Rah la la, les Journalistes…

Rah la la, les Journalistes…

9 septembre 2019 0 Par Olivier - Ride Your Life
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C’est vrai quoi.


Salut les loulous,

Aujourd’hui, je vais faire acte de contrition – c’est mon mot du jour, je l’ai déjà utilisé à l’occasion d’un tweet – concernant ce que je pense des journalistes.
Ou ce que je croyais en penser.


Sommaire du billet « Rah la la, les Journalistes… » :


1- Ce que j’en pense, des Journalistes >>

2- Les journalistes qui me donnent envie de leur mettre des baffes >>

3- Ce qui suit est une fiction… >>

4- Quand la politique s’emmêle s’en mêle >>

5- Le Syndrome de la Girouette et l’Entreprise France >>

6- Le Journalisme, ça peut être merveilleux >>

7- Les vilains qui critiquent les journalistes >>

8- Pourquoi vous dis-je tout cela ? >>


Ce que j’en pense, des Journalistes


Alors il y a journaliste et Journaliste.

Pas comme il y a Dupond et Dupont. Plutôt comme il y a prof et Prof. Pas le nain de Blanches Fesses et les 7 mains (enfin un truc comme ça), hein.

Il y a le journaliste qui me donne envie de lui mettre des baffes, et puis il y a le Journaliste.


Les journalistes qui me donnent envie de leur mettre des baffes


Bon, je ne vais pas vous raconter d’histoires, il y en a pas mal. Enfin pas mal parmi ceux qui sont visibles. C’est surtout ça, le début de la tromperie dans ce métier.

Ceux qui sont particulièrement visibles (ou audibles, ou… marde… que l’on peut lire souvent ? :D) ont un gros défaut, à mes yeux (mais pas qu’aux miens – j’y reviendrai plus loin).

Ce gros défaut, c’est d’être aux ordres (de…). Ou alors d’être tout de même un peu concons. J’hésite encore, pour certains. Pour une partie d’entre eux, je pense sincèrement- comme je le pense pour beaucoup de choses – que c’est un mélange des 2.


Je m’explique…

Être aux ordres : c’est assez clair, je trouve.
Être aux ordres de […], c’est écrire (ou blablater) en suivant des consignes qui visent à servir des intérêts ; phénomène qui renvoit l’information au placard.
Enfin information il y a bien ; quand j’entends de nombreux bobards, je me dis « tiens, il y a untel qui a dit à machin de dire que ». Je pense aussi que parfois, machin agit presque de lui-même, mais c’est parce qu’untel l’a bien dressé. Formé, pardon.

Être un peu concon : c’est assez clair également.
Par contre, c’est vague. Certes.

Je développe donc : dans ce contexte, être un peu concon, ça peut prendre 2 formes :

Diffuser des « informations » sans vraiment comprendre ce qu’on raconte (bon ça, c’est ma spécialité, sauf que je ne prétends pas diffuser des informations – moi, je sais que j’écris souvent de la marde :p).

Diffuser des informations à la limite de la fake-news – sans s’en rendre compte, donc. Ceux qui savent qu’ils diffusent des fake-news, eux, ils sont aux ordres.
Cela peut aussi consister en confondant tout.

Je vais illustrer ces 2 cas de figure avec 1 exemple pour chaque.


Diffuser des informations étranges…

que même pas celui/celle qui la diffuse ne comprend ce qu’il/elle raconte.

Un soir, à l’occasion du JT d’une grande chaîne de télévision, reportage sur l’énergie solaire.
La présentatrice du JT lance quelque chose du genre :

« L’énergie solaire remplacera donc un jour l’électricité »

Patin sérieux, t’es payée 50 000 ou 100 000 boules par mois pour dire de telles conneries, et ça ne te dérange pas ?

