication d’éléments (prétendument, donc) factuels, la publicité vise quant à elle à faire la même chose… mais de manière assez souvent détournée. C’est moins factuel, ça vend du rêve.
En des termes plus marketing, la réclame vantait les caractéristiques et avantages d’un produit, là ou la publicité met en avant la formule magique « CAB (Caractéristiques / Avantages / Bénéfices).

Ainsi, pour un produit tel que la lessive, une réclame visait à indiquer le nom du produit, ses caractéristiques (lave plus blanc…) et ses avantages (ton linge sera plus blanc… même s’il n’était pas blanc au départ ?). Une publicité te présente la lessive machin, et la lessive machin, elle contient des enzymes gloutons qui vont retenir la crasse avec leurs petits bras musclés (merci Coluche) / ça c’est la caractéristique, et que grâce à eux elle va mieux laver ton linge que la lessive bidule, et ainsi, ta chemise va être super belle / ça se sont les avantages, et que tout cela va te permettre de pécho Ginette qui raffole des hommes dont le linge est propre / ça c’est le bénéfice.

Au fil du temps, la publicité est parfois devenue… étrange, dans le sens où elle a assez souvent dérivé de l’objectif simple de la réclame (présenter un produit et éventuellement ses avantages).
Le message peut parfois être très décalé par rapport au produit, au point que parfois, une publicité peut te marquer (parce qu’elle est rigolote, esthétique ou que sais-je encore), mais tu ne te souviens pas du produit qu’elle est supposée vanter.

[Note de Will : c’est comme les digressions qui te font parfois oublier le sujet principal d’un article]

Si l’on transpose cette évolution au domaine de la musique, les pochettes d’avant l’émergence du cover art t’indiquaient les caractéristiques (le nom de l’artiste, et le nom de l’œuvre) là où les pochettes sauce cover art présentent parfois un concept visuel que tu as du mal à raccorder spontanément à un artiste ou à son œuvre.
Parce que ça n’est pas nécessairement l’objectif de l’artiste. Son objectif, c’est d’attirer ton attention à l’aide d’une image forte, esthétique, provocatrice voire dérangeante.

Pour certains artistes, cela passe par la représentation d’une mascotte qui est identifiée à l’artiste. C’est par exemple le cas d’Eddie, la mascotte du groupe Iron Maiden. Tu vois Eddie, tu sais que c’est un disque du groupe. Alors il y a tout de même le nom du groupe sur les pochettes, mais tu pourrais très bien l’enlever, il y aurait peu de doutes quant au groupe qui se trouve derrière le disque.

Certains artistes laissent libre cours à leur imagination, et créent des illustrations de pochettes qu’il est difficile de corréler spontanément au contenu. C’est en cela que je vois un parallèle avec l’évolution de la réclame vers la publicité.

Les stars du Cover Art musical

Parmi les artistes (ou collectifs d’artistes) ayant fortement contribué au cover art des pochettes de disques, nous pouvons citer Storm Thorgerson (l’homme au prisme triangulaire symbole d’un nouvel âge réminiscent !)- membre fondateur d’Hipgnosis (le collectif qui a notamment illustré nombre de pochettes de disques de rock progressif dans les années 1970), Andy Warhol (qui, s’il n’a pas été aussi prolifique dans ce domaine que les autres, a laissé son empreinte sur les pochettes des albums The Velvet Underground & Nico – oui oui, Nico, la maman de Ari Boulogne – et Sticky Fingers des Rolling Stones), Gary Burden (qui a contribué à la conception graphique de plus de 40 albums de Neil Young, rien que ça), George Hardie (qui a notamment réalisé la pochette du premier album de Led Zeppelin – en reprenant l’un des clichés du crash dramatique du dirigeable Hindenburg) puis a rejoint le collectif Hipgnosis au cours des années 1970)…


Quoi qu’il en soit, le domaine de la pochette de disques a permis à des artistes venant d’horizons très différents de travailler ensemble, et cela reste à mes yeux la partie la plus intéressante dans cette affaire.
Une bonne association artistique qui va dans tous les sens, au service d’idées plus ou moins alambiquées.
Finalement, cela résume bien ce que l’art sous ses formes diverses peut générer. De la créativité, de l’audace, de la subversion, et bien des commentaires.

Éteignons les bédos, arrêtons de gober des hofmanns et passons au cover art dans le domaine de la BD.


3- Cover Art et Bande Dessinée


L’abord du cover art par le monde de la bande dessinée est souvent plus simple (en apparence, car techniquement, c’est un autre débat) : il vise très généralement à une illustration explicite du contenu.

