Mémoire du Jeu Vidéo en France : le CNJV

Mémoire du Jeu Vidéo en France : le CNJV

13 décembre 2021 2 Par Olivier - Ride Your Life
Temps de lecture estimé : 7 minutes
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Mémoire du Jeu Vidéo en France : le Conservatoire National du Jeu Vidéo – ou CNJV.

Parce que oui, il y a un tel Conservatoire… et qu’il est à Chalon-sur-Saône, à 20 kilomètres de ma superbe campagne.
Et que je m’y suis rendu, armé de mon vieux conférencier en cuir – hérité d’un de mes Grands-Pères, de mon stylo et de toute mon attention, parce que cette visite m’a ouvert les yeux sur un monde dont j’ignorais pour ainsi dire tout, ou presque.


Sommaire :


1- À quoi sert un Conservatoire ?

2- Le CNJV : Conservatoire National du Jeu Vidéo

3- Les Missions du CNJV

4- Appel à Contribution

5- Mes Chers Parents…


1- À quoi sert un Conservatoire ?


À Conserver la Mémoire


Je peux tout d’abord t’assurer que si un Conservatoire a pour objet de conserver la mémoire, il ne fait pas de conserves.

Le propos essentiel d’un conservatoire – et des conservateurs – est de rassembler des éléments propres à une activité et/ou à des créations humaines (ou naturelles) et de les mettre à disposition d’un public professionnel.


Je traite le sujet plus en détail au sein de cet autre billet >>

Les Conservateurs du Patrimoine

Au sein du chapitre 3, je développe plus précisément la question des missions du CNJV.

Je précise que si tout musée ou presque dispose d’un conservateur, un conservatoire n’est pas un musée.
Il n’est donc pas nécessairement ouvert au public, mais à des professionnels de la communication, des étudiants, des chercheurs.

Et moi alors ? Ben j’suis passé par la fenêtre :p
Roh mais non, j’suis un professionnel de la communication disruptive de niche à l’attention des belles âmes.


2- Mémoire du Jeu Vidéo | Le CNJV : Conservatoire National du Jeu Vidéo


Bertrand Brocard

C’est Bertrand Brocard qui est à l’initiative de la création du CNJV, en 2016.

– Source : Youtube | Interview de Bertrand Brocard par l’AFJV –

Un acteur du secteur connu


Bertrand est loin d’être un inconnu ou un néophyte dans le domaine du Jeu Vidéo.
Il en a même été un des acteurs majeurs en France durant de longues années, et tout cela a commencé dès le début des années 1980, avec la création d’une société qui deviendra Cobrasoft, éditeur qui a notamment fait les jours heureux des amateurs de jeux d’intrigues policières.

Cet éditeur a reçu de nombreuses récompenses en son temps, et a par la suite été racheté par Infogrames en 1986.


Durant les 30 années qui ont suivi, Bertrand n’a jamais quitté le monde du jeu vidéo et du logiciel.

Il a été appelé à travailler pour pour plusieurs éditeurs de jeux et de logiciels de type ludo-éducatif, ainsi qu’à s’investir dans divers projet autour de ces domaines.

Bertrand a notamment contribué au projet de création d’une Cité du Jeu Vidéo à Lyon.

Bref, dans le monde du jeu vidéo en France, c’est un bonhomme.

Tu peux en savoir plus en consultant sa fiche Wikipedia >>


Création du CNJV

Au cours de sa longue expérience dans le monde du jeu vidéo et du logiciel, Bertrand a pris conscience d’un paradoxe qui touche plusieurs secteurs : malgré leur récence, leur mémoire se perd. Et – hélas – trop facilement.

Parce que lorsqu’une société disparaît – suite aux aléas du marché (cessation d’activité / liquidation) aussi bien qu’à l’occasion de fusions (souvent successives), nombre d’éléments liés à leur histoire disparaissent également.

Pourtant, des éléments (pas forcément sexys pour tout le monde, mais tellement précieux pour ce qui est de la mémoire) tels que des photographies diverses (équipe de développement, jeux, captures d’écran…), des plans, des pièces comptables (jusqu’aux bulletins de salaire), des affichettes, des compte-rendus de réunions etc. constituent des mines d’or pour ceux qui s’intéressent à l’histoire du secteur.