Je veux dire, et ça n’est pas du pinaillage, marde, nous parlons d’informer la bande de demeurés que nous sommes. Alors il faut être précis…

Après, j’suis peut-être concon en fait, peut-être que les centrales nucléaires produisent de l’énergie nucléaire, que les centrales à charbon produisent de l’énergie carbonifère etc… et que bon, par un certain miracle, ça devient de l’électricité. Et donc, dans la même logique, les centrales solaires, ben elles produiront de l’énergie solaire… Ça remplacera l’électricité.
Le doute m’habite, toutefois.

Bref, toutes ces centrales utilisent les énergies concernées… pour produire de l’électricité. Genre l’énergie qui permet à ta chaîne d’émettre, et à nous de faire fonctionner nos postes.

Alors certains vont penser que je pratique le coït anal avec les diptères (j’essaie des variations de « enculer les mouches », chaque fois que j’y pense).
Que nenni. Je pense qu’à un certain niveau (de salaire et de responsabilités notamment), le minimum requis, c’est de comprendre ce que l’on raconte. Et s’il s’agit d’une improvisation, d’éviter de trop sortir de sa zone de confort.


Diffuser des informations à la limite de la fake-news :

Alors cet exemple là, je pense qu’il ne se passe pas un mois sans qu’on y ait droit : la fraude à la CB et les achats en ligne.
Là pardon, c’est un morceau d’anthologie de bêtise, dans 99% des cas.

Le journaliste annonce son truc :

« et maintenant, après la météorite qui est tombée sur un village et a fait 350 morts, sans transition : serrez le cul si vous achetez en ligne avec votre CB »

Là normalement, tu te dis que tu as déjà du luc de ne pas t’être trouvé(e) au point d’impact de ladite météorite, mais t’as pas fini de trembler, parce que ta CB, tu l’utilises souvent pour acheter sur Internet.

Sur cette annonce, un spécialiste du ouebe vient nous expliquer la magouille. Et puis t’annonce des chiffres à te faire frémir. Surtout de la valeur absolue si possible, c’est plus sensationnel. Parce que le taux, il ne serait pas énorme si l’on prend en compte le nombre considérable de transactions effectuées tous les jours, sans encombre.

Quelques témoignages de pauvres gens piratés – là, rien de drôle, cela peut presque nous arriver à tous.
Ça se gâte quand les explications arrivent.

En règle générale, l’expert en place nous explique qu’il faut être prudent, bien vérifier que le site est sécurisé (j’en parle dans un autre billet) et accessoirement serrer les fesses. Bon, pour le site sécurisé, c’est du bon sens, je ne lui jette pas la pierre.
Bref, il faut être prudent. Parce qu’il y a ces salopiots de pirates qui ne font rien que nous faire chier. Et ça, c’est vrai également.

Le truc dommage, c’est que le problème dans la très très large majorité des cas, il ne vient pas des sites Internet, surtout des sites sécurisés (c’est vaguement le principe d’ailleurs : la sécurisation vise à éviter l’interception des données).
Il vient des cartes bancaires. Ben oui, c’est bête, hein.


Ce qui suit est une fiction…


Pas si fictionnelle…

Le pirate pécho votre numéro de CB, la date d’expiration et le crypto, et à lui la semaine de vacances à San-Francisco (j’dis ça parce que Noël approche, alors si vous ne savez pas quoi faire de votre brouzouf… :p).
Comment a-t-il fait ? Ben pendant que vous êtes allé(e) uriner vos binouzes au bistrot, il a collecté ces infos sur la CB qui se trouve dans le portefeuille que vous avez laissé sur la table ou le comptoir.
Quand vous revenez, il vous demande si vous vous êtes lavé(e) les mains, parce que l’hygiène avant tout.
Il rentre chez lui, et tel un salopiot, il se paye son voyage. Et avec les CB des autres victimes qu’il a filoutées, il se paye d’autres choses tout à fait indispensable (par exemple, un drone naze vendu en promo à 2 fois le prix normal).

FIN de la fiction.


Il y a plein d’autres méthodes (caméras dans les DAB ou les automates de paiement – ça c’est sensationnel au sens journalistique, alors ils en parlent tout de même – par exemple).
L’idée, c’est que la CB permet de payer à distance – et que le piratage, il a lieu avant. Le piratage des infos de la CB.