Je vais m’intéresser en particulier à ce que le domaine des comics a pu proposer, et là, déjà, mes yeux brillent quand je pense en premier lieu à Jean Frisano – qui a signé un très grand nombre de couvertures et de posters pour les périodiques édités par les Éditions LUG – oui, lis l’article publié par mon copain Thomas / Vlad (ça y est, je chouine, comme à chaque fois que je pense à LUG) : Fantask, Strange, Special Strange, ainsi que de nombre d’albums divers (notamment l’intégralité des albums de Conan le Barbare, enfin au moins 8 sur les 9)…

Des dessinateurs légendaires de chez Marvel Comics tels que John Buscema (qui s’est notamment… illustré dans nombre d’épisodes de Conan) ou encore Jim Starlin (il faut découvrir son travail sur la série Captain Marvel – le vrai, l’original, Mar-Vell, pas ses ersatz) ont laissé eux aussi de véritables chef d’œuvre dans ce domaine.

Le travail de Jean Frisano, qui était dessinateur et avant tout peintre, a d’ailleurs sans doute incité Marvel Comics et DC Comics à proposer à leur tour des couvertures (et pas que) réalisées à partir de peintures.
Je pense au génial Alex Ross, qui nous a notamment offert les albums Superman – Paix sur Terre (chez DC Comics) et la série Marvels (chez… Marvel Comics – étonnant, non ?).

Tiens, histoire d’agrémenter ce chapitre à l’aide de belles images, en voici de toutes fraîches issues des éditions Original Watts, qui pour le plus grand bonheur de nombreux fans, ont ressuscité le mythique Special Strange :

Couverture Special Strange 116 | Classic A
– Source : Original Watts | Special Strange 116 / Cover Classic A –
Couverture Special Strange 116 | Regular cover
– Original Watts | Special Strange 116 / Cover Regular –

Un article détaillé concernant Original Watts et son Special Strange Revival sera prochainement publié sur RYL.


Un p’tit mot au sujet de la censure, car le cover art y a souvent été confronté

Soyons clairs : dans le cas de la bande dessinée, la censure ne visait pas que les couvertures, mais l’ensemble des publications (garniture comprise).

Les comics ont connu leur lot de censure, principalement lorsque LUG entama sa diffusion de comics Marvel en France (et en Français). Cette censure mit d’ailleurs fin au premier périodique de super-héros proposé par LUG, à savoir Fantask.

Le motif : invocation de textes issue de la Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949, relative aux publications destinées à la jeunesse.
Cette loi, qui imposait des conditions assez draconiennes, visait plus ou moins directement pour ainsi dire interdire / empêcher le retour de matériel BD en provenance des USA.
Un p’tit reste de la méfiance gaulliste vis-à-vis de l’Oncle Sam ? Possible. Le grand Charles était encore chef du gouvernement français 3 ans auparavant.

Lire l’excellent article proposé par Actua BD sur le sujet de cette loi et de son impact sur l’édition de BD après guerre, en France.


4- Crossover Artistique


Parce que le voilà, le mot de la (presque) fin de cet article : le cover art dans le domaine de la musique, tel un Heimdall contrôlant le Bifröst, a créé des ponts entre ces univers distants que sont le dessin, la peinture, la photographie, les arts graphiques d’une manière plus large et la musique.

Et ça, comme dirait Thor, « Par Odin, ça envoie du Mjöllnir ! ».

Comment ça, Thor ne l’a jamais sortie, celle-là ?


5- Bonus track


The Four Tops / It’s The Same Old Song :

– Source : Youtube | The Four Tops / It’s The Same Old Song –

Pourquoi ce choix ?

Ben parce que j’adore cette chanson, et que je voulais la poster depuis un moment déjà !
Puis parce que la voix de Levi Stubbs m’émerveille toujours autant que la première fois que je l’ai découverte. Attention j’dis pas que ses trois potes n’assuraient pas, mais Levi, il avait été touché par la grâce.

The rapport with the choucroute ?

Oh ben tu sais, l’art, la censure, l’amour du risque, les risques de l’amour, finalement, c’est toujours la même vieille chanson : ça part dans tous les sens, la politique s’en mêle, les artistes s’emmêlent, et après c’est le bazar.
La même chanson, j’te dis…


Tout bientôt incessamment sur RYL :


Sans doute auras-tu noté que j’ai très finement amené un article à venir, consacré aux éditions Original Watts. Mon petit doigt me dit même qu’il y en aura 2, très rapidement.

Parce que sur ce sith site tellement magnifique que tu contemples (Jedi ?), les articles, toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins.

Enfin toujours, j’exagère, mais disons que c’est une tendance actuelle, mon jeune padawan.


J’vous fais plein de bisous mes chéris 🙂

Olivier



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Crédits :

Illustration principale : Image par Prawny de Pixabay
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Sources documentaires :

Wikipedia
Black Bonnie



Auteur de l’article :

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