Et ceux-ci sont nombreux : journalistes, chercheurs, thésards, responsables de web magazine (:D)…

C’est donc afin de préserver cette mémoire que Bertrand a décidé de créer le Conservatoire National du Jeu Vidéo, accompagné par quelques personnes également d’expérience et de qualité.


Réalisations du CNJV en faveur de la conservation de la mémoire du Jeu Vidéo

Au-delà de son activité intrinsèque de conservation, le CNJV mène ou participe à de nombreuses manifestations, colloques et séminaires autour du thème du Jeu Vidéo.

Ainsi, au nombre des réalisations du Conservatoire National du Jeu Vidéo figurent l’organisation (ou la participation à) de plusieurs colloques, en partenariat avec des partenaires de renom tels que la Bibliothèque Nationale de France ou encore la Cité des Sciences et de l’Industrie. Rien que cela…

Afin de participer à ce beau sujet qu’est la conservation de la mémoire du jeu vidéo en France, le CNJV propose régulièrement des stages, par exemple pour des documentalistes.

Bref, le CNJV contribue à la culture, à la préservation de la mémoire ou encore indirectement à l’emploi en permettant à des étudiants d’ajouter une jolie ligne à leur CV.

Et bien d’autres choses, et plus encore à l’avenir, avec un coup de pouce, qui fait l’objet du chapitre 4 de ce billet.


3- Mémoire du Jeu Vidéo | Les Missions du CNJV


Parce oui, le CNJV remplit diverses missions essentielles à la conservation de la mémoire du jeu vidéo en France.
Et malgré une histoire qui a commencé à être écrite il y a seulement une quarantaine d’années, il s’agit de missions ardues.

La mission globale | Les missions


Tu l’auras compris (hein ?), la mission globale est de préserver la mémoire d’un secteur dont l’histoire française est déjà riche.


Dans le détail, les missions principales sont les suivantes :

  • Collecter des éléments (archives, photographies, et tutti quanti).
  • Archiver & préserver la mémoire de sociétés bien souvent disparues, mais qui ont laissé une empreinte importante dans le secteur.
  • Mettre à disposition de journalistes, étudiants, thésards, chercheurs… les éléments ainsi conservés.
Mémoire du Jeu Vidéo en France : le CNJV
– Source : site du CNJV –

La mission globale du CNJV est fondamentale.
Conserver la mémoire et l’analyser permet – outre une mission de l’ordre de la culture – de mieux concevoir le futur.


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4- Mémoire du Jeu Vidéo | Appel à Contribution


Parce que tout comme Jean-Louis Aubert chante « Du matériau, il nous en faut » dans « Plâtre et Ciment », des contributions, il en faut, dans le cadre du CNJV.

Et elles peuvent être de plusieurs natures


Le cœur du sujet : des documents, photos, archives…

Si tu disposes dans ton grenier – ta cave ou que sais-je encore comme type de remise – de cartons remplis de vieux papiers (plans, pièces comptables, brochures etc. – oui je sais je l’ai déjà écrit plus haut, mais un rappel ne nuit pas au sujet) que tu conserves sans forcément savoir pourquoi, et que c’est vieux papiers sont en relation avec le domaine du jeu vidéo en France, contacte le CNJV.

Les cartons de ce type, ça fait leur Noël à chaque fois.

Veille toutefois à virer les araignées, les souris et les photos de ton oncle Fernand avant l’envoi.


Des sousous aussi, parce que conserver la mémoire, ça en requiert…

Parce qu’aussi dévoués que soient les membres du CNJV, il leur en faut, comme à nous tous.

Pour payer le loyer des locaux, le matériel informatique, les déplacements etc.

Tu peux consulter cette page du site du CNJV, qui t’explique comment les soutenir.


Des sousous afin de pouvoir recruter des salariés

Tu l’auras sans doute compris, les membres de l’association qui encadre le CNJV sont des bénévoles.

La tâche qui leur incombe est immense, et Bertrand et ses camarades apprécieraient beaucoup de pouvoir créer 1 ou 2 poste(s), à plein temps ou à mi-temps, notamment un poste de Conservateur, et pourquoi pas un(e) assistant(e) / secrétaire.

Et là, tu l’as compris, il faut encore des sousous. Et pas mal.