La vraie solution :

Le truc que tous les experts devraient dire (et commencent à dire, parfois) : demandez à votre banque de vous fournir un service de CB virtuelle.

Pour chaque transaction que vous envisagez de faire, vous vous connectez via une appli (intégrée ou non au site de votre banque), vous saisissez encore un code de sécurisation, et vous obtenez un numéro de CB avec date d’expiration & crypto valables pour 1 seule transaction et pour un montant déterminé (ou maximum).
Et là plus de marde.
Et bien entendu, vous demandez à votre conseiller bancaire – si il ne vous le propose pas – de désactiver la possibilité d’acheter en ligne avec votre CB (la vraie, donc).

Bilan : vous ne serrerez plus les fesses en faisant vos achats en ligne.
Au cas où les reportages anxiogènes sur les pirates du ouebe auraient induit cette pathologie en vous. Enfin ce réflexe.

Alors bien entendu, sale type subversif que je suis, je me dis « ben dis donc, pourquoi ne commences-tu pas par là ? » et me réponds aussitôt « il est vrai que cela implique tout de même tes vrais patrons [les banques, au travers des GIE de cartes bancaires – car le GIE Cartes Bancaires ], alors il ne faudrait pas les brusquer, donc présente-les comme LA solution, pas comme le problème ».

Là, je sais que je vais perdre du monde…
« marde, un complotiste, il voit les banques partout »

Alors si être complotiste signifie penser que rien n’est le résultat du chaos, oui, je le suis. Tout est organisé. Par l’Univers – ça c’est la TGM – et par certains groupements d’intérêts – ça c’est la réalité du monde dans lequel nous vivons.
Et pour ainsi dire, l’essentiel de l’économie mondiale appartient à des groupes bancaires.

Pour les sceptiques…


Les journalistes aux ordres de…

« Oui parce que bon, ça c’est une théorie complotiste, hein »

Si vous ne vous êtes pas sauvé(e) : je vous invite à consulter / visionner le documentaire « Les Nouveaux Chiens de Garde ». Ou à lire le livre sur lequel le documentaire est basé.

Les yecous (ou les ovaires) vont vous en tomber.
Enfin au moins les bras.

Article Wikipedia consacré aux Nouveau Chiens de Garde >>


Je vous livre le pitch, vite fait :

C’est l’histoire d’une collusion gigantesque entre le monde de l’information au travers des grands groupes de presse et celui de grands groupes financiers et industriels.
En même temps, quand on regarde l’actionnariat, desdits groupes de presse… pas très étonnant. Pourtant, il y en a qui doutent encore 🙂

Alors bien entendu, « on » peut critiquer l’ouvrage. Se dire que l’auteur du livre, puis les auteurs du reportage, sont des espèces de déviants amers.
D’ailleurs, la communauté des journalistes visibles ne s’en est pas privée à l’époque. Normale, elle était la cible ; elle a son droit de réponse, forcément.

Le truc, me concernant – et je ne suis pas un cas isolé – c’est que les discours parfois grandiloquents de certains de ces journalistes visibles ne fait que renforcer mon opinion à leur sujet.
Ils ne défendent pas le Journalisme, il défendent leur soupe.
La main du maître n’est jamais loin ; elle nourrit, mais elle peut aussi punir.
Dans le métier, on dit « virer ». Ou alors on parle de « séparation suite à une divergence d’opinion ».

C’est ce que vivent beaucoup de Journalistes. Notamment nombre de ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe « en haut ».
Parce que je crois savoir que devenir journaliste, c’est difficile. Il faut du travail, idéalement un diplôme. Et après, il faut ramer, encore ramer.
Comme pour tout métier.

Mais forcément, ceux qui ne sont pas d’accord, leur nom doit plus souvent tomber dans le chapeau du tirage au sort des licenciés.


Donc, les journalistes aux ordres de…

… ils obéissent.

Parfois, ils n’ont même pas à « obéir » : ils ont été préformatés.
Certains leur ont bourré le crâne à l’occasion de leur cursus scolaire, au travers du grand écart entre une soi-disant ouverture d’esprit, de l’humanisme en veux-tu en voilà, qui ne font que maquiller un formatage.

Je ne vais pas m’étendre trop sur le sujet de l’éducation nationale aujourd’hui. Mais je vais le survoler.
De mon point de vue, elle présente de lourdes lacunes dans bien des domaines ; le classement de la France sombre depuis des années, voire des décennies. Pas la faute des élèves : il n’existe pas de génération spontanée d’abrutis, ni d’incultes. C’est un truc vieux comme le monde, ou presque, que de déblatérer sur « la jeunesse d’aujourd’hui ».
Parce que la jeunesse, de toute époque, elle est éduquée. Par les parents, l’école, l’entourage, « la société »… et les médias.
Si certains pensent que la jeunesse est bla bla bla, qu’ils se demandent qui l’a éduquée.

Concernant les journalistes, je n’ai pas fréquenté d’école qui forme à ce métier. J’ai donc un œil candide à ce sujet, comme sur beaucoup.
J’ai par contre été amené à rencontrer des personnes qui ont suivi certains cursus. Des journalistes, même.
Au niveau du formatage, il y a du level.

Après, le vrai mal, c’est qu’une certaine presse produit ce que les actionnaires lui demandent de produire.
Bien sûr, la main sur le cœur, les concernés jureraient qu’ils sont indépendants. D’esprit.

Cela dit, ils n’ont pas vraiment le choix. Critiquer les actionnaires – et leurs copains – ça fait désordre.
Bien entendu, pour noyer le poisson pas frais, certains font mine de se montrer taquins, subversifs. La fausse subversion, ça fonctionne pas mal. Ça crédibilise.

Cette subversion – quand elle consiste à dénoncer les vilaines pratiques de tel industriel, c’est souvent pour des raisons de dispute entre les gros.
Et vas-y que je te fais un tacle, tu ne l’as pas vu venir.
Mais il y a des limites : les industriels – et leurs actionnaires bancaires – ils financent les grands groupes de presse directement (en étant actionnaires) ou indirectement, en étant annonceurs.
Très sincèrement, ce genre de manœuvre me fais souvent penser à un tirage au sort : untel a fait chier machin ou fait de l’ombre à bidule ; faisons-le payer. Cf. les « affaires » liées à l’industrie pharmaceutique, par exemple.


Quand la politique s’emmêle s’en mêle


Concernant la politique, c’est carrément à se tordre de rire et/ou à pleurer tellement c’est parfois visible.
La dernière élection présidentielle en date me semble tout à fait révélatrice.
Un des prétendants est tombé, à grands renforts de révélations sulfureuses.
Ouf, nous avons évité un gredin.
Parallèlement, notre actuel Président de la République – Emmanuel Macron – a bénéficié d’un très grand nombre de couvertures de magazines & journaux durant l’année qui a précédé l’élection de 2017.

– Source : Youtube – Macron, le candidat / C à vous / 24/11/2016 –

Comme le disait à cette époque notre actuel président de la république : « je ne suis pas propriétaire de ces titres de presse »

La bonne nouvelle, c’est donc que la presse est indépendante dans ses choix.

Enfin indépendante des choix des candidats, au sens qu’ils ne répondent donc pas à une demande de ceux-ci.
Mais alors, à quelle demande répondent-ils ?
Parce qu’en bons marketeurs (si si, tout de même), ils répondent à une demande… ou mieux, ils la suscitent. Car le marketeur ultime, c’est celui qui suscite la demande. Qui va transformer l’implicite en explicite.

Les journalistes : une passion vouée à Emmanuel Marcon avant qu'il ne devienne président.
– Source : capture d’écran / vidéo Youtube ci-dessus –

Je serais d’un naturel méfiant, j’aurais l’impression que l’on aurait légèrement voulu nous bourrer le crâne.