Aussi me permets-je de lancer cet appel à l’attention de Madame la Ministre de la Culture :

« Madame la Ministre de la Culture,

J’ai entendu récemment que vous aviez des réserves de sousous dans le cadre du budget de votre Ministère.
Si les besoins – et demandeurs – sont nombreux, j’attire votre attention sur l’urgence à soutenir la mémoire d’une industrie créatrice d’emplois, et qui demeure une industrie d’avenir.

Les ressources du CNJV sont modestes, et très sous-dimensionnées par rapport à l’importance de ses missions.
Un budget annuel raisonnable permettrait au CNJV de recruter un ou deux salarié(s) à plein temps ou à temps partiel, afin d’appuyer le grand dévouement des bénévoles à l’origine de cette très belle aventure.


Aussi, si vous aviez l’obligeance de prendre langue avec le Conservatoire National du Jeu Vidéo (tout en ayant votre carnet de chèque à portée de main), je suis certain que vous pourriez œuvrer une fois encore à la bonne santé de la Culture dans notre beau pays, la France.


Comme je l’ai évoqué plus haut, je suis bien conscient du fait que les demandeurs sont nombreux, mais je souhaite attirer votre attention sur deux points :

– Le temps ne joue pas en la faveur de la conservation de ce patrimoine, car plus il s’écoule, plus la mémoire s’efface, et – malheureusement – plus les personnes ayant travaillé dans ces domaines sont appelées à disparaître, elles aussi.

– Conserver ce patrimoine présente un intérêt économique : la connaissance et l’analyse de l’histoire passée, dans bien des domaines, permet souvent de mieux écrire le futur.
Comprendre les succès, mais aussi les échecs, tout autant que les cycles de vie d’un marché ou d’un produit permet de mieux concevoir, construire et vendre les créations futures.


Car oui, Madame la Ministre, le Vintage, ça n’est pas qu’une nostalgie.
C’est une réalité de plus en plus présente, au point que nombre d’industries se penchent sur les designs anciens, les idées d’avant, la rondeur d’une époque plus sereine.


Confiant dans votre compréhension des enjeux en la matière, je vous remercie pour votre attention à ce sujet qui me tient particulièrement à cœur.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

Olivier LECLÈRE »


À Toi, Public

Ami lecteur, je t’invite à partager cette publication via Facebook, parce que le sujet le mérite.

Bien sûr, tu pourrais te dire que j’y ai un intérêt. Et tu aurais alors totalement raison.
Tu contribuerais effectivement à mieux faire connaître mon webmagazine ET à plaider la cause du CNJV.
Réalise comme c’est magnifique : un simple partage en quelques clics, et tu participes à deux entreprises hautement culturelles.

J’en ai les yeux tout mouillés tellement c’est beau.


La Conservation du Patrimoine : une mission essentielle


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5- Mes Chers Parents…


(non, je ne vole pas)

Je voulais simplement vous dire que j’ai été reçu au Conservatoire. C’est-y pas beau ?

Alors certes, juste en tant que visiteur… mais c’était tout de même formidable.
Et j’en suis ressorti plus savant. Et ça, ça n’est pas rien.

Love you Mum’ & Dad’, et merci pour tout.


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Bisous mes Loulous 🙂

Olivier



Crédits :
Illustration Principale : Conservatoire National du Jeu Vidéo (CNJV)
Vidéos et Musique : Youtube et les ayants droit
Les sociétés, personnages et marques cités demeurent l’entière propriété de leurs détenteurs respectifs
Jean-Louis Aubert, auquel j’ai emprunté quelques paroles de sa chanson « Plâtre et Ciment »

Franck Dubosc pour le «À Toi, Public », en référence à son spectacle « Pour toi, Public »

Aucun jeu vidéo n’a été maltraité à l’occasion de la rédaction de ce billet


Et tous mes remerciements à Bertrand pour sa gentillesse et sa disponibilité 🙂
Remerciements appuyés à Jacques Brissé, le papa du jeu Le Bagnard, qui m’a informé de l’existence du CNJV 🙂

(l’article arrive… bientôt… :p)


Sources Documentaires :
Le CNJV, cela va de soi

Wikipedia, cela va de soie, et dans la dentelle



Auteur de l’article :

Mémoire du Jeu Vidéo en France : le CNJV
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