Après, je veux bien croire que tous ces magazines auraient eu un genre de révélation mystique… en fait non, je n’y crois pas.
Le nez creux alors ? J’sais pas trop.
Des consignes ? Ah ça… allez savoir pourquoi, j’y crois plus.

Ne croyant effectivement pas à la notion de hasard, et ne pouvant me résoudre à penser que ces grands groupes de presse surfent sur une mode – parce qu’ils FONT l’information, je dois me résoudre à penser que – forts et certains de leur pouvoir – ils ont légèrement téléguidé la donne.

Parce que dans le fond, je veux bien comprendre que les journalistes soient là pour informer. Vu que c’est leur mission de base.
Mais là… Ils devaient bien « savoir » qu’ils roulaient (les rotatives) avec des conséquences.
Parce que les couvertures, c’est de la publicité. La publicité, ça repose pas mal sur l’impression (sans jeu de mots), la répétition.

Comme je l’ai déjà écrit, je ne crois pas au hasard, au grand chaos. C’est une vision personnelle, j’en conviens, mais comme c’est la mienne… ben j’en parle.

On ne peut pas être journaliste ou groupe de presse sans se douter qu’offrir tant de couvertures à un candidat – qui nous précise bien qu’il n’a rien demandé – c’est tout de même un magnifique tremplin.
Et sachant cela, les hommes politiques ne se chicaneraient pas pour obtenir un juste temps de parole dans les médias s’ils ne savaient pas que ça avait un effet déterminant. Et cela, les médias ne peuvent pas l’ignorer.

Donc oui, ce type de journaliste qui veut (ils ne peuvent pas ignorer ce pouvoir) influencer à ce point, il est aux ordres. De ses patrons, puisque Emmanuel Macron a bien précisé qu’il n’avait rien demandé.
Et ça, ça ne me plait pas. Du tout.


Le Syndrome de la Girouette et l’Entreprise France


Connaissez-vous le Syndrome de la Girouette ?

Il a été énoncé par Edgar Faure ; il était un homme d’état de la IVème République. Celle des hommes politiques qui avaient de l’humour. Leurs dignes descendants sont – par exemple – André Santini et Michel Charasse ; tous 2 amateurs de cigares et de bons mots.

Edgar Faure, interrogé par un journaliste (de mémoire) concernant une certaine aptitude à s’adapter, ce que de mauvaises langues voyaient comme étant une certaine versatilité, a alors répondu :

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent »

Là où je veux en venir, en-dehors du fait de me la péter quelques secondes avec de la culture-confiture, c’est que les médias / groupes de presse / journalistes eux aussi pourraient parfois être assimilés à des girouettes, quand après avoir poussé un homme politique, ils le brulent sur la place publique des manchettes.

Alors forcément, on pourrait se dire « mais alors, ton truc complotiste là, les journalistes aux ordres de, ça ne prend pas ».

Si tel est le cas, il vous manque une info, et c’est ma faute, ma très grande faute.


L’Entreprise France :

De nos jours, les grands pays sont gérés comme des entreprises.
Comptablement parlant, c’est la cata. Pas grave, les actionnaires et leurs enfants renfloueront.

Le président, ou premier ministre (selon les pays concernés), c’est le PDG.

Les actionnaires : alors là, c’est subtil.

Au départ, c’est le peuple. D’ailleurs, factuellement, ça l’est. Mais voilà, il y a de grands porteurs, et de petits porteurs.
Vous et moi, nous sommes des petits. Nous allons aux Assemblées Générales, donc sur convocation, mais nous ne faisons pas partie du Conseil d’Administration ou du Directoire. Faut pas déconner non plus.

Les AG, ce sont les élections (ou les grosses manifestations – là ce sont des AGE :p).
Le Conseil d’Administration ou le Directoire sont quant à eux composés des gouvernements, et surtout de quelques gros actionnaires. Ceux qui disent aux médias ce qu’ils doivent dire.

Ces gros actionnaires, ils font en sorte que le PDG de leur choix soit élu.
Pour autant, ils surveillent là c’est le Conseil de Surveillance. Si ça se met à déconner dans la boîte, un coup de pression au PDG et au Conseil d’Administration, et vas-y que tu vas me redresser la barre.

Si point de redressement (productif) de la barre, il y a alors sanction. Genre vote d’une motion de censure.
Et paf, la presse se déchaîne. Les courageux sortent du bois. Mais là, c’est comme en 1945 : les plus courageux étaient dans le maquis depuis le début, ou y sont vite allés, alors que les opportunistes, ils se sont senti pousser des vocations lors de la débandade de l’armée allemande.

Ainsi, si jamais le vent venait à faire tourner nos girouettes, ça serait à cause du vent.
Et ça n’arriverait pas au hasard.

J’dis ça, j’dis rien.


Le Journalisme, ça peut être merveilleux


Vraiment.
Même le journalisme de détail, le travail de fourmi, celui des rédacteurs de faits divers dans la presse écrite, par exemple.

En premier lieu, c’est un métier nécessaire. Nécessaire à l’information. Quand il s’agit bien d’informer, pas de déformer ou arranger à sa sauce (selon les ordres, donc).


Ceux qui sont ce que d’aucuns appellent « les petites mains »

Par exemple.

A la télévision, ce sont les correspondants locaux.
Problème : malgré une bonne volonté dont je ne doute pas, ils reçoivent des consignes. Le truc est foireux à la base.

Ensuite, il y a ceux qui deviennent des vedettes ; ils sont correspondants spéciaux à Washington – la capitale du monde libre (ne pas rire, surtout).
Eux, ils sont aux ordres aussi. C’est dead. Sinon ils ont du mal à faire carrière. De toute façon, il y a une direction de l’information pour faire le tri.


Le travail de « fourmi » :

Celui-là, on le trouve beaucoup dans la presse papier.

Ce sont par exemple les rédacteurs des faits divers. Ceux qui écrivent le papier sur la fête de la saucisse à Trifouilly-les-Oies.

Ça peut faire rire, tout cela.
Moi le premier. A une époque (désormais révolue), en fait.

Je vais souvent au bistrot de mon bled.
J’y achète mes clopes, je siffle une menthe à l’eau, et je lis le journal local : le Journal de Saône-et-Loire (AKA JSL).

Au début, je me marrais. J’avais bien tort, et j’ai vite rectifié.

Certes, certains titres me font encore marrer. Quand ça n’est pas dramatique.
Mais je les lis, ces petits papiers ; ces faits divers.

Quelle abnégation il faut pour écrire cela. Sincèrement. Les auteurs s’échinent à rédiger, à mettre du contenu, à enrober. Et cela nous procure une certaine information. Ils n’obtiendront jamais la gloire, ne feront sans doute pas fortune.
Mais ils en font, des bornes, pour la fête de la saucisse, l’élection de la Reine de Patelin-sur-Grosne, l’ouverture d’un club de boxe pieds-points à Saint-Gengoux-le-National.

Parce que oui, une journaliste est venue quand j’ai ouvert mon club il y a 2 ans.
J’étais content, et surpris.
Et ma Mamma, elle m’avait demandé plusieurs copies de l’article, dont une qu’elle conservait dans son sac à main. Fière. Oui.
Je ne l’ai découvert qu’à sa mort.

Depuis, j’imagine tous les participants à la fête de la saucisse, à l’élection de la Reine de beauté de Patelin-sur-Grosne, aux responsables d’associations qui se démènent pour faire vivre leur village ou leur petite ville.
Ils sont tous contents, touchés, émus que l’on parle d’eux. Ils peuvent montrer le journal à leurs proches, leurs copains.
« T’as vu, on parle de nous dans le journal »

Oh, il n’y a peut-être rien d’incroyable pour beaucoup, dans tout cela.
Moi je pense à Thérèse – la journaliste du JSL qui était venue afin de couvrir l’ouverture de mon club de boxe.
Elle a fait peut-être 50 bornes A/R pour écrire son papier et me poser plein de questions.

Elle a embelli. Pas les faits, mais elle a cherché ce qui pouvait mettre en valeur cette ouverture . Sans pipeauter pour autant.
Elle n’obtiendra peut-être pas le Prix Pulitzer. Pas de gloire.
Mais elle et ses collègues turbinent tous les jours, font des bornes, rédigent. Pour remplir un journal de PQR (Presse Quotidienne Régionale) et ainsi faire vivre leur département, enfin faire connaître une partie de sa vie.

A une échelle tout à fait différente, je salue le travail de Jean-Pierre Pernaut concernant les reportages qu’il a initiés au sujet de la France des Régions.
Je ne sanctifie pas l’homme ; comme tout un chacun, il a son lot de boulettes à son actif – des propos qui ont dérangé certains, et je peux le comprendre.
Mais là je parle d’un mérite particulier, donc je ne peux que le citer dans un contexte favorable.

Il y en a d’autres, enfin il y en avait surtout 1 : Frédéric Taddeï.
Le concernant, j’étais carrément admiratif, tant de son travail que de ce que pouvais percevoir de l’homme.
Il a été remercié par le service public télévisuel ; pas de bol. En tout cas pour ceux d’entre nous qui appréciaient ses émissions.

Il y en a certainement d’autres. Que je ne connais pas, ou auxquels je ne pense pas.
Malheureusement, j’en reviens aux plus visibles : ils m’agacent à un point, tellement je vois les fils


Les passionnés :

Il y a également tous ces Journalistes passionnés.

Ceux qui traitent de sujets techniques ou culturels, ou encore les journalistes de la presse spécialisée.
Je parle de ceux qui abordent ces sujets – culture, art, presse spécialisée etc… – avec… passion. Pas ceux qui font du sensationnel ou de la politique « politicienne » en utilisant ce type d’article.
Bien entendu, ils peuvent avoir des opinions, les exprimer, mais ce qui ressort avant tout de leurs papiers, ce sont des informations. Et de la passion.

Tous ces Journalistes permettent aux curieux et aux passionnés d’accéder à des informations, parfois en exclusivité.

Il peut également y avoir des Journalistes passionnés qui rédigent des articles sur des thèmes du quotidien.
Ce que je ressens en les lisant, c’est un intérêt pour l’humain, les animaux ou quel que soit le sujet traité, un intérêt pour la chose.


Les vilains qui critiquent les journalistes


J’en ai fait partie, je connais :p

Je n’en fait plus partie, enfin plus de la même manière.
Si je n’apprécie pas une catégorie de journalistes (il y a même des gens qui utilisent un mot valise qui me fait marrer : les journalopes – alors oui, ça n’est pas élégant ; je précise juste que ça me fait marrer).

Ce que je trouve remarquable et appréciable, c’est LE Journalisme. Et les Journalistes.
Ceux qui certes ont des opinions, mais ne tentent pas de les faire primer sur ce qu’ils rapportent. Et ça, ça ne commence pas au moment de la rédaction : ça commence souvent dès le choix du sujet. Enfin à la manière dont on envisage de couvrir un sujet.

Connus ou pas connus, peu importe.
Géniaux ou pas, peu importe. Pour ce qui concerne le génie, de toute façon, je me range à la citation prêtée à Thomas Edison :

« Le génie, c’est fait d’1% d’inspiration et de 99% de transpiration »

Il y a des variantes, mais j’ai pris celle-là.
– Source de cette variante : http://evene.lefigaro.fr/citation/genie-fait-cent-inspiration-quatre-vingt-dix-neuf-cent-transpir-4278.php –

D’autres l’attribuent à Beethoven. Peu importe, l’idée est là.


Le truc qui m’agace :

Oh ben voui, je m’agace facilement.

Il est légitime qu’une corporation s’indigne quand elle est attaquée. Tout comme il peut être légitime qu’elle le soit, même s’il faudrait éviter les généralisations. Certes, mais bon, la faute aux plus visibles, hein…

Quand certains représentants – parfois auto-proclamés – défendent leur corporation, certains ont trouvé une parade : le petit doigt sur la couture du pantalon, ils prennent un air grave et balancent leur joker ultime :

« Ouais alors c’est bien joli de critiquer, mais pensez aux reporters de guerre, hein. Ben sans eux, pas d’info. C’est ça aussi le journalisme »

Ben alors écoute mon gars, et d’une t’es pas reporter de guerre, donc on s’en branle un peu de ta sortie théâtrale, et de deux, tout courageux qu’ils soient – je ne ferais pas leur job, bien trop trouillard pour cela – ils n’en sont pas moins soumis, pour nombre d’entre eux, à la terrible loi de « aux ordres de ». Cette loi est la réponse journalistique à ce que la loi de la gravitation est (notamment) aux pommes. Pour ceux que je n’apprécie pas.
Parce que si couvrir ce qui se passe en zone de guerre est sans doute le plus périlleux des domaines couverts par le journalisme, ils mettent la caméra et le micro là où on leur dit de les mettre, dans la plupart des cas.
Il n’en demeure pas moins – je le formule autrement une énième fois – que c’est très dangereux et que oui, certains le paient de leur vie, et que cela fait autant de drames.

Tout comme des policiers, gendarmes ou encore militaires se suicident – hélas – ou meurent en opération / service – hélas aussi. Et eux, ils n’auront jamais le Prix Pulitzer. Ce qui ne m’empêche pas de trouver que certains policiers, gendarmes et militaires fassent mal leur boulot.
Tout comme des tas de gens meurent – hélas – à l’occasion d’accidents du travail.

Mais voilà, critiquer une corporation dans son ensemble, c’est forcément injuste et de l’ordre de la généralisation.

Donc : je ne le fais plus, déjà pour les journalistes.

Alors oui, il ne faudrait pas critiquer LES journalistes.
Il faudrait trier, différencier, être subtil. Je suis tout à fait d’accord, et j’essaie désormais de le faire.
Hélas, j’en reviens aux plus visibles, et là… vous m’avez compris.


Pourquoi vous dis-je tout cela ?


Oh ben déjà, pour les habitués de Ride Your Life, vous savez que quand je ne parle pas Moto, Tattoos, Musique, LifeStyle, ben je parle de Et Plus…

Et Plus…, ce sont des sujets divers, des faits de société tels que je les analyse de mon côté, avec un de mes slogans : mes opinions et avis n’engagent que moi.


Après, il y a une autre raison…

Quand je serai grand, je voudrais prendre une carte de presse.
Si si, ne vous marrez pas comme ça :p

Pourquoi ?

Quelle que soit la qualité de ce que je produis, je me positionne parfois comme ce que j’imagine être un journaliste. Genre les laborieux, hein. Pour le génie, je peux mettre les 99% de transpiration. Pour le 1% d’inspiration, je m’en remets à Grand Skippy ; mais je ferai avec même si génie il n’y a jamais.

Je m’imagine déjà avoir mes entrées VIP dans les salons / foires de tatouage ou de motos.

Bon ok, pas l’entrée VIP. J’aurai peut-être l’entrée vieille pie, au moins.

Alors ça n’est pas une blague, hein.
Je me penche réellement sur la question (pour les entrées VIP, j’y pense aussi, je mentirais si je disais le contraire, mais c’est pas gagné :p).

Cela – si ça venait à se faire – me permettra de connaître mon lot de désillusions, certainement. Mais aussi de découvrir certaines choses autrement, disons.
Et non, je ne ferai pas d’école de journalisme. Pas envie, pas tout le kit qu’il faut, trop vieux, toussa toussa.

Je vous tiendrai au jus

En attendant, si vous le voulez bien, ne dites plus de mal des journalistes. Cela donne du grain à moudre aux plus mauvais d’entre eux, et fait de la peine aux bons.
0 bénéfice.
Et achetez la PQR de votre patelin. C’est une mine.


La zebi les loulous Ride Your Lifers 🙂 – et les Journalistes.


Ce billet vous a plu ?

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Illustration principale : Image par Gerd Altmann de Pixabay

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